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Décembre le dernier mois de l'année.

Décembre, le dernier mois de l’année 2014. Ça fait des semaines, non des mois que je me dis que je devrais reprendre l’écriture de mon blogue et raconter comment j’ai passé cette dernière année. En principe, écrire un blogue, c’est se raconter un peu tous les jours, mais je dois avouer que cette année, le gout d’écrire n’y était pas. J’ai l impression que tout ce que j’aurais écrit aurait été négatif et au lieu de cela j’ai préféré me taire.

 

Ceux qui ont lu mon histoire savent à quel point le Témodal (chimiothérapie) a des effets négatifs sur mon moral et cette fois-ci sur mon physique. Mis à part les perpétuelles nausées et diarrhées, les infections ont pris la relève,et ce durant tout le temps des 6 cycles soit d’avril a septembre, alors pas facile d’être UP la vie quand d’une part ton corps ne suit pas et d’autre part ton moral fait des siennes. Pas facile à vivre ni pour moi et nie pour ceux qui m’entourent. Le va-et-vient des émotions est infernal. Tu viens à peine de te relever d’un cycle de chimiothérapie que l’autre commence. Et comme Dominique Michel disait lors d’une entrevue, tu t assis dans un fauteuil et tu attends que ça passe, parce que tu n’as pas vraiment le choix. Je ne me suis pas nécessairement assise dans un fauteuil, mais j’ai attendu que ça passe.

 

Maintenant ça va mieux, le moral est bon, le physique lui a des hauts et des bas, mais en général ça va. J’ai appris beaucoup de choses cette année, dont avoir une 3e récidive on ne s’habitue pas. On doit refaire tout le parcours déjà fait maintes et maintes fois et non ce n’est pas plus facile, c’est différent. L’âge premièrement, la fatigue psychologique des deux autres combats et comme je me plais a dire, je suis sûre que notre corps lui reconnait l ennemi qu’est la chimiothérapie alors il te le fait savoir.

 

Malgré tout, j’ai appris beaucoup sur moi, j’ai de merveilleux amis(es) qui sont avec moi depuis plusieurs années et de tout nouveaux amis qui se sont greffés depuis quelques années. Je les remercie pour leur support moral, mais aussi d’avoir pris la peine pour une telle de m’accompagner lors de mes IRM, pour un autre de m’accompagner pour les résultats de ces examens, ou bien être là lors de certains moments heureux comme malheureux, ils se reconnaitront, ils sont inestimables et je sais que jamais je ne pourrais leur dire assez combien je les aime, que je les apprécie et qu’ils me sont précieux, ils sont ma famille.

 

Sur cette traversée, j’ai réalisé que j’avais idéalisé ma conception de la famille et de l’amour. Je pensais que lorsqu’on aimait, on était capable des plus grands sacrifices et que l on dépassait ses propres peurs. Et non, dans un monde parfait se serait le cas, mais l’homme avec un grand H n’est pas parfait, et tu peux aimé et ne pas être capable de dépasser tes peurs, après tout on n’a pas tous le même bagage pour faire face à certaines situations. C’est ce que cette 3e récidive m’a appris. Dominique Michel disait dans une entrevue qu’elle n’avait plus de pardon dans son sac à pardon et j’étais pas mal d’accord avec elle à ce moment-là. Aujourd’hui je dirais que je n’ai pas à pardonner, chacun a droit à l’erreur et à ses propres limites et c’est correct. On a tous a assumer, qui nous sommes avec nos forces et nos faiblesses. Alors je n ai pas à pardonner, mais plutôt à essayer de comprendre.

 

Dans quelques jours soit le 8 décembre prochain, dernière IRM de l’année avec des résultats le 11. Je suis toujours un peu plus anxieuse durant les quelques jours précédents les résultats, normal. On verra ce que me réserve 2015, j’espère un peu plus de tranquillité et que les choses se placent à leurs meilleurs.

Novembre le mois de la solitude

J'ai toujours trouvé le mois de novembre triste à bien des égards. Bien souvent c’est le mois des grands départs, il y a ceux qui nous quittent pour rejoindre le soleil et les plages de la Floride alors que le froid est a notre porte et que l on peut presque respirer la neige qui s’en vient. À chaque jour qui passe, on s’habille un peu plus chaudement pour essayer d’enrayer l humidité qui nous traverse le corps.

