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Il y a des jours où.....................

Il y a des jours et des nuits où l’on a encore l’impression que le train nous a passée dessus. Ça n’arrive pas souvent, quelques fois par année, mais ça peut durer des jours sinon des semaines. Cette dernière année j’ai remarqué que cela arrivait souvent avec un épisode de maux de tête.  Alors il faut que je prenne mon mal en patience, mais n’empêche que cela m’épuise non seulement physiquement, mais aussi moralement et comme la majeure partie des gens qui souffrent, je me renferme dans mon cocon et j’attends que tout cela se passe.

 

En général, je ne sais jamais quand cela va m’arriver.  Cela peut être causé par la température, le stress, la nourriture (chocolat, café, vin etc). Mais là je sais ce qui a provoqué la crise, tout simplement les travaux effectués à côté de chez moi.  Des heures de sablage et l’application de Varathane et enfin après trois jours la paix! Non! Mon voisin d’en face qui décide de sabler ses meubles parce qu’il déménage à la fin du mois et qu’il veut revamper ces vieux meubles. Même en lui disant que j’ai la tête qui va exploser à force d’entendre cette maudite sableuse, celui-ci décide de continuer,  il n’en a rien a foutre que j’ai mal ou non, tout ce qui importe c’est qu’il finisse son maudit meuble, et j’aurai la paix que plusieurs heures plus tard.

 

Les gens se foutent complètement que tu aies mal ou pas, pourvu que tu ne déranges pas leur vie c’est tout ce qui importe. C’est quelque peu frustrant et dans ces moments-là la rage étouffe mon coeur. Faut-il avoir souffert physiquement ou psychologiquement pour comprendre la douleur des autres. Sommes-nous dans une société tellement égocentrique que la douleur humaine ne nous atteint point à moins qu’il ne s’agisse d’enfants ou d’animaux.  Que s’est-il passé ces dernières décennies pour que notre société devienne si égoïste. Où est passé le temps où l’on ouvrait la porte à une personne âgée, ou l’on donnait notre siège d’autobus à une femme enceinte. Où l’on aidait un voisin malade ou tout simplement où l’on prenait la peine de s’arrêter quelques instants et discuter avec un malade, une personne seule ou âgée. Que sait-il passé pour que les valeurs auxquels nos ancêtres croyaient disparaissent en quelques décennies.  J’aimerais bien comprendre!

 

Je sais qu’il existe encore des personnes qui croient et pratiquent ces valeurs. Je ne condamne pas toute la société, non! Mais si chacun d’entre nous s’arrêtait quelques minutes pour prendre le temps de regarder autour de lui  et consacrer quelques instants au bien-être d’un autre être humain.  Sait-on jamais, peut-être serons-nous le prochain à être malade, seul et âgé.

 

CANCER du CERVEAU: Ces cellules souches coupables de récidive

Certaines cellules souches cancéreuses peuvent déclencher la récidive de certains cancers, selon cette étude de l'Université du Texas, soutenue par les National Institutes of Health (NIH), qui a étudié le cancer du cerveau chez la souris. Les chercheurs ont pu identifier un sous-ensemble de cellules tumorales qui semblent être responsables du « retour » de la tumeur après le traitement. Parvenir à supprimer ces cellules tumorales responsables, permettrait de venir à bout des cancers pharmaco-résistants. Une recherche prometteuse publiée dans l’édition du 1er août de la revue Science.

 

Les souris ont été génétiquement modifiées pour présenter une forme très agressive de cancer du cerveau, un glioblastome, une forme qui récidive fréquemment après une chimiothérapie chez les humains et ne laisse qu’une survie moyenne d’un an après le diagnostic. C'est le type le plus fréquent de tumeur maligne du cerveau chez l'homme, un type très agressif qui revient souvent après ablation chirurgicale. Les chercheurs ignorent comment ce cancer récidive. 

 

Les souris ont été traitées avec un anti-cancéreux (témozolomide). Puis les scientifiques ont identifié, par analyses génétiques, un sous-ensemble de cellules tumorales qui semblaient être responsables de la récidive de la tumeur après le traitement.

 

Sur culture cellulaire, les chercheurs montrent que le type de cellules identifiées semble permettre la croissance de la tumeur primitive mais aussi la récidive des tumeurs après une chimiothérapie.

