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Décembre le dernier mois de l'année.

Décembre, le dernier mois de l’année 2014. Ça fait des semaines, non des mois que je me dis que je devrais reprendre l’écriture de mon blogue et raconter comment j’ai passé cette dernière année. En principe, écrire un blogue, c’est se raconter un peu tous les jours, mais je dois avouer que cette année, le gout d’écrire n’y était pas. J’ai l impression que tout ce que j’aurais écrit aurait été négatif et au lieu de cela j’ai préféré me taire.

 

Ceux qui ont lu mon histoire savent à quel point le Témodal (chimiothérapie) a des effets négatifs sur mon moral et cette fois-ci sur mon physique. Mis à part les perpétuelles nausées et diarrhées, les infections ont pris la relève,et ce durant tout le temps des 6 cycles soit d’avril a septembre, alors pas facile d’être UP la vie quand d’une part ton corps ne suit pas et d’autre part ton moral fait des siennes. Pas facile à vivre ni pour moi et nie pour ceux qui m’entourent. Le va-et-vient des émotions est infernal. Tu viens à peine de te relever d’un cycle de chimiothérapie que l’autre commence. Et comme Dominique Michel disait lors d’une entrevue, tu t assis dans un fauteuil et tu attends que ça passe, parce que tu n’as pas vraiment le choix. Je ne me suis pas nécessairement assise dans un fauteuil, mais j’ai attendu que ça passe.

 

Maintenant ça va mieux, le moral est bon, le physique lui a des hauts et des bas, mais en général ça va. J’ai appris beaucoup de choses cette année, dont avoir une 3e récidive on ne s’habitue pas. On doit refaire tout le parcours déjà fait maintes et maintes fois et non ce n’est pas plus facile, c’est différent. L’âge premièrement, la fatigue psychologique des deux autres combats et comme je me plais a dire, je suis sûre que notre corps lui reconnait l ennemi qu’est la chimiothérapie alors il te le fait savoir.

 

Malgré tout, j’ai appris beaucoup sur moi, j’ai de merveilleux amis(es) qui sont avec moi depuis plusieurs années et de tout nouveaux amis qui se sont greffés depuis quelques années. Je les remercie pour leur support moral, mais aussi d’avoir pris la peine pour une telle de m’accompagner lors de mes IRM, pour un autre de m’accompagner pour les résultats de ces examens, ou bien être là lors de certains moments heureux comme malheureux, ils se reconnaitront, ils sont inestimables et je sais que jamais je ne pourrais leur dire assez combien je les aime, que je les apprécie et qu’ils me sont précieux, ils sont ma famille.

 

Sur cette traversée, j’ai réalisé que j’avais idéalisé ma conception de la famille et de l’amour. Je pensais que lorsqu’on aimait, on était capable des plus grands sacrifices et que l on dépassait ses propres peurs. Et non, dans un monde parfait se serait le cas, mais l’homme avec un grand H n’est pas parfait, et tu peux aimé et ne pas être capable de dépasser tes peurs, après tout on n’a pas tous le même bagage pour faire face à certaines situations. C’est ce que cette 3e récidive m’a appris. Dominique Michel disait dans une entrevue qu’elle n’avait plus de pardon dans son sac à pardon et j’étais pas mal d’accord avec elle à ce moment-là. Aujourd’hui je dirais que je n’ai pas à pardonner, chacun a droit à l’erreur et à ses propres limites et c’est correct. On a tous a assumer, qui nous sommes avec nos forces et nos faiblesses. Alors je n ai pas à pardonner, mais plutôt à essayer de comprendre.

 

Dans quelques jours soit le 8 décembre prochain, dernière IRM de l’année avec des résultats le 11. Je suis toujours un peu plus anxieuse durant les quelques jours précédents les résultats, normal. On verra ce que me réserve 2015, j’espère un peu plus de tranquillité et que les choses se placent à leurs meilleurs.

