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Et encore une de partie!

J'ai été bien silencieuse depuis mon retour de Paris. Bon, la bronchite me colle aux poumons, mais surtout, parce que je suis triste et en colère.  Colère dirigée vers ce maudit cancer qui me ravit quand ce n'est pas la famille, des amis (es). Dernièrement c'est mon amie Michèle qui nous a quittée après une année de combat contre la leucémie.  Je sais bien qu'il nous faut mourir, mais ça me met en rogne quand c'est le cancer qui gagne. J'sais pas, c'est comme si tous les efforts que l'on mettait  a le combattre étaient inutiles et ne nous donnaient que du temps en attendant le round final. Toujours est-il que Michèle s'est éteinte dimanche dernier après trois semaines de douleurs. Je n'ai pas pu aller la voir étant donné ma bronchite, mais je sais qu'elle a reçu mes messages d'amour et d'amitié.

 

Malgré ma peine et ma colère, je sais qu'elle est partie sereinement. Elle a eu une belle vie entourée de son mari toujours amoureux d'elle après plus de 35 ans de mariage.  Un fils qui lui a donné une bru qu'elle considérait comme sa propre fille et finalement deux beaux petits garçons qu'elle a eu plaisir à garder, choyer et aimer.

 

Michèle incarnait la joie de vivre, l'optimisme sans limites. Son sourire nous manquera, elle qui adorait la vie et la croquait à pleine dent. Elle a consacré sa vie aux personnes vivant avec une dificience intellectuelle, les aidant à développer leur capacité. Même après sa retraite, elle a continué comme bénévole dans ce milieu. Elle nous a fait découvrir un monde où l'amour est prédominant.

 

Nous étions plus d'une centaine, lors de son service funèbre. Parents, amis(es), collègues de travail  étaient au rendez-vous pour lui dire un dernier au revoir. Tous nous avons ri et pleuré, touché par la vidéo des meilleurs moments de sa vie. Des chansons louangeant la vie, l'amour et l'amitié, un dernier mot de sa part pour nous dire combien elle nous a aimé et enfin,  une envolée de colombe en son honneur.

 

Tu nous manques déjà Michèle, tu resteras toujours gravée dans nos coeurs. Merci d'avoir été sur mon chemin, ce fut un plaisir de grandir à tes côtés.

 

Repose en paix mon amie.

 

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Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales.(Témoignage)

Mai 1999 , Aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Nous venons de passer deux semaines merveilleuses en Israël avec des amis qui nous ont fait découvrir ce pays.

 

En attendant l’embarquement chacun s’égaie et brusquement j’entends une musique très forte, genre techno d’une puissance insupportable. Je me sens bizarre Je m’approche de mon époux et lui demande s’il entend cette musique. Il ne l’entend pas ; je trouve cela étonnant, et je reste à côté de lui pour me rassurer. Cela passe ; nous prenons l’avion, arrivons à Paris.

J’oublie tout et, le lendemain je vais travailler. Mon entreprise est installée à la Défense.
Trois semaines plus tard, le soir sur le trajet de retour dans le train, même musique qu’à Tel Aviv mais moins forte, j’en ris…
Puis de nouveau quinze jours plus tard dans le train toujours cette musique mais plus supportable. Le scénario se reproduit tous les quinze jours à peu près.

Je décide d’aller voir mon médecin référent. Il conclut à un peu de stress sans gravité.
La vie reprend son cours.

Une grande fatigue m’envahit. Je pensais qu’elle passerait grâce aux vacances qui approchaient.
Nous partons au Sénégal une semaine : j’ai dormi sans arrêt.

L’été nous allons quinze jours en Toscane. Nous passons une semaine à Florence Et là à la place du repos je trouve des sortes de petits malaises pendant nos visites et ballades. Je me retiens à mon époux. Heureusement il ne se rend compte de rien.

En septembre, mon médecin conclut à un fort stress ; il est vrai que mon service dans l’entreprise était dans un tourbillon de réorganisations et ma charge de travail était fort lourde et très « politique ».

Le temps passe, les malaises sont de plus en plus fréquents et principalement sous trois formes :
- je me dédouble et me regarde,
- le temps s’arrête autour de moi
- l’air tremble

La musique ne revient que ponctuellement et avec une puissance supportable.
Mais j’ai maintenant cinq ou six malaises par jour. Mes collaborateurs directs s’en aperçoivent, mon époux aussi.

Nous sommes maintenant en septembre 2001, je retourne voir mon médecin et lui demande de me faire un arrêt de travail d’une quinzaine de jours et de me donner les médicaments les plus forts possible.
Il me propose de réaliser avant tout un scanner.

Je le fais en urgence et apprends donc que j’ai « une masse » dans le cerveau. Le médecin est plus angoissé que moi et ne sait que faire sinon m’envoyer aux urgences ; je n’y vais pas et fais le tour de mes amis médecins et l’un d’eux me dirige vers le Service de Neurochirurgie de l’hôpital de la Pitié- Salpêtrière. On m’oriente vers une neurochirurgienne, une jeune femme très dynamique.

Je la rencontre quelques jours plus tard avec scanner et IRM. Elle confirme bien la masse qui serait un gliome.

 

suite du témoignage au: http://www.artc.asso.fr/l-aide-aux-patients-et-l-accompagnement/les-temoignages-des-patients/temoignage