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3 JANVIER 2016!

3 JANVIER 2016!

 

Est-ce possible, eh oui et pourtant malgré l'opération, le déménagement, la chimiothérapie et la radiothérapie il me semble n'avoir point vu 2015.  Aujourd'hui, j'ai mis sur le blogue un paquet de post que j'avais écrit sur Facebook au cours des derniers mois mais que je n'avais mis sur le blogue, il y a cependant quelques articles que je n'ai pu retranscrire alors je vous invite à les consulter sur ma page Facebook.

Ce fut une dure année que 2015 et malgré la joie du temps des Fêtes le début de 2016 ressemblera a 2015, chimiothérapie débutant le 13 janvier prochain pour 6 semaines, ce qui devrait me ramener vers début mars 2016 pour un IRM qui nous indiquera si les tumeurs se sont endormies ou si nous devons envisager d'autres traitements.  J'avoue que je suis confiante, fatiguée mais confiante. Je sais bien que les prochaines semaines ne seront pas facile mais je pense que tout ce travail n'aura pas été fait pour rien. 

 

Je voie 2016 comme une opportunité de me remettre en forme, déjà j'ai perdu plus de 30 livres c'est donc le moment idéal pour reprendre en mars un entrainement.  Bon on s'entend pas pour faire un triathlon, mais reprendre une masse musculaire et être en forme cette été pour profiter des activités estivales même si le soleil et moi on jouera à cache-cache.

 

2015 ne m'a pas seulement apporter son lot de maladie mais aussi de petit et grand bonheur, un peu plus de sagesse mais surtout un peu plus de sérénité, malgré tout ces efforts pour combattre ce cancer, j ai l impression d'avoir grandie par mes lectures, mes conversations avec des amis(es).  J'ai eu le temps de pensée, d'analyser, de faire le point et changer certaines façon de voir la vie en générale et plus particulièrement la mienne.

 

A chaque rechute j'ai l'impression d'en apprendre un peu plus sur moi, aucun regret, aucun remords juste la conviction que je suis l'artisane de mon bonheur et j'y travaille sans relâche, alors cette année je me suis donnée comme défi de rester dans l'instrant présent.

 

 

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Conviction | Et pourquoi pas! | Etre positif | tumeur au cerveau - 4ieme round

Bulle de protection

 

BULLE DE PROTECTION !!!!

Les bulles de lumière ou boucliers psychiques ........

Je vous donne ces bulles avec les couleurs :

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Lumière blanche :

Cette lumière offre une bonne protection contre le crime et l'attaque psychique. Elle rassemble des anges autour de vous .

Lumière rose :

La lumière rose protège contre la négativité. Elle est utils dans les situations où vous êtes avec des personnes à l'esprit négatif, qui se plaignent ou font des commérages, car seul l'amour peut s'infiltrer dans un bouclier rose.

Lumière verte :

Le bouclier formé de lumière verte permet la guérison physique. Il est recommandé dans le cas d'une personne blessée ou malade.

Lumière pourpre :

Cette lumière offre une protection psychique. Ce bouclier protège contre les attaques psychiques et les entités.

Boule de miroir :

Lorsque vous vous sentez vulnérable ou lorsque vos chakras sont ouverts et purs, et que vous êtes sur le point d'entrer dans une énergie dure (une foule d'étrangers ou une séance au travail intense, par exemple), visualisez vous ou sentez vous pénétrant dans une boule de miroir. Toute l'énergie négative rebondira loin de cette boule.

Bouclier de plomb :

C'est la protection absolue contre toute négativité chaque fois que vous anticipez une bataille ou que vous vous sentez vulnérable ou ouvert. Visualisez vous ou sentez vous complètement entouré de plomb léger et impénétrable.

Triple bouclier :

Pour une protection totale, choisissez au moins trois couleurs et placez les en couches sur vous..... Isabelle Lagoon

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Articles intéressants | Conviction | tumeur au cerveau - 4ieme round

Aujourd'hui : Apprendre à viser haut!

