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Cancer du cerveau - De l’espoir pour les Québécois!

MONTRÉAL – Les Québécois atteints d’une forme grave du cancer du cerveau et qui ne se font pas rembourser le puissant et coûteux médicament Avastin par la Régie de l’assurance maladie (RAMQ) ont reçu un appui de taille cette semaine.

 

De passage à Montréal, le Dr Patrick Y. Wen, professeur en neurologie à l’École de médecine de Harvard et directeur du Centre de neuro-oncologie de l’Institut pour le cancer Dana-Farber et du Centre pour le cancer de la Brigham and Women's Hospital, à Boston, a estimé que le Québec devrait suivre les exemples de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan, qui acceptent de rembourser le médicament.

 

Le médicament Avastin, produit par la multinationale pharmaceutique Roche, coûte près de 25 000$ par mois aux patients atteints de cancer du cerveau grade 4 (glioblastome multiforme), la forme la plus agressive de ce type de cancer. La RAMQ refuse de le rembourser.

 

Pourtant, la RAMQ rembourse les traitements à l'Avastin pour les cancers du rein et de l’intestin. Dans certains cas, l’Avastin permet de prolonger de cinq ans la vie des patients. Règle générale, il améliore aussi la qualité de vie.

 

«Avastin a un taux de réponse élevé et augmente la survie sans progression de la maladie chez certains patients. Plus important encore, en réduisant la tumeur cérébrale, Avastin améliore de manière significative l'utilisation de corticostéroïdes des patients ainsi que leur qualité de vie. C'est un médicament bien toléré, avec peu d’effets secondaires, comparé à d'autres traitements», a dit le Dr Wen en entrevue. Les corticostéroïdes sont une médication administrée et utilisée, entre autres, pour les tumeurs cérébrales afin de réduire l'œdème.

 

Le glioblastome multiforme est la tumeur maligne primaire du cerveau la plus fréquente et l’un des cancers les plus difficiles à traiter.

 

«Pour les patients avec un glioblastome récidivant, il y a peu d’options de traitements efficaces. La chirurgie, l’irradiation ou la réexposition à une chimiothérapie standard produisent de minces résultats. Actuellement, le seul traitement efficace pour les patients atteints de glioblastome récidivant est Avastin», a ajouté le Dr Wen.

 

Québec réfléchit

 

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a récemment demandé une révision de la décision de l’Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) sur le remboursement d’une série de médicaments dont la valeur thérapeutique est connue et prouvée. Avastin fait partie de cette révision.

 

«L’inégalité persiste encore entre les provinces canadiennes pour l’accès aux traitements contre le cancer», a noté Patrick Y. Wen.

 

«Il ne fait aucun doute que l'Avastin aide les patients atteints de glioblastome récidivant et qu’il devrait logiquement faire partie du programme de soins de ces patients.»

 

Le Dr Wen a été invité au Canada par la firme Roche, qui produit l’Avastin, pour s’adresser à différents hôpitaux sur la prise en charge des patients avec un cancer du cerveau de grade 4, notamment en utilisant Avastin. Il a été rémunéré par Roche pour ses déplacements. Roche cherche à faire rembourser au Québec des médicaments qui le sont déjà dans d’autres provinces.

 

L’INESSS a refusé de commenter, nous renvoyant au ministère de la Santé. La porte-parole du ministère n'a pas répondu à notre demande.

 

Canoe.ca
Patrick White
22/10/2011 13h34

Cancer : le téléphone portable sans risque.

La plus grande étude réalisée sur ce sujet conclut qu'il n'existe aucun lien entre le mobile et des tumeurs du cerveau.

 

Une bonne nouvelle a été annoncée vendredi sur le site du British Medical Journal (BMJ) : le téléphone portable n'augmente pas le cancer du système nerveux central. C'est ce que révèle une très vaste étude danoise portant sur plus de 300.000 personnes. Une information en contradiction cependant avec la position du Centre international de recherche sur le cancer qui avait estimé en mai dernier que «le portable était peut-être cancérigène».