JOYEUX NOEL ET BONNE ANNÉE 2013.

 

 

Nous ne sommes plus qu’à quelques heures de Noël et j’aimerais profiter de l’occasion pour vous remercier d’être si nombreux à me lire. L’année a été remplie de rebondissement, certains auront reçu le diagnostic de tumeur cérébrale, d’autres auront perdu des êtres aimés qui combattaient ce cancer. De nouvelles thérapies verront le jour au cours des prochains mois, ce qui devrait prolonger le temps avant une récidive et qui sait, nous guérir définitivement.

 

J’aimerais vous souhaiter un très Joyeux Noel entourée des êtres que vous aimez et que l’Année 2013 soit remplie de Santé, Sérénité, Paix et Amour.

 

Cordialement, Chantal

2-L'Angoisse cette émotion qui nous étouffe!

L'Inconnu est porteur d'angoisse

de Nadine Gordimer.

 

L'angoisse, l'anxiété, la panique et la dépression sont tous des symptômes que nous vivrons, à plus moins grande échelle, au cours de la maladie.  Est-ce normal? Je suppose que oui. Est-ce inévitable? Encore là, je suppose que oui.  J'ai mentionné à plusieurs reprises l'importance de vivre au PRÉSENT et quelques pistes pour y arriver afin de soulager et même éliminer ces symptômes. Malheureusement pour certains d'entre nous, ces techniques peuvent ne pas être suffisantes, il ne faut donc pas hésiter et parler avec son médecin ou oncologue. 

 

 

Il existe de l'aide extérieure, notamment des neuropsychiatres qui sauront vous aider, soit à l'aide de thérapie et/ou médicaments.  On se dit tous qu'on peut y arriver, que l'on peut contrôler tous ces sympômes et bien souvent, c'est vrai, on peut y arriver. MAIS il arrive quelques fois, malgré toute notre bonne volonté ,que l'on ai besoin d'aide extérieure et ça, il faut qu'on le reconnaisse et qu'on accepte de se faire aider, sans porter de jugement sur nous-même.  Nous ne sommes pas des supermans ou superwomans, non, simplement des êtres humains qui passons par une gamme d'émotions, suite au diagnostic de tumeur cérébrale sans oublier les traitements de chimiothérapies, radiothérapies et opérations dans certains cas.

 

 

Ce n'est pas toujours évident.  Chacun d'entre nous  essayons de garder notre équilibre et quelques fois, on a l'impression que l'on nage à contre-courant et que la bataille est perdue d'avance. Mais comme je le disais dernièrement, tant que l'on a un souffle de vie, rien n'est perdu et tout est possible. Il s'agit d'y croire, on a pas choisi d'avoir une tumeur cérébrale, mais on peut choisir chaque jour, qu'elle ait le moins d'influence négative sur notre vie. 

 

 

 

 

1-L'Angoisse cette émotion qui nous étouffe!

« Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote. »

de André Comte-Sponville.

 

Qui de nous n'a pas un jour vécu un moment d'angoisse, c'est malheureusement une émotion avec laquelle nous devrons apprendre à vivre tout au long de la maladie.  Elle a surgi tout d'un coup, elle est restée un moment, puis elle a décidée de s'installer et ce, sans qu'on l'est autorisée a le faire.  Quelques fois, elle prend tellement de place qu'on a l'impression de faire une crise cardiaque.  On a de la difficulté à respirer, on transpire, on a des palpitations, des étourdissements, des nausées et j'en passe. 

 

L'angoisse apparaît dans notre vie parce qu'on a négligé de faire une place à un sentiment qui nous émergeait ou tout simplement un sujet qui nous préoccupait.  Qui n'a pas eu une réaction d'angoisse au diagnostic de tumeur cérébrale.  On a tous, je pense, ressentie cette émotion dans les heures sinon les jours qui ont suivi et puis on a mis de côté cette émotion pour se concentrer sur les traitements.  Certains sont opérés, d'autres sont inopérables, par contre la plupart d'entre nous auront eu de la chimiothérapie et quelques un de la radiothérapie.  Tout au cours du traitement, on vivra avec l'angoisse de savoir si les traitements seront efficaces.