Aujourd'hui : Apprendre à viser haut! Je ne me laisse plus distraire ni atteindre par la fréquence des basses Énergies qui peut circuler autour de moi. Je m'é...lève à mon Moi Supérieur et honore ma splendeur. Aujourd'hui, je demande à l'Univers toute l'aide nécessaire afin que le ménage ce fasse dans toutes les sphères de ma vie. J'accepte ces changements avec grâce et en retire tous les bienfaits. Merci!!!

 

 

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Conviction | Remerciements | tumeur au cerveau - 4ieme round

Décembre le dernier mois de l'année.

Décembre, le dernier mois de l’année 2014. Ça fait des semaines, non des mois que je me dis que je devrais reprendre l’écriture de mon blogue et raconter comment j’ai passé cette dernière année. En principe, écrire un blogue, c’est se raconter un peu tous les jours, mais je dois avouer que cette année, le gout d’écrire n’y était pas. J’ai l impression que tout ce que j’aurais écrit aurait été négatif et au lieu de cela j’ai préféré me taire.

 

Ceux qui ont lu mon histoire savent à quel point le Témodal (chimiothérapie) a des effets négatifs sur mon moral et cette fois-ci sur mon physique. Mis à part les perpétuelles nausées et diarrhées, les infections ont pris la relève,et ce durant tout le temps des 6 cycles soit d’avril a septembre, alors pas facile d’être UP la vie quand d’une part ton corps ne suit pas et d’autre part ton moral fait des siennes. Pas facile à vivre ni pour moi et nie pour ceux qui m’entourent. Le va-et-vient des émotions est infernal. Tu viens à peine de te relever d’un cycle de chimiothérapie que l’autre commence. Et comme Dominique Michel disait lors d’une entrevue, tu t assis dans un fauteuil et tu attends que ça passe, parce que tu n’as pas vraiment le choix. Je ne me suis pas nécessairement assise dans un fauteuil, mais j’ai attendu que ça passe.

 

Maintenant ça va mieux, le moral est bon, le physique lui a des hauts et des bas, mais en général ça va. J’ai appris beaucoup de choses cette année, dont avoir une 3e récidive on ne s’habitue pas. On doit refaire tout le parcours déjà fait maintes et maintes fois et non ce n’est pas plus facile, c’est différent. L’âge premièrement, la fatigue psychologique des deux autres combats et comme je me plais a dire, je suis sûre que notre corps lui reconnait l ennemi qu’est la chimiothérapie alors il te le fait savoir.

 

Malgré tout, j’ai appris beaucoup sur moi, j’ai de merveilleux amis(es) qui sont avec moi depuis plusieurs années et de tout nouveaux amis qui se sont greffés depuis quelques années. Je les remercie pour leur support moral, mais aussi d’avoir pris la peine pour une telle de m’accompagner lors de mes IRM, pour un autre de m’accompagner pour les résultats de ces examens, ou bien être là lors de certains moments heureux comme malheureux, ils se reconnaitront, ils sont inestimables et je sais que jamais je ne pourrais leur dire assez combien je les aime, que je les apprécie et qu’ils me sont précieux, ils sont ma famille.

 

Sur cette traversée, j’ai réalisé que j’avais idéalisé ma conception de la famille et de l’amour. Je pensais que lorsqu’on aimait, on était capable des plus grands sacrifices et que l on dépassait ses propres peurs. Et non, dans un monde parfait se serait le cas, mais l’homme avec un grand H n’est pas parfait, et tu peux aimé et ne pas être capable de dépasser tes peurs, après tout on n’a pas tous le même bagage pour faire face à certaines situations. C’est ce que cette 3e récidive m’a appris. Dominique Michel disait dans une entrevue qu’elle n’avait plus de pardon dans son sac à pardon et j’étais pas mal d’accord avec elle à ce moment-là. Aujourd’hui je dirais que je n’ai pas à pardonner, chacun a droit à l’erreur et à ses propres limites et c’est correct. On a tous a assumer, qui nous sommes avec nos forces et nos faiblesses. Alors je n ai pas à pardonner, mais plutôt à essayer de comprendre.