 

 

Et puis il y a ceux qui nous quitte pour un monde meilleur nous dit-on. C’est le cas de mon ami Yves qui après deux ans d’un long combat avec le cancer s’est éteint tout en douceur auprès de son compagnon de vie, mon meilleur ami. C’est difficile un deuil d’un ami, on passe par toute sorte d’émotion. On se remet en question également, on réfléchit beaucoup, on analyse et on continue notre chemin du mieux que l on peut tout en essayant d’être heureux. Un bonheur qui est tout simple, ne serait-ce qu’avoir une pensée pour cet ami qui est parti et pour tous ceux qui restent.

 

Au revoir mon ami où que tu sois.  

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Deuil

Au Revoir Benoit.

 

Depuis plus de deux ans, Benoit et moi partagions nos commentaires sur ce que nous vivons. Avoir le cancer c'est vivre autrement, c'est le plus grand combat qu'un être humain ai à vivre. Combattre pour sa vie. Combattre pour pouvoir jouir de la vie. Combattre pour les personnes que nous aimons. Notre femme, notre mari, nos enfants, nos parents, nos amis(es). COMBATTRE ce maudit crabe. Si je dois visualiser le mot combattant, c'est tout naturellement à Benoit que je pense. Cet homme qui depuis 2006 vivait avec un cancer du rein avec des épisodes de métastases au cerveau ou ailleurs et qui finalement aura perdu cette bataille le 3 avril dernier.

 

J'ai toujours aimé l'écriture de Benoit, sensé avec un regard objectif sur la maladie, sur le système de santé et sur bien d'autres sujets. Je vous invite à visiter son blogue. Quant à moi, je continuerai à le lire, comme on lit un bon livre que l'on n’a pas envie de finir pour en savourer chaque instant. Pour rire, pour pleurer ou pour se donner du courage les jours où on a l'impression d'en avoir moins.

 

Ce fût un privilège pour moi de te connaître mon ami et où que tu sois, une partie de toi reste encore ici.

 

 

 

1-Peur de la mort ou peur de mourir?

LE DESTIN DES HOMMES EST DE MOURIR.  POURQUOI M'ATTRISTER, ALORS QUE MON SORT EST NORMAL ET QUE MON DESTIN EST CELUI DE TOUS LES HOMMES?

 Lao Tseu, Traité du vide parfait, env. 400 ap.J-C.

 

J'ai eu envie d'écrire sur ce sujet, puisqu'inévitablement lorsqu'on apprend qu'un proche ou nous-mêmes sommes atteint d'une maladie incurable nous pensons à la mort.  Je me suis interrogée sur ma propre mort et sur le mal-être profond qui me rongeait l'intérieur à l'idée même de celle-ci.  Avais-je peur de la mort ou bien peur de mourir? 

 

Il y tant de questions qui trottaient dans ma tête, que se passe-t-il après la mort? Que devient-on après la mort? Est-ce que la réincarnation existe?  Le paradis et l'enfer existent-ils vraiment? Pourquoi mourir et pourquoi maintenant? Tant de questions et très peu de réponses si ce n'est que quelques pistes qui m'aide à accepter que je vais mourir un jour et que je ne sais pas quand cet évènement arrivera. 

 

Comme bien des gens, je suis de religion catholique, j'ai été baptisée, j'ai fait ma première communion, je n'ai jamais été mariée, mais je recevrai les derniers sacrements.  Même si je ne pratique  pas ma religion, j'ai développé aux cours des dernières années, une spiritualité. Je ne crois pas en l'Église mais encore aujourd'hui je ne suis pas certaine si je crois en Dieu ou en un Être supérieur.  Je vague entre l'idée d'un Dieu tout puissant inculqué par l'éducation catholique que j'ai reçue ou l'invention d'un groupe d'hommes avide de conquérir et d'aliéner un peuple afin d'assouvir  leurs soifs de pouvoir et d'argent.   