 

Durant cette période, la plupart d'entre nous auront essayé de trouver le maximum de renseignements sur les tumeurs cérébrales et plus particulièrement sur la sorte de tumeur que l'on nous aura diagnostiquée. Certains recevront la confirmation qu'ils ont ou non la codélétion 1p/19q et puis viens le moment où l'on nous confirme que la tumeur semble s'être endormie.  Quelle joie! Enfin, on peut respirer, ne plus s'inquiéter et reprendre notre vie.  Mais attention! l'angoisse se tapit tout au fond de notre être et peut apparaître au moment où l'on s'en attend le moins.

 

Tous nous savons qu'inévitablement, un jour la tumeur décidera de se réveiller.  Cela pourrait être au bout de quelques mois ou quelques années.  Présentement, il n'y a aucun traitement pouvant guérir les tumeurs cérébrales, ils peuvent seulement nous donner du temps avant une prochaine récidive.  Vivre avec le sentiment que tout n'est pas réglé peut être difficile et angoissant.  À chaque examen de contrôle, l'angoisse ressurgit et peut s'exprimer de différente façon puis elle se tapit au fond de nous après les résultats.  Cependant, il arrive quelques fois, qu'elle ne veut plus se cacher et nous pourrit la vie.  Alors comment essayer de contrôler la situation?

 

Il faut comprendre que pour lutter contre l'angoisse, il nous faut apprendre à gérer différemment la situation, premièrement en arrêtant d'imaginer le pire.  Oui les risques de récidives sont là, oui il est possible de mourir de ce cancer. Mais présentement, il faut se concentrer sur l'essentiel qui est notre rémission et arrêtez de vouloir tout contrôler.  Pour ce faire, en ce qui me concerne, j'ai tenté plusieurs approches: le conditionnement physique, la relaxation, la méditation, la pratique du tai-chi et du yoga, le bénévolat, la peinture et enfin l'écriture.  Toutes ses activités m'ont aidée à lutter contre l'angoisse et même si quelques fois il m'arrive encore d'avoir des moments d'angoisse, je sais qu'aujourd'hui la meilleure méthode pour éviter d'augmenter les symptômes est sans aucun doute de surmonter mes appréhensions en restant dans le PRÉSENT!

 

 

 

 

 

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2-Peur de la mort ou peur de mourir?

 

«Je n'ai pas peur de mourir parce que je ne connais pas la mort.  Mais j'ai peur de ne plus vivre parce que je connais la vie!»

 De Anonyme, Extrait d'un film au profit de la lutte contre le sida.

 

Comme je l'ai déjà mentionné, je ne me suis jamais posé la question pourquoi moi, qu'est-ce que j'avais fait pour mériter tout cela?  Par contre, lorsque je regarde derrière moi, j'ai la conviction qu'il fallait que je passe par là pour comprendre certaines choses de la vie, pour atteindre une certaine sérénité. 

 

J'ai toujours été d'un tempérament optimiste et quoiqu'il m'arrive de voir plus sombres certains jours, j'en arrive toujours à me dire que cette maladie ne doit pas m'empêcher de vivre.  Car la peur de VIVRE est toujours plus néfaste que la peur de mourir ou la peur de la mort.   En fait, je pense qu'elle doit être la plus grande peur que l'on puisse affronter que l'on soit atteint d'une maladie incurable, handicapé ou tout simplement en bonne santé.  Alors, comment savoir quelle est notre réelle peur?  En ce qui me concerne, ce fût en y faisant face.  Cela m'a permis de faire un choix et ce choix fût celui de vivre. 

