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Des chercheurs québécois sont en voie de réussir l’impossible: mettre au point une molécule capable d’atteindre et traiter les tumeurs cérébrales

JOURNAL DE MONTREAL 8 MAI 2014 PAR ISABELLE MAHER .

Des chercheurs québécois sont en voie de mettre au point une molécule capable de traiter les tumeurs au cerveau.

 

Richard Béliveau flotte littéralement sur un nuage. Avec son équipe, le docteur en biochimie a réussi l’impossible : atteindre le cerveau pour traiter les tumeurs cancéreuses grâce à une molécule en cours de tests cliniques.

«On est à la porte d’un traitement, ça n’arrive qu’une fois dans une vie», lance celui qui a fait du cancer l’ennemi public numéro un.

En 2004, Richard Béliveau et son équipe ont mis au point l’ANG1005, une molécule transportant un médicament capable d’atteindre et traiter les tumeurs au cerveau.

Depuis, l’entreprise montréalaise Angiochem mène les tests cliniques du médicament aux États-Unis. Les résultats sont si prometteurs que de nouvelles études de phase II sont en cours. Nous avons rencontré le chercheur au Laboratoire de médecine moléculaire de l'UQAM.

Q: Pourquoi le traitement que vous avez mis au point est sur la bonne voie ?

Richard Béliveau: «Jusqu’ici, 200 patients ont été traités, entre 60% et 80% voient leur état clinique s’améliorer, certains ont des rémissions complètes. J’avais envisagé les pires scénarios, des effets secondaires importants, des rejets ou de l’intolérance au traitement. Rien de tout ça n’est arrivé. Ce qui nous excite, c’est d’arriver à des résultats avec le glioblastome, un cancer mortel qui ne laisse que 11 ou 12 mois à vivre. On arrive aussi à traiter des métastases au cerveau que l’on retrouve dans 30% à 50% des cancers du sein ou du poumon.»

Q: Quels sont les résultats qui vous semblent le plus spectaculaire ?

R.B.: «C’est la disparition complète d’un glioblastome chez un patient qui ne répondait plus à rien et dont le pronostic était très sombre. Grâce au traitement, l’homme est en rémission depuis trois ans.»

Q: Y a-t-il de l’espoir pour d’autres maladies du cerveau ?

R.B.: «On a trouvé la molécule pour transporter un médicament contre le cancer, on peut penser traiter d’autres pathologies comme l’Alzheimer ou le Parkinson. Mais il est encore trop tôt pour prévoir ce qui va se passer.»

Q: Si tout va bien, il est permis de croire que le ANG1005 sera disponible en 2016 ?

R.B.: «Oui, mais je suis prudent et à la fois enthousiaste. On ne doit pas créer de faux espoirs, ni de faux désespoirs. La science progresse, moi je dis aux patients: “survivez, il y aura peut-être un nouveau traitement”. Mais il est actuellement impossible de mettre la main sur le médicament.»

Découverte canadienne contre le cancer du cerveau

En cette fin d'année 2013, quoi de mieux pour terminer l'année que de recevoir enfin une bonne nouvelle puisqu'au cours de la dernière année, les nouvelles concernant de nouveaux traitements ont été décevantes.  Alors voila de quoi nous réjouir!

Par Rédaction La Presse Canadienne.

 

MONTRÉAL – Des chercheurs canadiens pourraient avoir réalisé une percée importante dans la lutte contre le cancer du cerveau.

Les patients actuellement atteints d’un glioblastome, la forme la plus agressive de cancer du cerveau, n’ont une espérance de vie moyenne que de 15 mois, et moins de 5 pour cent d’entre eux survivent plus de cinq ans.

Les chercheurs V. Wee Yong et Susobhan Sarkar, de l’Institut Hotchkiss du cerveau à l’Université de Calgary, ont découvert que la tumeur désactive certaines cellules immunitaires, les microglies, qui défendent normalement l’organisme contre les blessures et l’infection. Dans une tumeur, ces cellules immunitaires cessent de fonctionner correctement, ce qui permet au cancer de croître.

