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Tumeur au cerveau-3ième round?

Avril 2012, un peu plus d'un an après l'apparition des maux de tête, je me retrouve dans le bureau de mon oncologue pendant qu'elle m'explique que le rehaussement a encore augmenté et qu'il faut se rendre à l'évidence qu'il y a manifestement de l'activité dans ma tumeur. Suis-je sous le choc, pas vraiment après tout depuis le début je sais que ma tumeur fait des siennes. Maintenant qu'est-ce qu'on fait! Pas grand-chose pour le moment, si ce n'est la reprise de décadron en attendant le retour de vacances de mon neurochirurgien au cours de la semaine prochaine. Il devra décider si on fait une biopsie maintenant ou si on continue à suivre le tout encore quelques mois et qu'on opère après. D'une façon ou d'une autre, il faudra aller voir, car la grande question: est-elle en train de muter et si oui, parle-t-on d'un glioblastome. Dépendamment du résultat on décidera des traitements à suivre, mais elle me rappelle qu'il faudra que je songe sérieusement à la radiothérapie.

 

 

J'ai plein de questions qui me trottent dans la tête. Est-ce qu'une troisième opération n'aura pas un effet négatif sur ma qualité de vie?  Est-ce que je vais me retrouver dans une chaise roulante comme pour la patiente que j'ai vue sortir de son bureau juste avant que j'y entre moi-même?  Si on décide de faire une biopsie, va-t-on provoquer une réaction chez la tumeur et par le fait même augmenter sa progression?  Et si on attend avant d'opérer et qu'on s'aperçoit qu'elle a muté en glioblastome, ne vaut-il pas mieux que l'on réopère pour ne pas lui donner trop de terrain et enfin compte avoir ces fameuses séquelles?

 

 

Tant de questions et pas de réponse pour le moment, juste l'attente du retour de mon neurochirurgien. Et puis, les projets d'avenir qui devront être remis à plus tard et qui peut-être ne pourront se réaliser. Même si elle me dit de ne pas paniquer pour le moment, la grande question qui est en suspens et que l'on ose prononcer, est-ce mon dernier round?  Je suis consciente que de nouveaux médicaments vont faire leur apparition dans les prochains mois et années, je souhaite simplement  avoir la force physique de pouvoir combattre jusqu'à là. Il y a quelque temps une amie blogueuse me faisait la réflexion que j'étais plus radicale qu'elle dans mes propos.  Elle a raison, ce n'est pas d'être négative, mais simplement  dire les choses comme je les sens et qui en fin de compte sont la réalité.  Cela fait 12 ans que je vis avec cette maladie, alors j'ai appris à la connaître et à ne pas me cacher  derrière des mots vides de sens que l'on prononce pour ne pas paraître négatif.