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2-L'Angoisse cette émotion qui nous étouffe!

L'Inconnu est porteur d'angoisse

de Nadine Gordimer.

 

L'angoisse, l'anxiété, la panique et la dépression sont tous des symptômes que nous vivrons, à plus moins grande échelle, au cours de la maladie.  Est-ce normal? Je suppose que oui. Est-ce inévitable? Encore là, je suppose que oui.  J'ai mentionné à plusieurs reprises l'importance de vivre au PRÉSENT et quelques pistes pour y arriver afin de soulager et même éliminer ces symptômes. Malheureusement pour certains d'entre nous, ces techniques peuvent ne pas être suffisantes, il ne faut donc pas hésiter et parler avec son médecin ou oncologue. 

 

 

Il existe de l'aide extérieure, notamment des neuropsychiatres qui sauront vous aider, soit à l'aide de thérapie et/ou médicaments.  On se dit tous qu'on peut y arriver, que l'on peut contrôler tous ces sympômes et bien souvent, c'est vrai, on peut y arriver. MAIS il arrive quelques fois, malgré toute notre bonne volonté ,que l'on ai besoin d'aide extérieure et ça, il faut qu'on le reconnaisse et qu'on accepte de se faire aider, sans porter de jugement sur nous-même.  Nous ne sommes pas des supermans ou superwomans, non, simplement des êtres humains qui passons par une gamme d'émotions, suite au diagnostic de tumeur cérébrale sans oublier les traitements de chimiothérapies, radiothérapies et opérations dans certains cas.

 

 

Ce n'est pas toujours évident.  Chacun d'entre nous  essayons de garder notre équilibre et quelques fois, on a l'impression que l'on nage à contre-courant et que la bataille est perdue d'avance. Mais comme je le disais dernièrement, tant que l'on a un souffle de vie, rien n'est perdu et tout est possible. Il s'agit d'y croire, on a pas choisi d'avoir une tumeur cérébrale, mais on peut choisir chaque jour, qu'elle ait le moins d'influence négative sur notre vie. 

 

 

 

 

Résonance Magnétique Octobre 2012.

Jeudi 18 octobre 2012, rendez-vous avec mon oncologue pour les résultats de mon IRM. Malgré mes 3 déménagements depuis juin dernier ainsi que le voyage à Paris, je peux dire que je vais bien et que je tiens une certaine forme. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le sentiment que les nouvelles sont bonnes et que la tumeur s'est tenue tranquille depuis le dernier examen.  Après les formules de politesse d'usage, on regarde les résultats qui somme tout sont très satisfaisant. En effet, il semblerait qu'elle soit restée stable ce qui est une bonne nouvelle. Cela me confirme que la majeure partie de cette tumeur est constituée d'oligodendrogliomes et qu'il y a peu de cellules astrocytomes.

 

Après avoir lu le rapport du radiologiste, on regarde donc mon cerveau sur l'écran, je dois dire que c'est assez impressionnant quand tu vois cette énorme tache blanche qui doit à vue d'oeil prendre près du tiers de mon hémisphère droit. Je dois avouer que cela m'a fait peur, mais elle m'a rassurée, ce n'est pas toute la tumeur, il y a mélange d'oedème et de tumeur cérébrale. J'ai donc posé la question qui me trotte dans la tête depuis des mois, à quel moment décide-t-on opérer. En premier lieu cela dépendra des symptômes que je pourrai avoir et puis elle m'a montré mon cerveau sur le film, elle m'a expliqué que la ligne séparant mes hémisphères droit et gauche était très belle et droite, lorsque cette dernière ne sera plus droite alors, on envisagera l'opération. En attendant, on continue de l'observer en espérant qu'elle se soit endormie.

 

Je suis donc repartie avec le sourire aux lèvres, je n’ai jamais gagné à la loterie, mais s'il y a une loterie de la vie, alors je peux dire qu'à chaque IRM, je gagne du temps et le temps vous en conviendrez a plus de valeur que l'argent.

 

 

 

 

 

 

Mieux comprendre la récidive des tumeurs du cerveau .