 

Dans quelques jours soit le 8 décembre prochain, dernière IRM de l’année avec des résultats le 11. Je suis toujours un peu plus anxieuse durant les quelques jours précédents les résultats, normal. On verra ce que me réserve 2015, j’espère un peu plus de tranquillité et que les choses se placent à leurs meilleurs.

2-L'Angoisse cette émotion qui nous étouffe!

L'Inconnu est porteur d'angoisse

de Nadine Gordimer.

 

L'angoisse, l'anxiété, la panique et la dépression sont tous des symptômes que nous vivrons, à plus moins grande échelle, au cours de la maladie.  Est-ce normal? Je suppose que oui. Est-ce inévitable? Encore là, je suppose que oui.  J'ai mentionné à plusieurs reprises l'importance de vivre au PRÉSENT et quelques pistes pour y arriver afin de soulager et même éliminer ces symptômes. Malheureusement pour certains d'entre nous, ces techniques peuvent ne pas être suffisantes, il ne faut donc pas hésiter et parler avec son médecin ou oncologue. 

 

 

Il existe de l'aide extérieure, notamment des neuropsychiatres qui sauront vous aider, soit à l'aide de thérapie et/ou médicaments.  On se dit tous qu'on peut y arriver, que l'on peut contrôler tous ces sympômes et bien souvent, c'est vrai, on peut y arriver. MAIS il arrive quelques fois, malgré toute notre bonne volonté ,que l'on ai besoin d'aide extérieure et ça, il faut qu'on le reconnaisse et qu'on accepte de se faire aider, sans porter de jugement sur nous-même.  Nous ne sommes pas des supermans ou superwomans, non, simplement des êtres humains qui passons par une gamme d'émotions, suite au diagnostic de tumeur cérébrale sans oublier les traitements de chimiothérapies, radiothérapies et opérations dans certains cas.

 

 

Ce n'est pas toujours évident.  Chacun d'entre nous  essayons de garder notre équilibre et quelques fois, on a l'impression que l'on nage à contre-courant et que la bataille est perdue d'avance. Mais comme je le disais dernièrement, tant que l'on a un souffle de vie, rien n'est perdu et tout est possible. Il s'agit d'y croire, on a pas choisi d'avoir une tumeur cérébrale, mais on peut choisir chaque jour, qu'elle ait le moins d'influence négative sur notre vie. 

 

 

 

 

1-L'Angoisse cette émotion qui nous étouffe!

« Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote. »

de André Comte-Sponville.

 

Qui de nous n'a pas un jour vécu un moment d'angoisse, c'est malheureusement une émotion avec laquelle nous devrons apprendre à vivre tout au long de la maladie.  Elle a surgi tout d'un coup, elle est restée un moment, puis elle a décidée de s'installer et ce, sans qu'on l'est autorisée a le faire.  Quelques fois, elle prend tellement de place qu'on a l'impression de faire une crise cardiaque.  On a de la difficulté à respirer, on transpire, on a des palpitations, des étourdissements, des nausées et j'en passe. 

 

L'angoisse apparaît dans notre vie parce qu'on a négligé de faire une place à un sentiment qui nous émergeait ou tout simplement un sujet qui nous préoccupait.  Qui n'a pas eu une réaction d'angoisse au diagnostic de tumeur cérébrale.  On a tous, je pense, ressentie cette émotion dans les heures sinon les jours qui ont suivi et puis on a mis de côté cette émotion pour se concentrer sur les traitements.  Certains sont opérés, d'autres sont inopérables, par contre la plupart d'entre nous auront eu de la chimiothérapie et quelques un de la radiothérapie.  Tout au cours du traitement, on vivra avec l'angoisse de savoir si les traitements seront efficaces.