Les scientfiques ont ensuite déterminé, lors de tests chez des souris, qu’un médicament déjà approuvé pour lutter contre les infections fongiques du cerveau et de la colonne vertébrale, l’amphotéricine B, peut réactiver les microglies, ce qui leur permet ensuite d’attaquer la tumeur cérébrale.

Les souris traitées avec ce médicament ont vu la taille de leur tumeur diminuer. Elles ont aussi survécu deux ou trois fois plus longtemps que les autres.

Les chercheurs espèrent maintenant pouvoir procéder à des essais cliniques chez les humains.

Cette étude est publiée dans la revue médicale Nature Neuroscience.

 

Un bras robotisé aide à traiter les tumeurs au cerveau

Publié sur le site de l'Université de Sherbrooke dans Voir le Futur.

 

5 février 2013

 

«Je suis la preuve vivante qu'il y a de l'espoir», témoigne une avocate montréalaise qui s'est fait enlever complètement une tumeur cérébrale en septembre 2010. L'équipe du professeur David Fortin, neurochirurgien à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'UdeS, a pratiqué l'opération, pour la première fois au pays, à l'aide du bras robotisé ROSA et de la résonance magnétique nucléaire de diffusion (IRM de diffusion). Le dispositif ROSA a été acquis de la compagnie française Medtech, tandis que l'IRM de diffusion a été développée par l'équipe du professeur Maxime Descoteaux, informaticien à la Faculté des sciences. Pour la première fois, les deux technologies ont été combinées lors de cette chirurgie durant laquelle la patiente a été éveillée pour procéder à la stimulation de son cerveau. Cette combinaison a permis d'extraire une tumeur qui, de prime abord, semblait impossible à retirer dans sa totalité.

ROSA agit comme un troisième bras souple et facile à déplacer, qui guide le neurochirurgien dans la manipulation d'instruments chirurgicaux pendant l'intervention, en lui permettant de visualiser en 3D le cerveau du patient et de faire du repérage en temps réel. Il a été conçu pour les interventions délicates telles que biopsies et ablations de tumeurs cérébrales, chirurgies d'épilepsie et implantation d'électrodes. Il contribue à améliorer le bien-être du patient, à rendre les traitements plus efficaces et moins invasifs, à simplifier et à accroître la sécurité et la fiabilité des procédures chirurgicales. À la recommandation du professeur Fortin, un système de rétractation hautement sécuritaire est intégré pour améliorer la performance du système, tout en permettant la navigation en temps réel, ce qu'aucun autre appareil n'est en mesure de faire actuellement.

 

 

 

Cancer du cerveau | Une image scientifique qui gagne des prix à l'international

Publié par le Centre de Recherche Clinique de l'Université de Sherbrooke

 

Une image scientifique représentant une tumeur au cerveau a reçu une mention d'honneur et le prix du public du concours International Science & Engineering Visualization Challenge organisé par la National Science Foundation et la revue Science.

 

L'image intitulé Cerebral infiltration conçue par l'étudiant à la maîtrise Maxime Chamberland, dirigé par le chercheur et professeur Maxime Descoteaux, présente l'impact d'une tumeur maligne sur le câblage cérébral. La gradation de couleur (du rouge au bleu) indique le niveau d'atteinte des connexions cérébrales.

À la suite de ce presigieux prix, l'image a été publiée dans plusieurs sites Internet et dans plusieurs revues scientifiques, dont la prestigieuse Science et d'autres comme Reader's Digest, Scientific American Mind, Discover Magazine et Medical Tribune.

«Les fibres de la matière blanche sont responsables de connecter les différentes aires fonctionnelles du cerveau entre elles. En présence d'une tumeur, elles peuvent se réorganiser de multiples façons et refaire des connexions pour assurer le suivi des fonctions importantes. Les fibres peuvent infiltrer, contourner et même englober la tumeur.»