 

VIVRE MAINTENANT, non pas dans le passé ni dans le futur, mais MAINTENANT!  Cela n'empêche pas de faire des projets futurs, non bien au contraire, les rêves, les projets, les désirs, sont des objectifs à atteindre.  Sinon nous ne faisons que voir le train qui passe.  On a tous le choix, prendre le train ou le laisser passer.  Moi j'ai choisi de le prendre et de savourer chaque arrêt jusqu'au terminus.  Mes peurs m'accompagnent, mais ne régissent pas ma vie et lorsqu'elles ont tendances à vouloir prendre plus de place certains jours, alors je me dis que cela fait aussi partie de la vie et que je dois composer avec avant de leur donner moins d'importance. 

 

Je pense qu'il nous faut toute une vie pour apprendre à VIVRE!  La plénitude, le bonheur, la satisfaction d'une vie ne tiennent pas à sa durée, mais à sa qualité, c'est du moins ce que cette maladie m'a appris. Alors ai-je peur de Vivre, non! Peur de mourir! Peut-être puisque je ne sais pas ce qui m'attend, même si je pense que j'aurai droit à une autre vie sous quelque forme que ce soit! Peur de la mort, non!

 

Au bout du compte, toutes ses interrogations, ses incertitudes, ne sauront trouver écho que lorsque je serai morte, départie de mon enveloppe charnelle sur cette terre.  J'ose espérer que mes convictions ne sont pas utopiques et que j'aurai les réponses à ce moment-là.  Entre-temps, au-delà de toutes ses interrogations, il me faut VIVRE et SAVOURER chaque INSTANT, car c'est ce qui est le plus IMPORTANT, le MOMENT PRÉSENT.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1-Peur de la mort ou peur de mourir?

LE DESTIN DES HOMMES EST DE MOURIR.  POURQUOI M'ATTRISTER, ALORS QUE MON SORT EST NORMAL ET QUE MON DESTIN EST CELUI DE TOUS LES HOMMES?

 Lao Tseu, Traité du vide parfait, env. 400 ap.J-C.

 

J'ai eu envie d'écrire sur ce sujet, puisqu'inévitablement lorsqu'on apprend qu'un proche ou nous-mêmes sommes atteint d'une maladie incurable nous pensons à la mort.  Je me suis interrogée sur ma propre mort et sur le mal-être profond qui me rongeait l'intérieur à l'idée même de celle-ci.  Avais-je peur de la mort ou bien peur de mourir? 

 

Il y tant de questions qui trottaient dans ma tête, que se passe-t-il après la mort? Que devient-on après la mort? Est-ce que la réincarnation existe?  Le paradis et l'enfer existent-ils vraiment? Pourquoi mourir et pourquoi maintenant? Tant de questions et très peu de réponses si ce n'est que quelques pistes qui m'aide à accepter que je vais mourir un jour et que je ne sais pas quand cet évènement arrivera. 

 

Comme bien des gens, je suis de religion catholique, j'ai été baptisée, j'ai fait ma première communion, je n'ai jamais été mariée, mais je recevrai les derniers sacrements.  Même si je ne pratique  pas ma religion, j'ai développé aux cours des dernières années, une spiritualité. Je ne crois pas en l'Église mais encore aujourd'hui je ne suis pas certaine si je crois en Dieu ou en un Être supérieur.  Je vague entre l'idée d'un Dieu tout puissant inculqué par l'éducation catholique que j'ai reçue ou l'invention d'un groupe d'hommes avide de conquérir et d'aliéner un peuple afin d'assouvir  leurs soifs de pouvoir et d'argent.   