 

L'étude danoise publiée vendredi présente la particularité d'avoir été menée selon une méthodologie originale. Au Danemark, dès la naissance, chaque individu se voit attribuer un numéro d'identification personnel qui est utilisé sur tous les registres, les abonnements, et qui permet de rendre anonyme une série d'informations personnelles. Ainsi, les Danois ont pu, sur une période donnée, recouper en partie le fichier des personnes atteintes de cancer du cerveau avec celui des abonnés au téléphone portable et celui de ceux qui n'ont pas de mobile.

 

Une différence «non significative»

 

Le travail, mené par l'équipe de Patrizia Frei (Société danoise du cancer), a prolongé jusqu'en 2007 une enquête antérieure qui s'arrêtait en 2002 et qui avait déjà mis en évidence une absence de risque de cancer du système nerveux central lié à l'usage du mobile. Les nouvelles données offrent un échantillon beaucoup plus large d'utilisateurs longue durée. Sur les 358.403 personnes inclues dans l'enquête de 1990 à 2007, il y a eu 10.729 tumeurs du système nerveux central -5111 chez des hommes et 5618 chez des femmes- mais à peu près autant chez les abonnés que chez les non-abonnés. Plus précisément, les taux de gliome et de méningiome étaient similaires chez les abonnés et chez les autres, avec des variations «non significatives».

 

Cette enquête a été menée selon une méthodologie originale différente de celle de la grande étude européenne Interphone qui avait conclu en mai 2010, de manière ambiguë et non péremptoire, plutôt à l'absence de risque du fait de résultats difficiles à interpréter et potentiellement biaisés. Cette étude Interphone dite «cas témoins» portait en effet sur l'interrogation rétrospective de personnes atteintes de cancer du cerveau à propos de leur usage passé du portable. Leurs réponses étaient comparées à celles de témoins en bonne santé, de même âge. Or on sait que les malades dans ce genre d'études ont tendance à mieux se remémorer les faits passés que les témoins.

 

Risque inconnu au-delà de 13 ans d'exposition.

 

Dans un éditorial accompagnant la publication du BMJ vendredi, des chercheurs suédois saluent la rigueur de cette nouvelle enquête danoise. Ils soulignent cependant qu'un certain nombre de personnes bénéficiant de téléphones portables professionnels n'ont pas été inclus dans ce travail. Enfin, si l'étude a un recul de 13 ans, ils s'interrogent sur les risques liés à de plus longues durées d'utilisation, sur lesquels les données restent insuffisantes.

 

L'an dernier, la publication de l'étude Interphone aux conclusions ambiguës avait conduit le CIRC à classer le téléphone portable dans la catégorie «peut-être cancérigène». Interphone avait en effet suggéré, sans conclure, qu'un risque accru degliome, un type de cancer du cerveau, pouvait peut-être être lié à l'usage du portable.

 

Par Martine Perez- le 21/10/2011 (Le Figaro-fr Santé)

Octobre 2011, ou en est la recherche en France?

Voici une vidéo du Professeur Jean-Yves Delattre, chef du service de neuro-oncologie de la Pitié-Salpêtrière que j'ai trouvé sur le site de l' Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales. Des nouvelles fortes intéressantes mais surtout encourageantes. Bon visionnement! 

L'après chimio 2 -Dommages collatéraux-5

Fin mars 2011, cela fait plus de 3 semaines que je me lève et me couche avec des maux de tête. J'ai pas le choix, mon médecin de famille a tenté de me soulager avec des médicaments, sans résultats, il faut se rendre à l'évidence et appeler mon oncologue. Je pense vous l'avoir dit, mais je suis chanceuse d'être tombée sur un médecin comme elle. J'ai eu un rendez-vous le lendemain, me voilà donc devant son bureau à attendre mon tour. J'ai la tête qui va m'exploser, les gens circulent et parlent autour de moi. Je voudrais me cacher dans un coin et ne plus rien voir et entendre, mais c'est impossible. Enfin, c'est mon tour!