Maxime Chamberland, étudiant à la maîtrise en informatique

 

Imagerie médicale, la résonance magnétique (IRM)

Cette connectivité, révélée par les cartes du câblage des fibres nerveuses entre les régions du cerveau, appelées autoroutes intracérébrales, est obtenue par résonance magnétique nucléaire de diffusion (IRM de diffusion) avant l'intervention.

L’imagerie du câblage cérébral est utilisée lors d'interventions neurochirurgicales. Le Dr David Fortin, neurochirurgien et neuro-oncologue au CHUS ainsi que professeur à l'Université de Sherbrooke, et l'informaticien Maxime Descoteaux, aussi chercheurs au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS, ont conçu et testé ensemble des outils d'imagerie médicale qui permettent d'accroître la précision d'interventions chirurgicales au cerveau.

«Dans le cas de l'image en vedette, le Dr Fortin a utilisé l'imagerie du câblage cérébral pour planifier son opération et son angle d’attaque pour réséquer [supprimer] le maximum de la tumeur sans léser la fonction du patient. Maxime Chamberland a fait l'assistance pendant l'opération et la résection. Le tout s'est déroulé avec succès et sans séquelles pour le patient.»

Maxime Descoteaux, Ph.D., chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel et professeur adjoint du Département d'informatique de l'UdeS.

Cerebral Infiltration

Mieux comprendre la récidive des tumeurs du cerveau .

CA_RichardBeliveau

Richard Béliveau

Journal de Montréal, Publié le:dimanche 09 septembre 2012, 17H35| Mise à jour:dimanche 09 septembre 2012, 18H14.

 

Les résultats d’une équipe de chercheurs soulèvent d’intéressantes possibilités quant au traitement des gioblastomes, une tumeur d’origine cérébrale.

Les glioblastomes sont des tumeurs cérébrales très agressives, qui récidivent fréquemment après le traitement et ne laissent donc que peu de chance aux personnes atteintes. Une étude récente vient d’identifier les mécanismes moléculaires responsables de certaines de ces récidives, ouvrant la voie à une amélioration de la survie des patients.

CANCER FOUDROYANT

Le glioblastome multiforme est la tumeur d’origine cérébrale la plus agressive, capable d’envahir très rapidement l’ensemble du cerveau et de causer le décès en quelques mois à peine. Le traitement de ces cancers est d’autant plus compliqué qu’ils évoluent généralement de façon asymptomatique et ne se déclarent cliniquement qu’une fois parvenus à un stade avancé. En conséquence, le pronostic des personnes atteintes est généralement sombre, avec une espérance de survie d’une année ou moins après le diagnostic.

Les glioblastomes sont également l’un des types de cancer les plus vascularisés, ces vaisseaux sanguins étant formés par un processus appelé angiogenèse, en réponse à la forte sécrétion d’un facteur de croissance, le VEGF, par ces cellules cancéreuses. Puisque l’angiogenèse tumorale joue un rôle crucial dans la progression de plusieurs types de cancers, il fut proposé que la neutralisation de cette vascularisation pouvait freiner la progression des glioblastomes et ainsi améliorer les chances de survie des patients.

RÉCIDIVES SURPRENANTES

Un des premiers inhibiteurs de l’angiogenèse à être intégré aux protocoles de traitement fut le bevacizumab, mieux connu sous le nom d’Avastin. Ce médicament est un anticorps qui interagit spécifiquement avec le VEGF et l’empêche d’agir au niveau des vaisseaux sanguins pour stimuler l’angiogenèse. Les premiers essais cliniques réalisés chez les personnes atteintes d’un glioblastome ont généré beaucoup d’espoir, car ce médicament s’est avéré efficace à court terme, avec une amélioration notable de la qualité de vie des patients. Malheureusement, ces bénéfices thérapeutiques ne sont que transitoires et, à plus long terme, le cancer recommence à progresser en dépit de l’arrêt soutenu de la néovascularisation. Chez le tiers des patients, ces récidives prennent même la forme de tumeurs encore plus invasives qui s’infiltrent profondément dans le tissu cérébral, rendant pratiquement impossible le traitement par chirurgie ou l’utilisation d’autres options thérapeutiques. Ces résultats décevants suggèrent donc qu’en dépit du rôle crucial de l’angiogenèse, les cellules de glioblastomes parviennent à contourner ce processus et utilisent une autre stratégie pour proliférer et envahir le tissu cérébral.