 

Malgré toutes ses interrogations au fil du temps s'est installée en moi, une paix intérieure et la certitude que quelque chose de plus grand que moi régit mon existence.  Appelons-le Dieu, Être suprême, Boudha, Allah, Énergie, Spiritualité, peu importe, j'ai amorcé des pistes de réponses à mes interrogations ce qui fait qu'aujourd'hui j'ai atteint une certaine sérénité face à la mort et que la peur de mourir ne m'angoisse plus comme avant.  J'ai encore quelques moments de révolte face à la mort d'amis(es) de proches ou de parents, mais après quelque temps j'arrive à accepter l'inévitable même si bien des fois je trouve que la grande faucheuse est arrivée trop tôt dans la vie de certaines personnes.

 

Ce qui est le plus difficile avec la mort, c'est de savoir que nous ne verrons plus les personnes que nous aimons, que nous ne pourrons plus sentir leurs odeurs, les prendre dans nos bras ou tout simplement leur dire que nous les aimons.  Il y a quelques années, ma grand-mère maternelle est décédée à l'âge de 101 ans, je m'occupais de ses obsèques et je voulais écrire quelque chose qui reflèterait ce qu'elle  nous aurait dit si elle avait pu.  En fouillant sur internet afin de trouver l'inspiration je suis tombée sur ce poème qui m'a tellement bouleversée et en même temps réconfortée. 

 

Je partage donc avec vous ce poème écrit par Charles Peguy suite à la perte d'un être cher.

 

 

Le fil n'est pas coupé.

 

La mort n'est rien.

 

Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.

 

Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.

 

Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.

 

Parlez de moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

 

Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.

 

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.

 

Le fil n'est pas coupé.

 

Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue ?

 

Je vous attends.

 

Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.

 

 

 

 

 

 

 

 

La colère, cette émotion si frustrante.

On dit que la colère est une émotion qui traduit la souffrance et que pour la calmer il s'agit d'identifier le mal être.  Faut pas être divin pour comprendre que cette année j'ai ma dose avec ce maudit cancer qui ravi les êtres que j'aime.  Je regarde autour de moi et je vois des personnes d'exceptions mourir après un combat acharné contre cet ennemi. 

 

J'essaie d'être et de rester positive mais quelques fois quand je perds quelqu'un que j'aimais à cause de cette maladie,  je suis envahie par une bouffée de colère qui reste quelques jours et qui s'éloigne de moi  pour laisser place à la peine et à un sentiment d'impuissance.  Processus de deuil je suppose, mais c'est chiant quand même. 

 

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Deuil | Etre positif

Et encore une de partie!

J'ai été bien silencieuse depuis mon retour de Paris. Bon, la bronchite me colle aux poumons, mais surtout, parce que je suis triste et en colère.  Colère dirigée vers ce maudit cancer qui me ravit quand ce n'est pas la famille, des amis (es). Dernièrement c'est mon amie Michèle qui nous a quittée après une année de combat contre la leucémie.  Je sais bien qu'il nous faut mourir, mais ça me met en rogne quand c'est le cancer qui gagne. J'sais pas, c'est comme si tous les efforts que l'on mettait  a le combattre étaient inutiles et ne nous donnaient que du temps en attendant le round final. Toujours est-il que Michèle s'est éteinte dimanche dernier après trois semaines de douleurs. Je n'ai pas pu aller la voir étant donné ma bronchite, mais je sais qu'elle a reçu mes messages d'amour et d'amitié.

 

Malgré ma peine et ma colère, je sais qu'elle est partie sereinement. Elle a eu une belle vie entourée de son mari toujours amoureux d'elle après plus de 35 ans de mariage.  Un fils qui lui a donné une bru qu'elle considérait comme sa propre fille et finalement deux beaux petits garçons qu'elle a eu plaisir à garder, choyer et aimer.

 

Michèle incarnait la joie de vivre, l'optimisme sans limites. Son sourire nous manquera, elle qui adorait la vie et la croquait à pleine dent. Elle a consacré sa vie aux personnes vivant avec une dificience intellectuelle, les aidant à développer leur capacité. Même après sa retraite, elle a continué comme bénévole dans ce milieu. Elle nous a fait découvrir un monde où l'amour est prédominant.