  

Je lui explique ce qui arrive, ce que mon médecin de famille a tenté de faire. Je dois dire que je suis inquiète, mis à part la première fois en mars 2000, je n’ai jamais eu autant mal à la tête. On est vendredi après-midi et elle veut me garder à l'hôpital le temps de faire une résonnance. Qui veut passer un week-end à l'hôpital sur un lit dans le corridor des urgences. Certainement pas moi! J'aime mieux retourner chez moi dans mon lit et dans un environnement silencieux. Après discussion avec mon neurochirurgien, on décide de me faire un scan pour voir où en est mon petit cerveau! Aujourd'hui j'en ris, mais pas à ce moment-là. Je sais bien que ce n'est pas normal ces maux de tête et comme j'ai déjà eu une rechute, je me dis, là ça y est on repart pour un autre combat et je ne me sens vraiment pas d'attaque pour un troisième round. Heureusement le scan ne semble pas démontrer de tumeur, alors je peux repartir à la maison avec une prescription de décadron et la promesse que si les maux de tête augmentent de revenir à l'hôpital.

   

Le mardi suivant, je passais ma résonnance et les résultats ne furent pas concluants. Pas de tumeur, mais il y a quelque chose, on ne sait pas quoi au juste. Rassurant! Très, très rassurant! J'ai toujours mal à la tête malgré le décadron et on vient me dire qu'on ne sait pas au juste ce qu'il y a. Un artefact peut-être! C'est à dire une altération dans la structure biologique de mon cerveau sous l'effet de réactifs. Bon en clair mon cerveau fait des siennes avec le produit de contraste. Mais encore là par certains, alors on refait une résonnance dans un mois qui ne sera pas plus concluante et j'ai toujours les maux de tête. On décide donc de me faire voir une neurologue et de refaire une autre résonnance en juin. ,Entre temps, je rencontre ma neurologue avec les photos de mon petit cerveau. On discute de mon historique médical et elle me propose d'augmenter mes antidépresseurs (amytriptyline) et me prescrit du Migranal un vaporisateur nasal utilisé pour les personnes qui font des migraines. Rien à perdre à essayer et si par miracle cela réussissait.! On a tenté et cela a marché. À vrai dire pas instantanément, mais quand même, après plusieurs semaines les maux de tête ont disparu. Aujourd'hui après six mois ça va bien. On ne se sait toujours pas ce que j'ai, mais il semble que ce qu'il voyait a commencé à diminuer.

L'après chimio 2 -Dommages collatéraux-4

Automne 2010, comme mon oncologue est en congé de maternité, je rencontre son remplaçant. Pas facile de changer comme cela de médecin, ce n’est pas qu’il a été bête ou incompétent, juste que la rencontre fût froide. Je crois bien avoir attendue 2heures pour une rencontre d’environ 5 minutes tout au plus:

 
 
Oncologue : j’ai vérifié votre résonnance, pourquoi n’a-t-on pas fait de contraste dans celle-ci.
 
Moi : Parce que je suis allergique au produit de contraste (Si t’avais lu mon dossier, tu le saurais)
 
Oncologue : Ah oui! Qu’est-ce que vous faites comme allergie?
 
Moi : J’ai des démangeaisons et des difficultés à respirer.
 
Oncologue : Ok! la résonnance est correcte, pas de maux tête ou autres symptômes?
 
Moi :Non rien!
 
Oncologue :Alors prochain rendez-vous Avril 2011 avec Dr. G………
 
 
Ce fût en bref comment c’est déroulé notre rencontre. Je vous l’ai dit à peine quelques minutes, je pense bien que ce qui a été le plus long c’est quand il a eu à remplir les prescriptions pour les prises de sang et la résonnance.
 
 
À mon avis, certains médecins auraient avantage à suivre des cours de relation humaine.Je sais bien qu’il remplaçait mon oncologue et que cela lui amenait un surcroît de travail, mais quand même, un bonjour et un comment allez-vous aurait été appréciée, c’est un strict minimum, non ! Après tout, on est un être humain pas juste un dossier! Espérons qu’il est un peu plus affable avec ses propres patients.

Octobre est le Mois de sensibilisation aux tumeurs cérébrales et vous pouvez faire une différence!

Octobre est le Mois de sensibilisation aux tumeurs cérébrales et vous pouvez faire une différence!
 