AGENT DOUBLE

Comment expliquer cette résistance au traitement anti-VEGF ? Pour répondre à cette question, une équipe multidisciplinaire de chercheurs californiens et de l’Université McGill a élucidé les événements moléculaires qui se déroulent au niveau des tumeurs traitées avec le bevacizumab (1). Ils ont tout d’abord fait la surprenante découverte que le VEGF agit comme un véritable « agent double » au niveau des glioblastomes. En plus de son rôle procancéreux qui découle de la stimulation de la vascularisation, cette protéine possède aussi une action anticancéreuse en bloquant le mouvement ou migration des cellules tumorales qui est associée au caractère agressif d’une tumeur. Les chercheurs ont observé que le VEGF provoque la formation de complexes moléculaires qui bloquent l’activation d’une protéine appelée MET, réduisant du même coup la migration des cellules cancéreuses. Par contre, lorsqu’un anti-VEGF est ajouté, comme c’est le cas lors des essais cliniques avec l’Avastin, ces complexes sont détruits et l’activation de MET qui en découle mène à l’acquisition de propriétés invasives par les cellules. En d’autres mots, si les médicaments anti-VEGF sont inefficaces face aux glioblastomes, c’est parce qu’ils interfèrent avec les propriétés anticancéreuses intrinsèques du VEGF, permettant aux cellules tumorales d’envahir le cerveau. Ces résultats soulèvent donc l’intéressante possibilité que l’administration combinée d’un autre médicament, inhibiteur de la protéine MET, pourrait empêcher les récidives qui sont associées aux médicaments anti-VEGF et ainsi améliorer considérablement l’efficacité du traitement des glioblastomes.


(1through a MET/VEGFR2 complex. Cancer Cell 2012; 22 : 21-35.) Lu et al. VEGF inhibits tumor cell invasion and mesenchymal transition

 

 

 

 

Il y a des jours où.....................

Il y a des jours et des nuits où l’on a encore l’impression que le train nous a passée dessus. Ça n’arrive pas souvent, quelques fois par année, mais ça peut durer des jours sinon des semaines. Cette dernière année j’ai remarqué que cela arrivait souvent avec un épisode de maux de tête.  Alors il faut que je prenne mon mal en patience, mais n’empêche que cela m’épuise non seulement physiquement, mais aussi moralement et comme la majeure partie des gens qui souffrent, je me renferme dans mon cocon et j’attends que tout cela se passe.

 

En général, je ne sais jamais quand cela va m’arriver.  Cela peut être causé par la température, le stress, la nourriture (chocolat, café, vin etc). Mais là je sais ce qui a provoqué la crise, tout simplement les travaux effectués à côté de chez moi.  Des heures de sablage et l’application de Varathane et enfin après trois jours la paix! Non! Mon voisin d’en face qui décide de sabler ses meubles parce qu’il déménage à la fin du mois et qu’il veut revamper ces vieux meubles. Même en lui disant que j’ai la tête qui va exploser à force d’entendre cette maudite sableuse, celui-ci décide de continuer,  il n’en a rien a foutre que j’ai mal ou non, tout ce qui importe c’est qu’il finisse son maudit meuble, et j’aurai la paix que plusieurs heures plus tard.