 

Durant cette période, la plupart d'entre nous auront essayé de trouver le maximum de renseignements sur les tumeurs cérébrales et plus particulièrement sur la sorte de tumeur que l'on nous aura diagnostiquée. Certains recevront la confirmation qu'ils ont ou non la codélétion 1p/19q et puis viens le moment où l'on nous confirme que la tumeur semble s'être endormie.  Quelle joie! Enfin, on peut respirer, ne plus s'inquiéter et reprendre notre vie.  Mais attention! l'angoisse se tapit tout au fond de notre être et peut apparaître au moment où l'on s'en attend le moins.

 

Tous nous savons qu'inévitablement, un jour la tumeur décidera de se réveiller.  Cela pourrait être au bout de quelques mois ou quelques années.  Présentement, il n'y a aucun traitement pouvant guérir les tumeurs cérébrales, ils peuvent seulement nous donner du temps avant une prochaine récidive.  Vivre avec le sentiment que tout n'est pas réglé peut être difficile et angoissant.  À chaque examen de contrôle, l'angoisse ressurgit et peut s'exprimer de différente façon puis elle se tapit au fond de nous après les résultats.  Cependant, il arrive quelques fois, qu'elle ne veut plus se cacher et nous pourrit la vie.  Alors comment essayer de contrôler la situation?

 

Il faut comprendre que pour lutter contre l'angoisse, il nous faut apprendre à gérer différemment la situation, premièrement en arrêtant d'imaginer le pire.  Oui les risques de récidives sont là, oui il est possible de mourir de ce cancer. Mais présentement, il faut se concentrer sur l'essentiel qui est notre rémission et arrêtez de vouloir tout contrôler.  Pour ce faire, en ce qui me concerne, j'ai tenté plusieurs approches: le conditionnement physique, la relaxation, la méditation, la pratique du tai-chi et du yoga, le bénévolat, la peinture et enfin l'écriture.  Toutes ses activités m'ont aidée à lutter contre l'angoisse et même si quelques fois il m'arrive encore d'avoir des moments d'angoisse, je sais qu'aujourd'hui la meilleure méthode pour éviter d'augmenter les symptômes est sans aucun doute de surmonter mes appréhensions en restant dans le PRÉSENT!

 

 

 

 

 

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2-Peur de la mort ou peur de mourir?

 

«Je n'ai pas peur de mourir parce que je ne connais pas la mort.  Mais j'ai peur de ne plus vivre parce que je connais la vie!»

 De Anonyme, Extrait d'un film au profit de la lutte contre le sida.

 

Comme je l'ai déjà mentionné, je ne me suis jamais posé la question pourquoi moi, qu'est-ce que j'avais fait pour mériter tout cela?  Par contre, lorsque je regarde derrière moi, j'ai la conviction qu'il fallait que je passe par là pour comprendre certaines choses de la vie, pour atteindre une certaine sérénité. 

 

J'ai toujours été d'un tempérament optimiste et quoiqu'il m'arrive de voir plus sombres certains jours, j'en arrive toujours à me dire que cette maladie ne doit pas m'empêcher de vivre.  Car la peur de VIVRE est toujours plus néfaste que la peur de mourir ou la peur de la mort.   En fait, je pense qu'elle doit être la plus grande peur que l'on puisse affronter que l'on soit atteint d'une maladie incurable, handicapé ou tout simplement en bonne santé.  Alors, comment savoir quelle est notre réelle peur?  En ce qui me concerne, ce fût en y faisant face.  Cela m'a permis de faire un choix et ce choix fût celui de vivre. 

 

VIVRE MAINTENANT, non pas dans le passé ni dans le futur, mais MAINTENANT!  Cela n'empêche pas de faire des projets futurs, non bien au contraire, les rêves, les projets, les désirs, sont des objectifs à atteindre.  Sinon nous ne faisons que voir le train qui passe.  On a tous le choix, prendre le train ou le laisser passer.  Moi j'ai choisi de le prendre et de savourer chaque arrêt jusqu'au terminus.  Mes peurs m'accompagnent, mais ne régissent pas ma vie et lorsqu'elles ont tendances à vouloir prendre plus de place certains jours, alors je me dis que cela fait aussi partie de la vie et que je dois composer avec avant de leur donner moins d'importance. 