 

Malgré toutes ses interrogations au fil du temps s'est installée en moi, une paix intérieure et la certitude que quelque chose de plus grand que moi régit mon existence.  Appelons-le Dieu, Être suprême, Boudha, Allah, Énergie, Spiritualité, peu importe, j'ai amorcé des pistes de réponses à mes interrogations ce qui fait qu'aujourd'hui j'ai atteint une certaine sérénité face à la mort et que la peur de mourir ne m'angoisse plus comme avant.  J'ai encore quelques moments de révolte face à la mort d'amis(es) de proches ou de parents, mais après quelque temps j'arrive à accepter l'inévitable même si bien des fois je trouve que la grande faucheuse est arrivée trop tôt dans la vie de certaines personnes.

 

Ce qui est le plus difficile avec la mort, c'est de savoir que nous ne verrons plus les personnes que nous aimons, que nous ne pourrons plus sentir leurs odeurs, les prendre dans nos bras ou tout simplement leur dire que nous les aimons.  Il y a quelques années, ma grand-mère maternelle est décédée à l'âge de 101 ans, je m'occupais de ses obsèques et je voulais écrire quelque chose qui reflèterait ce qu'elle  nous aurait dit si elle avait pu.  En fouillant sur internet afin de trouver l'inspiration je suis tombée sur ce poème qui m'a tellement bouleversée et en même temps réconfortée. 

 

Je partage donc avec vous ce poème écrit par Charles Peguy suite à la perte d'un être cher.

 

 

Le fil n'est pas coupé.

 

La mort n'est rien.

 

Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.

 

Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.

 

Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.

 

Parlez de moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

 

Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.

 

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.

 

Le fil n'est pas coupé.

 

Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue ?

 

Je vous attends.

 

Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.

 

 

 

 

 

 

 

 

Et encore une de partie!

J'ai été bien silencieuse depuis mon retour de Paris. Bon, la bronchite me colle aux poumons, mais surtout, parce que je suis triste et en colère.  Colère dirigée vers ce maudit cancer qui me ravit quand ce n'est pas la famille, des amis (es). Dernièrement c'est mon amie Michèle qui nous a quittée après une année de combat contre la leucémie.  Je sais bien qu'il nous faut mourir, mais ça me met en rogne quand c'est le cancer qui gagne. J'sais pas, c'est comme si tous les efforts que l'on mettait  a le combattre étaient inutiles et ne nous donnaient que du temps en attendant le round final. Toujours est-il que Michèle s'est éteinte dimanche dernier après trois semaines de douleurs. Je n'ai pas pu aller la voir étant donné ma bronchite, mais je sais qu'elle a reçu mes messages d'amour et d'amitié.

 

Malgré ma peine et ma colère, je sais qu'elle est partie sereinement. Elle a eu une belle vie entourée de son mari toujours amoureux d'elle après plus de 35 ans de mariage.  Un fils qui lui a donné une bru qu'elle considérait comme sa propre fille et finalement deux beaux petits garçons qu'elle a eu plaisir à garder, choyer et aimer.

 

Michèle incarnait la joie de vivre, l'optimisme sans limites. Son sourire nous manquera, elle qui adorait la vie et la croquait à pleine dent. Elle a consacré sa vie aux personnes vivant avec une dificience intellectuelle, les aidant à développer leur capacité. Même après sa retraite, elle a continué comme bénévole dans ce milieu. Elle nous a fait découvrir un monde où l'amour est prédominant.

 

Nous étions plus d'une centaine, lors de son service funèbre. Parents, amis(es), collègues de travail  étaient au rendez-vous pour lui dire un dernier au revoir. Tous nous avons ri et pleuré, touché par la vidéo des meilleurs moments de sa vie. Des chansons louangeant la vie, l'amour et l'amitié, un dernier mot de sa part pour nous dire combien elle nous a aimé et enfin,  une envolée de colombe en son honneur.

 

Tu nous manques déjà Michèle, tu resteras toujours gravée dans nos coeurs. Merci d'avoir été sur mon chemin, ce fut un plaisir de grandir à tes côtés.

 

Repose en paix mon amie.