 

Les gens se foutent complètement que tu aies mal ou pas, pourvu que tu ne déranges pas leur vie c’est tout ce qui importe. C’est quelque peu frustrant et dans ces moments-là la rage étouffe mon coeur. Faut-il avoir souffert physiquement ou psychologiquement pour comprendre la douleur des autres. Sommes-nous dans une société tellement égocentrique que la douleur humaine ne nous atteint point à moins qu’il ne s’agisse d’enfants ou d’animaux.  Que s’est-il passé ces dernières décennies pour que notre société devienne si égoïste. Où est passé le temps où l’on ouvrait la porte à une personne âgée, ou l’on donnait notre siège d’autobus à une femme enceinte. Où l’on aidait un voisin malade ou tout simplement où l’on prenait la peine de s’arrêter quelques instants et discuter avec un malade, une personne seule ou âgée. Que sait-il passé pour que les valeurs auxquels nos ancêtres croyaient disparaissent en quelques décennies.  J’aimerais bien comprendre!

 

Je sais qu’il existe encore des personnes qui croient et pratiquent ces valeurs. Je ne condamne pas toute la société, non! Mais si chacun d’entre nous s’arrêtait quelques minutes pour prendre le temps de regarder autour de lui  et consacrer quelques instants au bien-être d’un autre être humain.  Sait-on jamais, peut-être serons-nous le prochain à être malade, seul et âgé.

 

CANCER du CERVEAU: Ces cellules souches coupables de récidive

Certaines cellules souches cancéreuses peuvent déclencher la récidive de certains cancers, selon cette étude de l'Université du Texas, soutenue par les National Institutes of Health (NIH), qui a étudié le cancer du cerveau chez la souris. Les chercheurs ont pu identifier un sous-ensemble de cellules tumorales qui semblent être responsables du « retour » de la tumeur après le traitement. Parvenir à supprimer ces cellules tumorales responsables, permettrait de venir à bout des cancers pharmaco-résistants. Une recherche prometteuse publiée dans l’édition du 1er août de la revue Science.

 

Les souris ont été génétiquement modifiées pour présenter une forme très agressive de cancer du cerveau, un glioblastome, une forme qui récidive fréquemment après une chimiothérapie chez les humains et ne laisse qu’une survie moyenne d’un an après le diagnostic. C'est le type le plus fréquent de tumeur maligne du cerveau chez l'homme, un type très agressif qui revient souvent après ablation chirurgicale. Les chercheurs ignorent comment ce cancer récidive. 

 

Les souris ont été traitées avec un anti-cancéreux (témozolomide). Puis les scientifiques ont identifié, par analyses génétiques, un sous-ensemble de cellules tumorales qui semblaient être responsables de la récidive de la tumeur après le traitement.

 

Sur culture cellulaire, les chercheurs montrent que le type de cellules identifiées semble permettre la croissance de la tumeur primitive mais aussi la récidive des tumeurs après une chimiothérapie.

 

 

Une voie de recherche intéressante, soulignent les auteurs, car il pourrait bien y avoir un moyen de tuer ces cellules souches cancéreuses et, dans ce cas, de développer un traitement pour les types de cancer résistants aux traitements conventionnels. Il faudra encore du temps, précisent les scientifiques, pour tenter d'aboutir à un nouveau traitement pour les humains, mais, dans cette attente, leur recherche apporte déjà de précieuses données sur le processus de développement et de récidive de ce type de cancer du cerveau.

 

 

Sources: Nature doi:10.1038/nature11287online August 1 2012A restricted cell population propagates glioblastoma growth after chemotherapy et doi:10.1038/nature11344Defining the mode of tumour growth by clonal analysis(Vignette NHS, Visuel Tuft University “Breast cancer stem cells (CSCs)”)

 

 

Cancer : les cellules souches, bouclier contre la chimiothérapie.

Des cellules souches génétiquement modifiées ont protégé trois patients atteints d’une tumeur au cerveau des effets secondaires graves d’une chimiothérapie et ont augmenté leurs chances de survie. L’un d’entre eux est toujours vivant trois ans après. Cette technique, novatrice, promet de belles perspectives si son efficacité se confirme à plus grande échelle.

 

C’est tout le paradoxe. La chimiothérapie sauve des vies en détruisant les cellules cancéreuses, mais entraîne de lourds désagréments. Ces médicaments manquent parfois de spécificité et s’attaquent aussi à des tissus sains de l’organisme. Un dilemme dramatique qui pose problème.

