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2-L'Angoisse cette émotion qui nous étouffe!

L'Inconnu est porteur d'angoisse

de Nadine Gordimer.

 

L'angoisse, l'anxiété, la panique et la dépression sont tous des symptômes que nous vivrons, à plus moins grande échelle, au cours de la maladie.  Est-ce normal? Je suppose que oui. Est-ce inévitable? Encore là, je suppose que oui.  J'ai mentionné à plusieurs reprises l'importance de vivre au PRÉSENT et quelques pistes pour y arriver afin de soulager et même éliminer ces symptômes. Malheureusement pour certains d'entre nous, ces techniques peuvent ne pas être suffisantes, il ne faut donc pas hésiter et parler avec son médecin ou oncologue. 

 

 

Il existe de l'aide extérieure, notamment des neuropsychiatres qui sauront vous aider, soit à l'aide de thérapie et/ou médicaments.  On se dit tous qu'on peut y arriver, que l'on peut contrôler tous ces sympômes et bien souvent, c'est vrai, on peut y arriver. MAIS il arrive quelques fois, malgré toute notre bonne volonté ,que l'on ai besoin d'aide extérieure et ça, il faut qu'on le reconnaisse et qu'on accepte de se faire aider, sans porter de jugement sur nous-même.  Nous ne sommes pas des supermans ou superwomans, non, simplement des êtres humains qui passons par une gamme d'émotions, suite au diagnostic de tumeur cérébrale sans oublier les traitements de chimiothérapies, radiothérapies et opérations dans certains cas.

 

 

Ce n'est pas toujours évident.  Chacun d'entre nous  essayons de garder notre équilibre et quelques fois, on a l'impression que l'on nage à contre-courant et que la bataille est perdue d'avance. Mais comme je le disais dernièrement, tant que l'on a un souffle de vie, rien n'est perdu et tout est possible. Il s'agit d'y croire, on a pas choisi d'avoir une tumeur cérébrale, mais on peut choisir chaque jour, qu'elle ait le moins d'influence négative sur notre vie. 

 

 

 

 

Parcours d'une combattante.....suite 1

Vendredi 3 avril 2009 munit de mes pilules de chimiothérapies Témodal ainsi que de mes anti-nauséeux Kytril je m’apprête à débuter mon premier traitement.Bon, ily a aussi des effets secondaires avec le Kytril, mais de vous à moi, les quelques effets secondaires possibles peuvent être aussi causés par le Temodal.Toujours est-il, je suis donc les instructions, soit la prise du Kytril 1 heure avant la chimiothérapie.Je suis donc en pyjama, car je me dis qu’après  je monte me coucher, comme cela je ne sentirai pas les effets secondaires.

 

Espoir, espoir, que je peux donc être naïve quand je veux.Je passerai sur les détails, mais juste vous dire que le reste de la nuit j’étais assise sur la cuvette de la toilette, la tête dans le bain parce que c’était plus facile et que j’étais tellement épuisée entre la diarrhée, les nausées et vomissements que j’ai dormie sur le sol de la salle de bain, mon chien à l’entrée de la porte, piteux de me voir dans cet état.Certains se demanderont pour quoi le plancher de la salle de bain et pas le confort de mon lit. Bien, ma chambre était au deuxième étage et pas de salle de bain au deuxième, que voulez-vous, le charme des veilles maisons de plus de 75 ans..

 

Alors durant les 5 jours de chimiothérapies et pendant les 6 mois qu’ont duré le traitement, je vivrai avec les nausées, vomissements et diarrhées, et ce, malgré les prises d’anti-nauséeux de toutes sortes.Normalement, j’aurais dû n’avoir ces effets secondaires que pendant la prise de la chimiothérapie, malheureusement j’ai vécus avec les nausées et ce goût ferreux (effets secondaires du Témodal) dans la bouche durant les 6 mois, et ce, presque tous les jours.Pas facile de bien s’alimenter lorsqu’on pense ou on regarde un aliment et que la nausée pointe son nez.

 

Lorsqu’on prend des traitements de chimiothérapies on s’attend à être malade, combien de films nous ont montré des imagesde gens malades, cependant on ne nous parle pas des effets sur le moral, du changement possible de personnalité, des variations rapides de l’humeur, ni de l’après-chimiothérapie.Plusieurs penseront que ce n’est que lors de la prise en tant que telle que nous avons des effets secondaires, mais en réalité il ne s’agit pas de 5 petits jours miséreux, mais plus tôt des jours suivants, ou l’on aura l’impression de n’être pas capable de s’habiller tellement notre corps est sensible et que le simple fait de le faire nous demande un effort de volonté. Qu’il est plus facile de prendre seulement un déjeuner que 3 repas par jour, non seulement à cause des nausées, mais tout simplement, parce qu’on n’a pas réellement le goût ou bien l’énergie pour penser et exécuter un repas et qu’à la fin cela se finit avec une soupe ou bien des toasts ou des céréales.Et au moment où l’on commence a remonter la pente et que l’on a quelques jours de grâce on arrive au prochain traitement.

 

Ce n’est qu’au troisième traitement que l’idée d’en finir a fait son apparition, je revenais de Montréal à bord de ma jeep lorsque je me mis à penser qu’en frappant un mur de brique, mes problèmes seraient réglés et que je n’aurais plus à souffrir.C’était la première fois, mais pas la dernière que telles pensées m’envahissaient.Je me disais que c’était parce que j’étais épuisée et que peut-être qu’il s’agissait d’un des effets secondaires du Témodal, mais l’idée revenait par alternance.Au quatrième traitement j’en fis part à mon oncologue qui me référa à une neuropsychiatre.