 

Je pense qu'il nous faut toute une vie pour apprendre à VIVRE!  La plénitude, le bonheur, la satisfaction d'une vie ne tiennent pas à sa durée, mais à sa qualité, c'est du moins ce que cette maladie m'a appris. Alors ai-je peur de Vivre, non! Peur de mourir! Peut-être puisque je ne sais pas ce qui m'attend, même si je pense que j'aurai droit à une autre vie sous quelque forme que ce soit! Peur de la mort, non!

 

Au bout du compte, toutes ses interrogations, ses incertitudes, ne sauront trouver écho que lorsque je serai morte, départie de mon enveloppe charnelle sur cette terre.  J'ose espérer que mes convictions ne sont pas utopiques et que j'aurai les réponses à ce moment-là.  Entre-temps, au-delà de toutes ses interrogations, il me faut VIVRE et SAVOURER chaque INSTANT, car c'est ce qui est le plus IMPORTANT, le MOMENT PRÉSENT.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1-Peur de la mort ou peur de mourir?

LE DESTIN DES HOMMES EST DE MOURIR.  POURQUOI M'ATTRISTER, ALORS QUE MON SORT EST NORMAL ET QUE MON DESTIN EST CELUI DE TOUS LES HOMMES?

 Lao Tseu, Traité du vide parfait, env. 400 ap.J-C.

 

J'ai eu envie d'écrire sur ce sujet, puisqu'inévitablement lorsqu'on apprend qu'un proche ou nous-mêmes sommes atteint d'une maladie incurable nous pensons à la mort.  Je me suis interrogée sur ma propre mort et sur le mal-être profond qui me rongeait l'intérieur à l'idée même de celle-ci.  Avais-je peur de la mort ou bien peur de mourir? 

 

Il y tant de questions qui trottaient dans ma tête, que se passe-t-il après la mort? Que devient-on après la mort? Est-ce que la réincarnation existe?  Le paradis et l'enfer existent-ils vraiment? Pourquoi mourir et pourquoi maintenant? Tant de questions et très peu de réponses si ce n'est que quelques pistes qui m'aide à accepter que je vais mourir un jour et que je ne sais pas quand cet évènement arrivera. 

 

Comme bien des gens, je suis de religion catholique, j'ai été baptisée, j'ai fait ma première communion, je n'ai jamais été mariée, mais je recevrai les derniers sacrements.  Même si je ne pratique  pas ma religion, j'ai développé aux cours des dernières années, une spiritualité. Je ne crois pas en l'Église mais encore aujourd'hui je ne suis pas certaine si je crois en Dieu ou en un Être supérieur.  Je vague entre l'idée d'un Dieu tout puissant inculqué par l'éducation catholique que j'ai reçue ou l'invention d'un groupe d'hommes avide de conquérir et d'aliéner un peuple afin d'assouvir  leurs soifs de pouvoir et d'argent.   

 

Malgré toutes ses interrogations au fil du temps s'est installée en moi, une paix intérieure et la certitude que quelque chose de plus grand que moi régit mon existence.  Appelons-le Dieu, Être suprême, Boudha, Allah, Énergie, Spiritualité, peu importe, j'ai amorcé des pistes de réponses à mes interrogations ce qui fait qu'aujourd'hui j'ai atteint une certaine sérénité face à la mort et que la peur de mourir ne m'angoisse plus comme avant.  J'ai encore quelques moments de révolte face à la mort d'amis(es) de proches ou de parents, mais après quelque temps j'arrive à accepter l'inévitable même si bien des fois je trouve que la grande faucheuse est arrivée trop tôt dans la vie de certaines personnes.

 

Ce qui est le plus difficile avec la mort, c'est de savoir que nous ne verrons plus les personnes que nous aimons, que nous ne pourrons plus sentir leurs odeurs, les prendre dans nos bras ou tout simplement leur dire que nous les aimons.  Il y a quelques années, ma grand-mère maternelle est décédée à l'âge de 101 ans, je m'occupais de ses obsèques et je voulais écrire quelque chose qui reflèterait ce qu'elle  nous aurait dit si elle avait pu.  En fouillant sur internet afin de trouver l'inspiration je suis tombée sur ce poème qui m'a tellement bouleversée et en même temps réconfortée. 