 

Nous étions plus d'une centaine, lors de son service funèbre. Parents, amis(es), collègues de travail  étaient au rendez-vous pour lui dire un dernier au revoir. Tous nous avons ri et pleuré, touché par la vidéo des meilleurs moments de sa vie. Des chansons louangeant la vie, l'amour et l'amitié, un dernier mot de sa part pour nous dire combien elle nous a aimé et enfin,  une envolée de colombe en son honneur.

 

Tu nous manques déjà Michèle, tu resteras toujours gravée dans nos coeurs. Merci d'avoir été sur mon chemin, ce fut un plaisir de grandir à tes côtés.

 

Repose en paix mon amie.

 

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Deuil | Etre positif | La mort | Mes inspirations | Réflexion

Au revoir mon amie, ma soeur de combat, ma belle Mélodie.

 

Hier après-midi, alors qu'il faisait un ciel magnifique et qu'une odeur de printemps venait chatouiller mes narines, mon amie, ma soeur de combat, ma belle Mélodie s'est éteinte après une lutte contre cette terrible maladie;  le cancer cérébral. Mélodie avait 27 ans et des poussières et a découvert pour la première fois son cancer, un oligodendrogliome en 2009, au moment même où je vivais une récidive de cette même tumeur. C'est l'an dernier qu'on lui a annoncé une récidive et une mutation en glioblastome, alors que je vivais la possibilité d'une 3ieme rechute. Jusqu'à là, elle en France et moi au Québec, nous avions peu de chance de faire connaissance, mais la vie étant ce qu'elle est, les grands esprits se rencontrant, nous avons ouvert chacune de notre côté un blogue, afin de transmettre un peu de notre vécu, un peu de notre espoir, mais surtout la joie d'être toujours vivante. C'est donc ainsi que nos chemins se sont croisés.

 

 

Mélodie aurait pu être ma fille et à vrai dire, si j'avais eu une fille j'aurais aimé qu'elle lui ressemble. Sensible, espiègle, positive et ayant beaucoup d'humour. Elle avait toujours ce regard d'enfant sur la vie, les personnes et les évènements. Sa passion pour la vie, son envie de tout voir, tout connaitre, les lieux, les personnes, il dégageait d'elle une aura, une sagesse que peu de personnes possèdent. C'est sans doute pour cela et malgré la distance qui nous séparait, que nous sommes devenues amies. Elle sera toujours pour moi, ma belle Mélodie et lorsque je penserai à elle se sera avec la nostalgie de nos conversations.

 

 

À Mérode son âme soeur, je sais qu'elle te manquera énormément, mais je sais aussi que de là haut, elle veillera sur toi et mettra sur ton passage des personnes qui sauront t'aider à passer ce mauvais moment. Aux parents, frères et soeurs, une partie de vous-mêmes s'en est allée avec elle, mais en revanche, une partie d'elle-même restera en vous. Dans les moments difficiles, souvenez-vous de son courage, de sa ténacité, de sa joie de vivre. Enfin, aux amis(es) n'oubliez jamais qu'elle vous aura transmis un peu de cette étincelle qui brillait au fond d'elle-même.

 

 

LIFE IS BEAUTIFUL, oui ma belle, mais pas aujourd'hui!

 

 

Adieu mon amour, mon ami, mon chien.

 

Dimanche 19 février 2012, c'est une journée triste et une date que je ne pourrai jamais oublier.  Mon compagnon des derniers mois, mon chien Scott vient de nous quitter et  s'il y a un paradis pour  les animaux, alors il est allé rejoindre mon vieux Shadow.  Pour ceux qui avez connu Scott, vous savez à quel point il était un chien exceptionnel.  Une grosse patate plein d'amour et de tendresse et pas une once de malice.   J'ai raconté dans un précédent billet de quelle manière il était arrivé dans ma vie.  Même si la douleur m'habite, je ne regrette rien car nous avons vécu des très beaux moments ensemble et je suis heureuse d'avoir pu lui donner amour et tendresse, il le méritait bien et en retour il a su me combler de bonheur.

 

Repose en paix mon ami et merci d'avoir été dans ma vie.

 

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Deuil | La mort | Remerciements

Ah ce fameux lâcher-prise!