 
 
Les tumeurs cérébrales sont plus fréquentes que la plupart des gens pensent. Chaque jour au Canada, 27 Canadiens sont diagnostiqués avec une tumeur au cerveau et il est estimé que 55 000 vivent avec la maladie. Pour les particuliers et les familles vivant avec une tumeur au cerveau, le Mois de sensibilisation aux tumeurs cérébrales est une opportunité pour sensibiliser, mobiliser un soutien et de partager des informations sur cette maladie dévastatrice. Les tumeurs cérébrales ne sont pas discriminatoires, ils ne se soucient pas où vous vivez, que vous soyez jeune ou vieux, riche ou pauvre.
 
 
 
 
 

En Octobre, la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales lance sa première campagne nationale de sensibilisation pour accroître les connaissances sur les tumeurs du cerveau à travers le pays. L'effort inclut l'accent sur quelques-uns des signes et symptômes des tumeurs du cerveau, tout en mettant un visage sur les nombreuses personnes touchées par le partage d'histoires. La campagne comprend:

 

  • L'éducation publique à travers une campagne médiatique mettant en vedette des annonces dans les huit villes de départ 3 Octobre. L'objectif de cette campagne est la sensibilisation de certains des signes et symptômes courants d'une tumeur au cerveau, comme des changements de vision, une faiblesse et une personnalité double ou brouillée. D'autres symptômes de la note sont les nausées du matin ou de vomissements et maux de tête fréquents.

 

  • Courage et espoir , un nouvel espace en ligne pour toute personne touchée par une tumeur au cerveau à partager leur histoire et apprendre des autres. Les patients, les survivants et leurs réseaux sont encouragés à visiter le blog et partager leurs histoires. Faits et chiffres se retrouvent également sur ​​le blog et seront partagés dans le cadre d'une campagne en ligne en utilisant Facebook et Twitter.

 

  • Public Displays dans des domaines tels que les centres commerciaux et centres de traitement à travers le Canada offrent des articles de sensibilisation à la vente comme le Totes pour un Toonie, qui a lancé en 2010, et l'hommage chapeaux qui seront présentés àdes journées d'informationà Halifax, N.-É.; London, ON et à Calgary, AB.

 

Apprenez comment vous pouvez aider sur le Mois de la sensibilisation aux tumeurs cérébrales page.

 

Vous pouvez également contacter:

 

 

Megan Winkler mwinkler@braintumour.ca 1-800-265-5106 ou 519-642-7755, ext. 232

 

 

Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales.(Témoignage)

Mai 1999 , Aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Nous venons de passer deux semaines merveilleuses en Israël avec des amis qui nous ont fait découvrir ce pays.

 

En attendant l’embarquement chacun s’égaie et brusquement j’entends une musique très forte, genre techno d’une puissance insupportable. Je me sens bizarre Je m’approche de mon époux et lui demande s’il entend cette musique. Il ne l’entend pas ; je trouve cela étonnant, et je reste à côté de lui pour me rassurer. Cela passe ; nous prenons l’avion, arrivons à Paris.

J’oublie tout et, le lendemain je vais travailler. Mon entreprise est installée à la Défense.
Trois semaines plus tard, le soir sur le trajet de retour dans le train, même musique qu’à Tel Aviv mais moins forte, j’en ris…
Puis de nouveau quinze jours plus tard dans le train toujours cette musique mais plus supportable. Le scénario se reproduit tous les quinze jours à peu près.

Je décide d’aller voir mon médecin référent. Il conclut à un peu de stress sans gravité.
La vie reprend son cours.

Une grande fatigue m’envahit. Je pensais qu’elle passerait grâce aux vacances qui approchaient.
Nous partons au Sénégal une semaine : j’ai dormi sans arrêt.

L’été nous allons quinze jours en Toscane. Nous passons une semaine à Florence Et là à la place du repos je trouve des sortes de petits malaises pendant nos visites et ballades. Je me retiens à mon époux. Heureusement il ne se rend compte de rien.

En septembre, mon médecin conclut à un fort stress ; il est vrai que mon service dans l’entreprise était dans un tourbillon de réorganisations et ma charge de travail était fort lourde et très « politique ».