CA_RichardBeliveau

Richard Béliveau

Journal de Montréal, Publié le:dimanche 09 septembre 2012, 17H35| Mise à jour:dimanche 09 septembre 2012, 18H14.

 

Les résultats d’une équipe de chercheurs soulèvent d’intéressantes possibilités quant au traitement des gioblastomes, une tumeur d’origine cérébrale.

Les glioblastomes sont des tumeurs cérébrales très agressives, qui récidivent fréquemment après le traitement et ne laissent donc que peu de chance aux personnes atteintes. Une étude récente vient d’identifier les mécanismes moléculaires responsables de certaines de ces récidives, ouvrant la voie à une amélioration de la survie des patients.

CANCER FOUDROYANT

Le glioblastome multiforme est la tumeur d’origine cérébrale la plus agressive, capable d’envahir très rapidement l’ensemble du cerveau et de causer le décès en quelques mois à peine. Le traitement de ces cancers est d’autant plus compliqué qu’ils évoluent généralement de façon asymptomatique et ne se déclarent cliniquement qu’une fois parvenus à un stade avancé. En conséquence, le pronostic des personnes atteintes est généralement sombre, avec une espérance de survie d’une année ou moins après le diagnostic.

Les glioblastomes sont également l’un des types de cancer les plus vascularisés, ces vaisseaux sanguins étant formés par un processus appelé angiogenèse, en réponse à la forte sécrétion d’un facteur de croissance, le VEGF, par ces cellules cancéreuses. Puisque l’angiogenèse tumorale joue un rôle crucial dans la progression de plusieurs types de cancers, il fut proposé que la neutralisation de cette vascularisation pouvait freiner la progression des glioblastomes et ainsi améliorer les chances de survie des patients.

RÉCIDIVES SURPRENANTES

Un des premiers inhibiteurs de l’angiogenèse à être intégré aux protocoles de traitement fut le bevacizumab, mieux connu sous le nom d’Avastin. Ce médicament est un anticorps qui interagit spécifiquement avec le VEGF et l’empêche d’agir au niveau des vaisseaux sanguins pour stimuler l’angiogenèse. Les premiers essais cliniques réalisés chez les personnes atteintes d’un glioblastome ont généré beaucoup d’espoir, car ce médicament s’est avéré efficace à court terme, avec une amélioration notable de la qualité de vie des patients. Malheureusement, ces bénéfices thérapeutiques ne sont que transitoires et, à plus long terme, le cancer recommence à progresser en dépit de l’arrêt soutenu de la néovascularisation. Chez le tiers des patients, ces récidives prennent même la forme de tumeurs encore plus invasives qui s’infiltrent profondément dans le tissu cérébral, rendant pratiquement impossible le traitement par chirurgie ou l’utilisation d’autres options thérapeutiques. Ces résultats décevants suggèrent donc qu’en dépit du rôle crucial de l’angiogenèse, les cellules de glioblastomes parviennent à contourner ce processus et utilisent une autre stratégie pour proliférer et envahir le tissu cérébral.

AGENT DOUBLE

Comment expliquer cette résistance au traitement anti-VEGF ? Pour répondre à cette question, une équipe multidisciplinaire de chercheurs californiens et de l’Université McGill a élucidé les événements moléculaires qui se déroulent au niveau des tumeurs traitées avec le bevacizumab (1). Ils ont tout d’abord fait la surprenante découverte que le VEGF agit comme un véritable « agent double » au niveau des glioblastomes. En plus de son rôle procancéreux qui découle de la stimulation de la vascularisation, cette protéine possède aussi une action anticancéreuse en bloquant le mouvement ou migration des cellules tumorales qui est associée au caractère agressif d’une tumeur. Les chercheurs ont observé que le VEGF provoque la formation de complexes moléculaires qui bloquent l’activation d’une protéine appelée MET, réduisant du même coup la migration des cellules cancéreuses. Par contre, lorsqu’un anti-VEGF est ajouté, comme c’est le cas lors des essais cliniques avec l’Avastin, ces complexes sont détruits et l’activation de MET qui en découle mène à l’acquisition de propriétés invasives par les cellules. En d’autres mots, si les médicaments anti-VEGF sont inefficaces face aux glioblastomes, c’est parce qu’ils interfèrent avec les propriétés anticancéreuses intrinsèques du VEGF, permettant aux cellules tumorales d’envahir le cerveau. Ces résultats soulèvent donc l’intéressante possibilité que l’administration combinée d’un autre médicament, inhibiteur de la protéine MET, pourrait empêcher les récidives qui sont associées aux médicaments anti-VEGF et ainsi améliorer considérablement l’efficacité du traitement des glioblastomes.