Prenons le cas du glioblastome, une tumeur au cerveau (la glie étant le tissu de soutien de l’encéphale). Ce cancer est très agressif et bien souvent fatal. Les traitements chimiothérapiques qu’on lui oppose ne suffisent pas, car souvent, un gène, appelé Mgmt, est surexprimé par les cellules tumorales et code pour une enzyme qui va réparer les dégâts causés par le médicament. Pour compenser, les thérapies ajoutent un composé, la benzylguanine, qui inhibe Mgmt.

 

Mais cette fois, on crée un autre problème. Les cellules de la moelle osseuse, celles qui vont se transformer en globules rouges (transport de l’oxygène dans le sang) et en globules blancs (système immunitaire), ne survivent pas au traitement à base de benzylguanine. S’ensuit inéluctablement un affaiblissement général de la santé du patient : plus grande susceptibilité aux infections et fatigue importante. Les médecins doivent alors arrêter la médication, mais la chimiothérapie n’a pas éliminé la tumeur. Face à cette impasse, les patients ont peu de chances de s’en sortir.

 

Des cellules souches génétiquement modifiées.

 

Les scientifiques cherchent donc à contourner ce problème. Et des chercheurs du Centre de recherche contre le cancer Fred Hutchinson à Seattle (États-Unis) viennent d’apporter dans Science Translational Medicine une solution convaincante : des cellules souches génétiquement modifiées en guise de bouclier.

 

Il existe une version mutée du gène Mgmt, appelée P140K. Ce variant confère aux cellules une protection contre le principe actif de la chimiothérapie et contre la benzylguanine. Les auteurs ont prélevé des cellules souches sanguines dans la moelle osseuse de trois individus diagnostiqués avec un glioblastome. À l’aide d’un virus, le génome de ces cellules a été complété par P140K. Une chimiothérapie plus tard, ces cellules génétiquement modifiées ont été réinjectées dans chacun des patients.

 

Une chimiothérapie sans effet secondaire

 

Hans-Peter Kiem, qui a supervisé le travail, se réjouit du résultat. « Nous avons découvert que les malades toléraient mieux la chimiothérapie [...] que les patients qui dans des études précédentes n’avaient pas reçu une telle transplantation. »

 

Au fur et à mesure, les cellules souches se sont transformées en globules rouges ou blancs matures, et entre 40 et 60 % d’entre eux étaient porteurs de P140K. Les cellules sanguines étaient donc protégées de la chimiothérapie, mais pas les cellules tumorales.

 

Cela ne les a malheureusement pas sauvés de leur terrible maladie. Les patients ont survécu vingt-deux mois en moyenne après la transplantation, alors que la moitié des victimes ne dépassent pas treize mois. L’un d’eux est cependant toujours vivant et se porte même bien, alors que la thérapie a eu lieu trente-quatre mois plus tôt.

 

Maintenant que le procédé a été établi pour la première fois, il reste à s’assurer de l’efficacité chez un plus grand nombre de malades, en menant une étude à large échelle. Si l’efficacité est avérée, d’autres cancers impliquant un gène Mgmt trop réactif, comme certaines tumeurs au poumon ou au côlon, pourraient se traiter selon ce principe. Et de faire des survivants du cancer des êtres humains génétiquement modifiés ! 

 

Source: Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

 

Le glioblastome est la tumeur maligne au cerveau la plus fréquente et la plus agressive. Sans traitement, elle est mortelle en trois mois. Sur cette radiographie, on aperçoit le glioblastome, qui correspond à une tâche plus claire. © A. Christaras, Wikipédia, cc by sa 3.0

 

 

 

Cancer du cerveau : les promesses d’un vaccin thérapeutique.

Les résultats d’un essai clinique de phase 2 visant à tester une nouvelle stratégie de traitement des glioblastomes sont encourageants.