 

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Deuil | Etre positif | La mort | Mes inspirations | Réflexion

Retour enrhumé

De retour dimanche en soirée me voilà prise avec un rhume ou une grippe, allez savoir je n'ai jamais su faire la différence passant directement de la sinusite à la bronchite.  Alors nouveauté pour moi, je quitte Montréal avec une sinusite et je reviens de Paris avec le nez qui coule, les frissons, le mal de gorge et mes boîtes de Kleenex.  Je n'ai pas une grippe d'homme, mais enfin presque!!!  

 

Toujours est-il que je prends quelques heures cet après-midi pour faire le tour de mes amis(es) blogueurs et lire leurs derniers billets.  Je me sens mal de tempêter contre ce maudit rhume alors que tout mon petit monde vivent des moments difficiles soit a la maison ou aux soins intensifs, l'un avec une crise cardiaque, l'autre vivant probablement ses derniers jours et une autre prise avec les effets secondaires de ce cher Témodal.  Alors rhume, grippe ou sinusite arrête de te plaindre ma grande tu es quand même en meilleur état que tout ce beau monde.

 

Pour le moment mes pensées sont pour vous et j'espère pouvoir vous relire très bientôt.

 

 

 

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Etre positif | Réflexion

Les liens qui se tissent.

 

Il y a une semaine, Benoit, mon ami blogueur écrivait un billet que je vous invite à lire et que j'ai pris connaissance seulement aujourd'hui. Pourtant, régulièrement je visite son blogue, une écriture si belle, des sujets qui nous touchent et nous interpellent comme ce billet intitulé Encore des larmes... Toute la journée j'ai pensé à Benoit, à son amie, aux amis(es) que l'on côtoie sur Facebook ou sur le Net par l'intermédiaire de leurs blogues. À ceux qui nous lisent et qui osent cliquer Jaime ou mettre un commentaire, aux autres qui passent et ne disent rien, mais que l’on sait atteint directement ou indirectement par le cancer. Je ne peux cacher que son billet m’a émue, plus que je ne l’aurai cru. C’est toujours comme ça lorsque le cancer fini par avoir raison sur son adversaire. Une réflexion sur nous-mêmes, sur notre propre combat et sur notre propre mort. On n’y pense pas tous les jours, non, loin de là!  On pense surtout à vivre et à profiter de la vie, des parents, enfants et amis(es), mais dans ces moments-là, bien pas le choix, ça nous ramène à notre propre finalité.

 

Les amis(es) que l’on se fait, ceux que j’appelle mes sœurs et frères de combat, sont aussi importants que les amis(es) qui nous entourent et qui nous ont connus dans nos bons moments, ceux où l’on avait toute notre énergie, où nous étions actifs et productifs . Ceux-là savent qui nous étions avant que le crabe n’embrase notre corps et dans leur regard on peut voir la désolation, l’interrogation, le soulagement de n’être pas confronté à ce dernier. Ils s’attendent à ce que nous nous battions comme de bons petits soldats, il arrive même que quelques-uns nous mettent sur un piédestal parce que nous menons notre combat comme des grands.

 

Par contre, il y a ceux qui ne comprennent pas que nous refusions tels ou tels traitements ou tout simplement, comme l’a si bien écrit Benoit, nous décidions de laisser la vie suivre son cours. Ceux-là disparaissent de notre vie soit par eux-mêmes, soit nous les invitons à le faire. Il arrive même quelques fois, aux hasards des rencontres que nous faisons, que d'anciennes amitiés renaissent. La vie met sur notre passage, les gens dont on a besoin et non pas ceux que l'on croit avoir besoin. C’est ce que j’ai appris au cours des dernières années.

 

Pourquoi nous sentons-nous si tristes lorsque l’on perd une sœur, un frère de combat, qu’on n’a pas nécessairement connu avant la maladie et qui bien des fois vivent à des kilomètres de notre lieu de résidence. Tout simplement parce que nous perdons un peu de cette énergie qui circulait entre nous. C’est difficile a expliquer, mais savoir que quelqu’un, quelque part vit dans ses tripes ce que nous vivons, ressent ce que nous ressentons, comprends ce qu’à demi-mot on essaie de dire. C’est la force qui nous permet de continuer ce combat et lorsque l’on perd l’un d’entre nous, alors c’est un peu de notre énergie qui s’en va avec lui.