À partir du moment où j’ai pris conscience de cette colère et des raisons de celle-ci, il s’est amorcé un processus de lâcher-prise. Ne croyez pas que cela se fait si facilement, mais je crois que la première étape est justement la prise de conscience. Devenir consciente de mon émotion face à ce qui arrive, consciente de l’absurdité du contrôle sur ce que je ne peux changer ni influencer. Sans parler de devenir consciente de toute la perte d’énergie et de bien-être que représente cette colère.

 

 

Je pense aussi qu’un des principes du lâcher-prise est de faire le deuil de quelque chose ou d’une croyance, mais d’autres fois je pense que c’est également faire le deuil du résultat, puisque celui-ci n’est pas entièrement sous notre contrôle. Certes, il faut parfois se poser la question : faire le deuil de quoi? Il y a effectivement des deuils plus faciles à faire que d’autres, mais je pense qu’il est possible dans toutes les circonstances de faire un deuil . Évidemment, cela implique parfois de nous changer nous-mêmes ou encore, de nous accepter dans nos limites. Mais le plus important, je crois, c’est d’accepter de laisser aller un certain contrôle.

 

 

Je crois aussi que l’élément essentiel au lâcher-prise est la confiance. La confiance en nos capacités, et une des façons d’accroître cette dernière est d’éliminer les peurs dans notre vie en les identifiant et en changeant nos croyances. Pas si évident à faire, n’est-ce pas! Là vous me direz : mais ce que tu parles, c’est d’être positive! Non, être positive et lâcher prise sont deux choses totalement différentes pour moi.

 

 

Être positive, c’est d’être consciente que je suis en vie et que je suis maître de celle-ci. Il y a bien des moments difficiles à passer, mais cela fait partie des évènements négatifs de la vie. Cependant il y a aussi des moments positifs, comme un rayon de soleil, un éclat de rire, être avec les gens que l’on aime. L’important c’est quelque soi les évènements ou les difficultés rencontrer, j’ai le choix entre subir la situation ou accepter dans tirer le meilleur parti possible selon les circonstances, mes capacités de réaction, mon désir de faire mieux.

 

 

Quant au lâcher-prise, bien c’est d’accepter mes limites. Car à force d’essayer de tout contrôler, je gaspille mon énergie et je perds ma sérénité. Mais alors, comment en arriver à un lâcher-prise ? Après la prise de conscience vient le moment de s’exercer à demeurer dans le présent, ici et maintenant avec ce qui est. Je m’explique, il ne s’agit pas de se résigner, non, mais être consciente de mes limites. Ainsi, en renonçant à contrôler l’avenir, je reste dans le présent, ici et maintenant ! Le lâcher-prise c’est aussi cesser de tenter d’avoir des garanties quant à l’avenir. Eh oui ! Je vous l’avis dit, pas si facile que cela !

 

 

Mais alors, comment s’y prendre ? En ce qui me concerne, c’est premièrement mettre un peu de spiritualité en confiant que se soit à Dieu, a un Être suprême ou tout simplement à la Vie, la prière des Alcooliques Anonymes : ''Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que ne peux changer, le courage de changer celles que je peux et la sagesse dans connaître la différence.'' Ensuite,  me concentrer sur ma respiration en repoussant à chaque expiration ma colère ou mes peurs et en inspirant faire entrer la confiance, le calme et la sérénité. Je crois qu’en créant des rites pour se séparer de ce qui nous fait mal, que ce soit des techniques de visualisation, de respiration ou encore, l’écriture, tout cela nous aide à faire ce lâcher-prise. Il ne s’agit pas de rester tout simplement calme ou zen, mais bel et bien être capable de se concentrer sur ce que nous pouvons changer et accepter ce que nous ne pouvons changer et ainsi éliminer nos peurs.

Visite de contrôle ou perte de contrôle!

 

Dans le précédent billet, je vous parlais d’avoir pris un temps de réflexion. L’une des raisons fût un commentaire de mon frère, alors qu’un matin je me levais grincheuse et qu’il me faisait remarquer que cela durait depuis des jours. J’ai prétextée un mal de tête dû à un changement dans mon alimentation et une température trop élevée dans la maison parce qu’il fait si froid dehors, qu’on a l’impression d’être au Pôle Nord.