 

Un vaccin thérapeutique, visant à stimuler les défenses immunitaires de manière à ce qu’elles s’attaquent aux tumeurs, a permis de prolonger la vie de patients atteints de glioblastome, le plus grave des cancers du cerveau. 

 

Ce vaccin thérapeutique est personnalisé pour chaque patient. Il est préparé à partir d’échantillons de leur propre tumeur. Son efficacité a été évaluée aux Etats-Unis, chez 40 patients.

 

Les résultats encourageants obtenus devraient rapidement conduire au lancement d’un nouvel essai dans lequel le vaccin sera associé au bevacizumab, un médicament déjà utilisé dans la prise en charge des glioblastomes. Les chercheurs pensent que cette association pourrait apporter un bénéfice encore plus important aux patients.

 

Résultats présentés au congrès de l’American Association of Neurological Surgeons le 17 avril 2012, à Miami

 

 

 

Source: Fondation ARC.

Tumeur au cerveau-3ième round en suspens.

 

Plusieurs jours se sont écoulés depuis que j'ai annoncé qu'il y avait de l'activité dans ma tumeur. Il a fallu que j'attende après les médecins pour qu'une décision soit prise. Alors voilà, on n'est pas avancé, si ce n'est que l'on ne parle plus d'une biopsie, mais d'une opération éventuellement. Pas tout de suite, on continue d'attendre et voir l'évolution de la tumeur. Vous me direz pourquoi? Tout simplement parce qu'il s'agit d'une opération comportant des risques et qu'il s'agit de la troisième fois. Alors le neurochirurgien désire attendre qu'elle ait atteint une certaine proportion avant d'opérer et par le fait même minimiser les risques éventuels.

 

 

Vous savez qu'une de mes peurs est qu'elle se soit mutée en glioblastome, d'après la forme que l'on aperçoit sur les IRM, il semblerait que ce ne soit pas le cas. Cependant nous ne pouvons pas être sûres à 100%, ce ne sera que lors de l'analyse des tissus que l'on pourra avoir la confirmation du stade. C’est donc somme toute une bonne nouvelle.  Je peux donc préparer mon déménagement et m'installer avant la prochaine résonance. Je vous parlais des projets que j'aurais à oublier ou à mettre en suspens. Un de ses projets était la vente du condo et l'achat d'un duplex. L'idée étant que mon frère habite le haut et moi le bas. Comme cela s'il m'arrivait quoique se soit, il serait tout près et pourrait m'aider. L'idée était bonne et à franchement parler, lorsque nous avons envisagé  ce projet, nous étions loin de nous douter que quelques mois plus tard on parlerait d'une récidive à plus ou moins longue échéance, nous comptions sur le fait que j'avais été 9 ans sans rechute.

 

 

J'ai donc fait part de mon projet à mon médecin et lui ai demandé son avis. Alors voici la réponse: si je pense a un projet à long terme, on ne peut pas se prononcer, si par contre je pense à ce projet pour une période de 3 a 5 ans, alors cela pourrait se réaliser, car même si on parlait d'un glioblastome, le temps de m'opérer, de faire la chimiothérapie et cette fois-ci la radiothérapie bien le tout se passerait dans un délai de 18/24/36mois et si cette dernière reste au même stade cela irait jusqu'a 5 ans. On comprend ici que l'on parle avec les traitements qui sont disponibles maintenant,  avec les nouveaux traitements qui feront leurs apparitions on ne peut se prononcer.

 

 

Alors voilà en gros. ON NE SAIT PAS! Quelques fois j'ai l'impression de vivre avec une bombe à retardement dans le cerveau et je ne sais pas lorsqu'elle décidera d'exploser. Pathétique, franchement très pathétique! On a donc décidé de louer au lieu d'acheter et profiter de l'occasion pour planifier un voyage. Nous nous étions dit ma grande amie et moi que pour nos 50ans nous fêterions cela à Paris, alors deux ans après on va peut-être finalement réaliser ce rêve. Prochaine résonance juin 2012, après le déménagement.