(1through a MET/VEGFR2 complex. Cancer Cell 2012; 22 : 21-35.) Lu et al. VEGF inhibits tumor cell invasion and mesenchymal transition

 

 

 

 

Allergies et risque réduit de 50% de tumeur cérébrale.


 Publié dans le Journal of National Cancer Institue

 

Un lien établi entre les allergies et un risque réduit d'une forme grave de cancer ou gliome, c’est ce que conclut cette étude de l’Ohio State University, soutenue par le National Cancer Institute, les National Institutes of Health (NIH) et publiée dans le Journal of National Cancer Institute. Une réduction du risque de gliome, plus élevée chez les femmes que les hommes, bien que certains hommes allergiques certains aient aussi un risque plus faible de tumeur.

Cette étude renforce une conviction des scientifiques qu’un facteur clé des allergies diminue le risque de ce cancer. Alors que ces tumeurs, appelées gliomes, ont la capacité, pour pouvoir croître, de supprimer la réponse immunitaire, les chercheurs ignorent toujours si les allergies réduisent le risque de cancer ou si ces tumeurs interfèrent avec la réaction d'hypersensibilité immunitaire aux allergènes.

En analysant des échantillons de sang stockés sur 40 ans, de patients diagnostiqués avec un gliome, les auteurs ont pu constater que les hommes et les femmes dont les échantillons contenaient des anticorps liés aux allergies avaient un risque réduit de près de moitié de développer un gliome 20 ans plus tard, par rapport aux personnes non allergiques. Les chercheurs ont mesuré les niveaux de 2 types de protéines appelées IgE, ou immunoglobuline E, une classe d'anticorps produits par les globules blancs qui interviennent dans les réponses immunitaires aux allergènes. 2 classes d'IgE participent à la réaction allergique, les IgE spécifiques, qui reconnaissent les composants spécifiques d'un allergène et les IgE totales, qui comprennent également des anticorps aux fonctions inconnues.

Ces anticorps liés à l'allergie, un facteur réducteur du risque de tumeur : Judith Schwartzbaum, professeur agrégé d'épidémiologie à l'Ohio State University et auteur principal de l'étude explique : « Plus la présence des allergies est antérieure au diagnostic de gliome, moins il est probable que la tumeur supprimera les allergies ». Constatant cette association présente si longtemps avant le diagnostic de la tumeur, les auteurs suggèrent que les anticorps liés à l'allergie sont un facteur réducteur du risque de tumeur. Chez les personnes allergiques, des niveaux plus élevés d'anticorps circulants pourraient stimuler le système immunitaire et réduire ainsi le risque de gliome. De même, l’absence d’allergie est un des facteurs de risque identifiés à ce jour de ce type de tumeur au cerveau, même si le mécanisme expliquant cette association n’est pas encore très clair.

Une association aussi pour le glioblastome: Des études précédentes sont parvenues aux mêmes conclusions mais elles étaient basées sur des données auto-déclarées de patients diagnostiqués avec un gliome. Aucune étude n'avait, jusqu’ici contrôlé cette association sur des échantillons de sang recueillis parfois plus de 20 ans avant le diagnostic des tumeurs. L'étude actuelle suggère aussi que les femmes allergiques ont au moins un risque diminué de 50% pour le type le plus grave de ces tumeurs, le glioblastome-qui après traitement, ne laisse un pronostic de survie à 5 ans que de 10%. Un effet d'anticorps spécifiques qui, en revanche, n'est pas autant observé chez les hommes. Les hommes qui ont été testés positifs pour ces anticorps spécifiques n’ont un risque réduit que de 20% vs les hommes testés négatifs.