Le temps passe, les malaises sont de plus en plus fréquents et principalement sous trois formes :
- je me dédouble et me regarde,
- le temps s’arrête autour de moi
- l’air tremble

La musique ne revient que ponctuellement et avec une puissance supportable.
Mais j’ai maintenant cinq ou six malaises par jour. Mes collaborateurs directs s’en aperçoivent, mon époux aussi.

Nous sommes maintenant en septembre 2001, je retourne voir mon médecin et lui demande de me faire un arrêt de travail d’une quinzaine de jours et de me donner les médicaments les plus forts possible.
Il me propose de réaliser avant tout un scanner.

Je le fais en urgence et apprends donc que j’ai « une masse » dans le cerveau. Le médecin est plus angoissé que moi et ne sait que faire sinon m’envoyer aux urgences ; je n’y vais pas et fais le tour de mes amis médecins et l’un d’eux me dirige vers le Service de Neurochirurgie de l’hôpital de la Pitié- Salpêtrière. On m’oriente vers une neurochirurgienne, une jeune femme très dynamique.

Je la rencontre quelques jours plus tard avec scanner et IRM. Elle confirme bien la masse qui serait un gliome.

 

suite du témoignage au: http://www.artc.asso.fr/l-aide-aux-patients-et-l-accompagnement/les-temoignages-des-patients/temoignage

Un homme et un chien recoivent le même traitement contre le cancer.

<<Un nouveau traitement expérimental contre le cancer est testé à la fois sur des chiens et sur l’homme. La preuve, une nouvelle fois, que le chien est bien le meilleur ami de l’homme !

 

Ce traitement expérimental pour guérir le cancer du cerveau a été testé sur 60 chiens et plus récemment sur des hommes, tous atteints d’une tumeur au cerveau.

 

Les scientifiques de l’université du Minnesota (USA) ont mis au point un vaccin qui utilise les cellules de la tumeur du propre patient pour empêcher son retour une fois retirée.

 

En effet, depuis 3 ans, les scientifiques de cette université ont cherché le moyen de faire en sorte que les tumeurs se détruisent elles-mêmes.>>

 

suite de l'article au: http://wamiz.com/chiens/actu/un-homme-et-un-chien-re-oivent-le-meme-traitement-contre-le-cancer-1840.html

 

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Nouvelles scientiques

L'après chimio 2 -Dommages collatéraux-3

Juin 2010, je suis en plein déménagement et rénovation. Eh oui, j'ai vendu ma maison à la campagne, trop difficile pour moi de l'entretenir. Vous imaginez un cottage sur 70,000 pc dont environ la moitié à tondre.  Bon j'avais un tracteur, mais quand même, trop lourd pour moi et en fin de compte trop loin de la civilisation. Je ne regrette pas les deux années passées là-bas et ce, même si j'y ai passé une période difficile avec la chimiothérapie. Maintenant je suis à 5 minutes de Montréal et tout au plus à 15 minutes de l'Hôpital, ce qui  me rassure, sans compter que les amis(es) sont tout proche maintenant !

 

 

C'est un vrai chantier de construction ce condo, tout est à refaire, plancher, cuisine, salle de bains et peinture. Bon, c'est pas moi qui fait tout ça, une chance, je n’aurais pas eu la force de tenir. Cependant, je vis dans ce chaos et alors que je pensais que le tout serait terminé en 2 mois, j'ai vu mon projet de rénovation s'étendre jusqu'en décembre 2010. Entre temps, j'ai des vertiges, des maux de tête, des difficultés de concentration et une vision trouble, comme je dois revoir en juin mon oncologue, bien évidemment je lui en fais part. Lors de nos rencontres, je dois toujours passer une prise de sang. Ce jour-là, les résultats ont confirmé un diabète de type 2. Pas étonnant que j'ai tous ces symptômes! Après tout ce que j'ai passé ces dernières années, je dois avouer avoir très mal pris cela, vous me direz <<t’es malade d'avoir cette réaction, tu es en vie, ça se soigne très bien le diabète aujourd'hui>>. Et vous avez raison, mais ce n'est pas tellement de prendre les pilules ou encore éventuellement les injections, mais plutôt tout ce que cela implique.