 

Je partage donc avec vous ce poème écrit par Charles Peguy suite à la perte d'un être cher.

 

 

Le fil n'est pas coupé.

 

La mort n'est rien.

 

Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.

 

Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.

 

Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.

 

Parlez de moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

 

Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.

 

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.

 

Le fil n'est pas coupé.

 

Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue ?

 

Je vous attends.

 

Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les liens qui se tissent.

 

Il y a une semaine, Benoit, mon ami blogueur écrivait un billet que je vous invite à lire et que j'ai pris connaissance seulement aujourd'hui. Pourtant, régulièrement je visite son blogue, une écriture si belle, des sujets qui nous touchent et nous interpellent comme ce billet intitulé Encore des larmes... Toute la journée j'ai pensé à Benoit, à son amie, aux amis(es) que l'on côtoie sur Facebook ou sur le Net par l'intermédiaire de leurs blogues. À ceux qui nous lisent et qui osent cliquer Jaime ou mettre un commentaire, aux autres qui passent et ne disent rien, mais que l’on sait atteint directement ou indirectement par le cancer. Je ne peux cacher que son billet m’a émue, plus que je ne l’aurai cru. C’est toujours comme ça lorsque le cancer fini par avoir raison sur son adversaire. Une réflexion sur nous-mêmes, sur notre propre combat et sur notre propre mort. On n’y pense pas tous les jours, non, loin de là!  On pense surtout à vivre et à profiter de la vie, des parents, enfants et amis(es), mais dans ces moments-là, bien pas le choix, ça nous ramène à notre propre finalité.

 

Les amis(es) que l’on se fait, ceux que j’appelle mes sœurs et frères de combat, sont aussi importants que les amis(es) qui nous entourent et qui nous ont connus dans nos bons moments, ceux où l’on avait toute notre énergie, où nous étions actifs et productifs . Ceux-là savent qui nous étions avant que le crabe n’embrase notre corps et dans leur regard on peut voir la désolation, l’interrogation, le soulagement de n’être pas confronté à ce dernier. Ils s’attendent à ce que nous nous battions comme de bons petits soldats, il arrive même que quelques-uns nous mettent sur un piédestal parce que nous menons notre combat comme des grands.

 

Par contre, il y a ceux qui ne comprennent pas que nous refusions tels ou tels traitements ou tout simplement, comme l’a si bien écrit Benoit, nous décidions de laisser la vie suivre son cours. Ceux-là disparaissent de notre vie soit par eux-mêmes, soit nous les invitons à le faire. Il arrive même quelques fois, aux hasards des rencontres que nous faisons, que d'anciennes amitiés renaissent. La vie met sur notre passage, les gens dont on a besoin et non pas ceux que l'on croit avoir besoin. C’est ce que j’ai appris au cours des dernières années.

 

Pourquoi nous sentons-nous si tristes lorsque l’on perd une sœur, un frère de combat, qu’on n’a pas nécessairement connu avant la maladie et qui bien des fois vivent à des kilomètres de notre lieu de résidence. Tout simplement parce que nous perdons un peu de cette énergie qui circulait entre nous. C’est difficile a expliquer, mais savoir que quelqu’un, quelque part vit dans ses tripes ce que nous vivons, ressent ce que nous ressentons, comprends ce qu’à demi-mot on essaie de dire. C’est la force qui nous permet de continuer ce combat et lorsque l’on perd l’un d’entre nous, alors c’est un peu de notre énergie qui s’en va avec lui.