 

J’étais donc grincheuse et en toute honnêteté, la vraie raison, c’était d’avoir reçu un appel de l’Hôpital, me confirmant mon rendez-vous avec l’oncologue pour les résultats de ma résonnance magnétique en février prochain. Que voulez-vous, ça me stresse. J’ai beau avoir eu pas loin d’une trentaine de résonnances magnétiques, chaque fois c’est la même chose. Je suis à fleur de peau et il ne faut pas trop me tomber sur le gros orteil sinon je mords. Façon de parler, j’entends.

 

Alors cette fois-ci, je me suis demandé pourquoi! Pourquoi cette réaction chaque fois? Quelles sont la ou les raisons profondes? Je sais bien que j’appréhende toute nouvelle rechute. Mais mise à part, que je ne me sens pas vraiment prête à reprendre les gants de boxe, je dois avouer aussi que je n’ai aucune envie de revivre tout le processus. Est-ce la peur de mourir? Rationnellement, je sais bien qu’un jour je vais mourir. Mais comme je crois à la réincarnation, ce n’est pas le fait de mourir, mais plutôt le fait de mourir de cette maudite tumeur. Il est quelque peu insensé de se mettre en colère contre cela, car il faut bien mourir de quelque chose. Non!

 

J’ai donc mis le doigt sur le bobo et oui, la colère. Je ne me rappelle pas si dans de précédents billets je vous ai parlé des étapes qui suivent l’annonce d’une tumeur au cerveau. Cela s’applique, non seulement à ceux qui ont un diagnostic de tumeur cérébrale, mais à tous ceux concernés par un diagnostic de cancer. Elles sont basées sur les étapes du deuil, puisqu’en quelque sorte c’est un deuil que nous avons à faire. Le deuil de ce que nous étions ou de notre vie avant cette maladie.

 

LE CHOC : C’est notre réaction face au diagnostic. Elle peut se traduire par une grande agitation.

 

LE DÉNI : C’est l’étape qui va s’ajouter, le refus de croire au diagnostic. Et quoique cette réaction est plus ou moins brève, il arrive que nous restions bloquées dans cet état ou bien qu’on l’ y revienne pour s’y réfugier.

 

LA COLÈRE : Même si nous sommes confontré au diagnostic, cette étape peut être plus complexe, avec des attitudes de révolte qui peuvent être tournée sur soi ou sur les autres. C’est ainsi que des pulsions peuvent nous pousser à avoir des comportements, que l’on ne comprend pas nous-mêmes. Sans compter que l’on se demande pourquoi  et que l’on trouve cela injuste.

 

L’ABATTEMENT : La tension que provoque la colère peut engendrer un épuisement. Mêlant tout à la fois le choc initial, le déni et la colère, on peut en arriver à vivre un abattement plus au moins profond pouvant même mener à la dépression.

 

LA RÉSIGNATION : Il arrive que la résistance de notre corps nous conduise vers l’abandon de cette lutte. C’est le cas, lorsque l’on met comme dirait, le couvercle par-dessus la situation. II arrive aussi que l’on se réfugie dans le déni. Parfois cela peut nous amener à être plus dépressif et d’autres fois plus social, on se laisse porter par le déroulement de la vie.

 

L’ACCEPTATION : Après la résignation vient l’acceptation. Il y aura encore des manifestations des états antérieurs, mais les périodes d’abattement seront moins longues. La vie reprend son cours.

 

LA RÉSILIENCE : C’est l’intégration de cette expérience. Ce qui au début était un état de souffrance est devenu une ressource en soi, un apaisement, et même un merci pour cette expérience.  Il s’opère alors une transformation qui n’a rien à voir avec l’acceptation.

 

 

A prime à bord, on pourrait penser qu’après cette dernière étape que tout est terminé et que cette transformation se fera ressentir tout au long de notre vie. Non, je crois que tout au long de cette maladie, nous aurons à vivre encore  certaines de ces étapes. Quelques fois  le déni, comme au printemps dernier, où j’aurais dû directement aller voir mon oncologue pour ces maux de tête, au lieu d’attendre des semaines avant de la contacter.

 

D’autres fois  la colère, comme celle qui gronde en moi parce qu’inévitablement chaque contrôle me ramène à mes peurs, mes angoisses face aux résultats. Et sans oublier les rechutes, où l’on doit refaire tout le parcours.