 

 

 

Le diabète est l'un des principaux facteurs responsables d'une maladie cardiaque. Il constitue la cause la plus importante de cécité et de maladie rénale parmi les adultes, sans compter les risques d'avoir une pression artérielle élevée sont deux fois plus grande que ceux qui ne font pas de diabète. De plus, la probabilité d'une amputation du pied et d'autres parties des membres inférieurs en raison de problèmes circulatoires est 25 fois plus grande pour les personnes atteintes de diabète. Enfin, on estime que 30 % à 50 % des hommes atteints de diabète souffriront d'un dysfonctionnement érectile à un moment donné. Vous comprendrez donc ma réaction. Je pense que l'on rencontre tous à un moment ou l'autre de notre vie, une épreuve que l'on a de la difficulté à gérer. Et moi, bien c'est le diabète. Aujourd'hui, je contrôle ce fichu diabète, mais entre vous et moi, je m'en serais bien passé. Prochaine résonnance décembre 2010.

 

 

 

L'après chimio 2 -Dommages collatéraux-2

 

Avril 2010, trois mois se sont écoulés et j'arrive à contrôler quelque peu la douleur, mes nuits de sommeil sont meilleurs. Cela n'a pas été facile, on a dû augmenter les antidépresseurs, mais il m'arrive encore d'avoir des douleurs aux jambes. C'est un peu comme si on me broyait les deux jambes, ce n'est pas la même intensité de douleur toutes les nuits, mais quand même, j'aimerais bien que mon cerveau se mette à OFF et qu'il arrête de m'envoyer des messages de douleurs. J'ai remarqué aussi des difficultés avec ma mémoire et des changements d'humeur plus fréquents. Ma peur étant la démence, j'en discute avec mon oncologue lors de notre rencontre trimestrielle.

 

 

Bonne nouvelle ma résonnance magnétique confirme que tout est stable. On décide donc que j'irais consulter une neurologue pour mes douleurs et un neuropsychologue qui dresserait un portait de mes forces et faiblesses dans mes différentes sphères cognitives tels la mémoire, le langage, l’attention, la perception.

 

 

Au cours des mois qui ont suivi, j'ai rencontré une neurologue qui a augmenté mes antidépresseurs, naturellement il s'agissait encore une fois de fibromyalgie avec un problème de syndrome des jambes sans repos. Je suis encore partie avec une prescription, du Prampexole à prendre au coucher. Ce médicament contribue à améliorer le contrôle des muscles et du mouvement en agissant sur l'équilibre d'une substance chimique du cerveau appelée dopamine. Malheureusement il y a des effets secondaires, dont les douleurs musculaires et articulaires. Alors imaginez ma première nuit, si j'avais eu une Chainesaw je me serais coupé les deux jambes. Bon, j'exagère, mais à dire vrai pas tant que cela, la douleur était tellement élevée que j'en pleurais. Alors les pilules direction poubelle, on prend nos antidépresseurs avec deux tylenol extra forts et on prit pour passer une bonne nuit. Mes voeux furent exaucés et après quelques semaines j'ai enlevé les tylenol et maintenant, fini les douleurs.

 

J'ai rencontré la neuropsychologue en août 2010, il s'agît de deux rencontres soit l'une le matin et l'autre l'après-midi. Vous devinez pourquoi! Tout simplement pour savoir quand et comment notre cerveau réagit le mieux. Les tests neuropsychologiques servent à mesurer les capacités de notre mémoire, les troubles de langage et de perception ainsi que notre capacité de discernement.

 

Alors pour ceux qui en doutent, j'ai encore toute ma tête et à peu près tout mon cerveau. Sans blague, mis à part un problème de mémoire qui n'en est pas réellement un, mais avec lequel je dois conjuguer, je vais bien. Il faut juste que je laisse du temps à mon cerveau pour qu'il se trouve un autre chemin afin d'arriver à l'information. Cela peut prendre quelques secondes, minutes ou heures, dépendamment si je suis stressée ou bien tout simplement fatiguée. Alors j'ai appris à le respecter et à lui faire confiance pour trouver l'information.