 

Nous sommes peu à écrire ce que nous vivons, à mettre à nu nos tripes sur la table. Quelques-uns qui ont découvert que l’écriture aidait à rester en vie et que le fait de communiquer ce que nous vivons ou ressentons pourrait aider quelqu’un. Et des quelques-uns il y a en beaucoup, puisqu’après un an d’activités sur mon blogue vous être plus de 5000 à venir le lire, et ce de par le monde, ce qui me fait plaisir tout comme me peine, car parmi vous, il y a des sœurs et des frères de combat qui me lisent silencieusement. J’ose espérer que mes propos vous aide dans votre combat et qui que vous soyez, mes pensées vous accompagnent.  Merci d’être là, car à travers vous je puise mon énergie pour continuer à me battre.

 

 

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Conviction | Réflexion

L'attente où l'art d'être patiente.

La patience, qualité que j'essaie d'acquérir depuis plusieurs années, les personnes qui me connaissent savent de quoi je parle.  Disons que ce n'est pas ma qualité première, cependant je dois reconnaître que dans diverses situations j'ai su m'armer de patience.  Alors que veux dire exactement ce mot, Wikipédia le défini comme suit: 

 

''La patience est l'aptitude de quelqu'un à se maîtriser face à une attente, à rester calme dans une situation de tension ou face à des difficultés, ou encore la qualité de persévérance.  La patience est, à travers le monde et les croyances, une qualité essentielle requise pour celui qui aspire à la sagesse. Comme la méditation, la patience s'acquiert et s'exerce ; elle demande un effort de concentration et de maîtrise de soi qui est opposé en général à l'agitation naturelle, à l'impatience innée.''

 

Malgré qu'au cours des dernières années j'ai réussi à me maîtrriser face à certaines attentes, je dois avouer qu'il me reste encore du travail à faire sur moi.  Il y a toujours cette agitation qui est en moi et la folle du logis qui continue de faire des siennes.  J'ai donc en septembre dernier commencé des cours de Yoga où à la fin de chaque cours, un 20 minutes est consacré à la relaxation et la méditation.  Il m'est arrivé d'être pendant quelques instants dans cet état de transe où on ne pense à rien et où notre corps, esprit et âme sont en parfaite harmonie.  C'est une sensation de bien être totale que j'aimerais arriver à apprivoiser plus longuement. 

 

Tous nous passons par des moments de stress.  Qu'il soit positif ou négatif, le stess se définit comme une réaction en chaîne qui débute par le cerveau et aboutit à la production de cortisol par les glandes surrénales. Le cortisol active alors en retour deux zones du cerveau : le cortex cérébral pour qu'il réagisse au stimulus stressant (fuite, attaque, immobilisation...) et l'hippocampe, qui va apaiser la réaction. Si le stress est trop fort ou prolongé, l'hippocampe saturé de cortisol ne peut plus assurer la régulation. Le cortisol envahit le cerveau et installe une dépression. Les zones altérées sont principalement l'hippocampe, l'amygdale, le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal.

 

Complexe me diriez-vous, mais alors comment peut-on aider notre système nerveux à mieux gérer ce stress?  C'est une question à laquelle j'essaie de répondre depuis plusieurs années.  J'ai tenté  d'y remédier, que ce soit par le conditionnement physique, le Tai-Chi, le Yoga, la méditation et maintenant par l'autohypnose.  Est-ce que toutes ces méthodes m'ont aidées,  oui d'une certaine façon, mais je dirais qu'il s'agit presque d'un travail quotidien à faire lors de ces périodes de stress, quelques fois les résultats sont positifs et d'autres fois je n'arrive qu'à diminuer l'intensité de ce stress. 

 

Je sais bien que mes réactions aux stress et aux évènements ne sont pas facile à gérer, c'est une des conséquences de la maladie.  Mais au delà de tout ça, il faut comprendre que notre regard sur la vie est différent et conséquemment nos réactions.  Ce n'est donc pas facile pour notre entourage de comprendre et d'accepter, car la  personne qu'ils ont connue avant la maladie n'est plus toute à fait la même.  Il ne s'agit pas d'un manque de jugement de notre part face à la maladie, n'y mëme un manque de compréhension de leur part.  Mais tout simplement une évolution dans la maladie où les deux parties doivent s'ajuster du mieux possible en fonction de la situation.