 

Nous sommes peu à écrire ce que nous vivons, à mettre à nu nos tripes sur la table. Quelques-uns qui ont découvert que l’écriture aidait à rester en vie et que le fait de communiquer ce que nous vivons ou ressentons pourrait aider quelqu’un. Et des quelques-uns il y a en beaucoup, puisqu’après un an d’activités sur mon blogue vous être plus de 5000 à venir le lire, et ce de par le monde, ce qui me fait plaisir tout comme me peine, car parmi vous, il y a des sœurs et des frères de combat qui me lisent silencieusement. J’ose espérer que mes propos vous aide dans votre combat et qui que vous soyez, mes pensées vous accompagnent.  Merci d’être là, car à travers vous je puise mon énergie pour continuer à me battre.

 

 

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Conviction | Réflexion

Il y a des jours où.....................

Il y a des jours et des nuits où l’on a encore l’impression que le train nous a passée dessus. Ça n’arrive pas souvent, quelques fois par année, mais ça peut durer des jours sinon des semaines. Cette dernière année j’ai remarqué que cela arrivait souvent avec un épisode de maux de tête.  Alors il faut que je prenne mon mal en patience, mais n’empêche que cela m’épuise non seulement physiquement, mais aussi moralement et comme la majeure partie des gens qui souffrent, je me renferme dans mon cocon et j’attends que tout cela se passe.

 

En général, je ne sais jamais quand cela va m’arriver.  Cela peut être causé par la température, le stress, la nourriture (chocolat, café, vin etc). Mais là je sais ce qui a provoqué la crise, tout simplement les travaux effectués à côté de chez moi.  Des heures de sablage et l’application de Varathane et enfin après trois jours la paix! Non! Mon voisin d’en face qui décide de sabler ses meubles parce qu’il déménage à la fin du mois et qu’il veut revamper ces vieux meubles. Même en lui disant que j’ai la tête qui va exploser à force d’entendre cette maudite sableuse, celui-ci décide de continuer,  il n’en a rien a foutre que j’ai mal ou non, tout ce qui importe c’est qu’il finisse son maudit meuble, et j’aurai la paix que plusieurs heures plus tard.

 

Les gens se foutent complètement que tu aies mal ou pas, pourvu que tu ne déranges pas leur vie c’est tout ce qui importe. C’est quelque peu frustrant et dans ces moments-là la rage étouffe mon coeur. Faut-il avoir souffert physiquement ou psychologiquement pour comprendre la douleur des autres. Sommes-nous dans une société tellement égocentrique que la douleur humaine ne nous atteint point à moins qu’il ne s’agisse d’enfants ou d’animaux.  Que s’est-il passé ces dernières décennies pour que notre société devienne si égoïste. Où est passé le temps où l’on ouvrait la porte à une personne âgée, ou l’on donnait notre siège d’autobus à une femme enceinte. Où l’on aidait un voisin malade ou tout simplement où l’on prenait la peine de s’arrêter quelques instants et discuter avec un malade, une personne seule ou âgée. Que sait-il passé pour que les valeurs auxquels nos ancêtres croyaient disparaissent en quelques décennies.  J’aimerais bien comprendre!

 

Je sais qu’il existe encore des personnes qui croient et pratiquent ces valeurs. Je ne condamne pas toute la société, non! Mais si chacun d’entre nous s’arrêtait quelques minutes pour prendre le temps de regarder autour de lui  et consacrer quelques instants au bien-être d’un autre être humain.  Sait-on jamais, peut-être serons-nous le prochain à être malade, seul et âgé.