Hommes et femmes, un effet différent des IgE ? Alors que la relation entre les taux d'IgE totales et le risque de gliome n'est pas différente pour les hommes et les femmes et qu’un test positif pour un total élevé d'IgE est lié à une diminution moyenne de 25% de risque de gliome par rapport à un test négatif pour les IgE totales, les différences d’association pour le glioblastome suggèrent une différence dans l'effet des IgE spécifiques entre hommes et femmes. Il est donc bien probable que le système immunitaire des personnes souffrant d'allergies respiratoires pourrait apporter un effet protecteur contre ce type de cancer du cerveau.

Source: JNCI J Natl Cancer Inst first published online August 1, 2012 doi:10.1093/jnci/djs315Association Between Prediagnostic IgE Levels and Risk of Glioma(Vignette “Glioma” NIH, visuel NIH “IgE) et Santé Log

 

Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales.(Témoignage)

Mai 1999 , Aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Nous venons de passer deux semaines merveilleuses en Israël avec des amis qui nous ont fait découvrir ce pays.

 

En attendant l’embarquement chacun s’égaie et brusquement j’entends une musique très forte, genre techno d’une puissance insupportable. Je me sens bizarre Je m’approche de mon époux et lui demande s’il entend cette musique. Il ne l’entend pas ; je trouve cela étonnant, et je reste à côté de lui pour me rassurer. Cela passe ; nous prenons l’avion, arrivons à Paris.

J’oublie tout et, le lendemain je vais travailler. Mon entreprise est installée à la Défense.
Trois semaines plus tard, le soir sur le trajet de retour dans le train, même musique qu’à Tel Aviv mais moins forte, j’en ris…
Puis de nouveau quinze jours plus tard dans le train toujours cette musique mais plus supportable. Le scénario se reproduit tous les quinze jours à peu près.

Je décide d’aller voir mon médecin référent. Il conclut à un peu de stress sans gravité.
La vie reprend son cours.

Une grande fatigue m’envahit. Je pensais qu’elle passerait grâce aux vacances qui approchaient.
Nous partons au Sénégal une semaine : j’ai dormi sans arrêt.

L’été nous allons quinze jours en Toscane. Nous passons une semaine à Florence Et là à la place du repos je trouve des sortes de petits malaises pendant nos visites et ballades. Je me retiens à mon époux. Heureusement il ne se rend compte de rien.

En septembre, mon médecin conclut à un fort stress ; il est vrai que mon service dans l’entreprise était dans un tourbillon de réorganisations et ma charge de travail était fort lourde et très « politique ».

Le temps passe, les malaises sont de plus en plus fréquents et principalement sous trois formes :
- je me dédouble et me regarde,
- le temps s’arrête autour de moi
- l’air tremble

La musique ne revient que ponctuellement et avec une puissance supportable.
Mais j’ai maintenant cinq ou six malaises par jour. Mes collaborateurs directs s’en aperçoivent, mon époux aussi.

Nous sommes maintenant en septembre 2001, je retourne voir mon médecin et lui demande de me faire un arrêt de travail d’une quinzaine de jours et de me donner les médicaments les plus forts possible.
Il me propose de réaliser avant tout un scanner.

Je le fais en urgence et apprends donc que j’ai « une masse » dans le cerveau. Le médecin est plus angoissé que moi et ne sait que faire sinon m’envoyer aux urgences ; je n’y vais pas et fais le tour de mes amis médecins et l’un d’eux me dirige vers le Service de Neurochirurgie de l’hôpital de la Pitié- Salpêtrière. On m’oriente vers une neurochirurgienne, une jeune femme très dynamique.

Je la rencontre quelques jours plus tard avec scanner et IRM. Elle confirme bien la masse qui serait un gliome.

 

suite du témoignage au: http://www.artc.asso.fr/l-aide-aux-patients-et-l-accompagnement/les-temoignages-des-patients/temoignage