 

 

Une voie de recherche intéressante, soulignent les auteurs, car il pourrait bien y avoir un moyen de tuer ces cellules souches cancéreuses et, dans ce cas, de développer un traitement pour les types de cancer résistants aux traitements conventionnels. Il faudra encore du temps, précisent les scientifiques, pour tenter d'aboutir à un nouveau traitement pour les humains, mais, dans cette attente, leur recherche apporte déjà de précieuses données sur le processus de développement et de récidive de ce type de cancer du cerveau.

 

 

Sources: Nature doi:10.1038/nature11287online August 1 2012A restricted cell population propagates glioblastoma growth after chemotherapy et doi:10.1038/nature11344Defining the mode of tumour growth by clonal analysis(Vignette NHS, Visuel Tuft University “Breast cancer stem cells (CSCs)”)

 

 

Cancer : les cellules souches, bouclier contre la chimiothérapie.

Des cellules souches génétiquement modifiées ont protégé trois patients atteints d’une tumeur au cerveau des effets secondaires graves d’une chimiothérapie et ont augmenté leurs chances de survie. L’un d’entre eux est toujours vivant trois ans après. Cette technique, novatrice, promet de belles perspectives si son efficacité se confirme à plus grande échelle.

 

C’est tout le paradoxe. La chimiothérapie sauve des vies en détruisant les cellules cancéreuses, mais entraîne de lourds désagréments. Ces médicaments manquent parfois de spécificité et s’attaquent aussi à des tissus sains de l’organisme. Un dilemme dramatique qui pose problème.

Prenons le cas du glioblastome, une tumeur au cerveau (la glie étant le tissu de soutien de l’encéphale). Ce cancer est très agressif et bien souvent fatal. Les traitements chimiothérapiques qu’on lui oppose ne suffisent pas, car souvent, un gène, appelé Mgmt, est surexprimé par les cellules tumorales et code pour une enzyme qui va réparer les dégâts causés par le médicament. Pour compenser, les thérapies ajoutent un composé, la benzylguanine, qui inhibe Mgmt.

 

Mais cette fois, on crée un autre problème. Les cellules de la moelle osseuse, celles qui vont se transformer en globules rouges (transport de l’oxygène dans le sang) et en globules blancs (système immunitaire), ne survivent pas au traitement à base de benzylguanine. S’ensuit inéluctablement un affaiblissement général de la santé du patient : plus grande susceptibilité aux infections et fatigue importante. Les médecins doivent alors arrêter la médication, mais la chimiothérapie n’a pas éliminé la tumeur. Face à cette impasse, les patients ont peu de chances de s’en sortir.

 

Des cellules souches génétiquement modifiées.

 

Les scientifiques cherchent donc à contourner ce problème. Et des chercheurs du Centre de recherche contre le cancer Fred Hutchinson à Seattle (États-Unis) viennent d’apporter dans Science Translational Medicine une solution convaincante : des cellules souches génétiquement modifiées en guise de bouclier.

 

Il existe une version mutée du gène Mgmt, appelée P140K. Ce variant confère aux cellules une protection contre le principe actif de la chimiothérapie et contre la benzylguanine. Les auteurs ont prélevé des cellules souches sanguines dans la moelle osseuse de trois individus diagnostiqués avec un glioblastome. À l’aide d’un virus, le génome de ces cellules a été complété par P140K. Une chimiothérapie plus tard, ces cellules génétiquement modifiées ont été réinjectées dans chacun des patients.

 

Une chimiothérapie sans effet secondaire

 

Hans-Peter Kiem, qui a supervisé le travail, se réjouit du résultat. « Nous avons découvert que les malades toléraient mieux la chimiothérapie [...] que les patients qui dans des études précédentes n’avaient pas reçu une telle transplantation. »

 

Au fur et à mesure, les cellules souches se sont transformées en globules rouges ou blancs matures, et entre 40 et 60 % d’entre eux étaient porteurs de P140K. Les cellules sanguines étaient donc protégées de la chimiothérapie, mais pas les cellules tumorales.

 

Cela ne les a malheureusement pas sauvés de leur terrible maladie. Les patients ont survécu vingt-deux mois en moyenne après la transplantation, alors que la moitié des victimes ne dépassent pas treize mois. L’un d’eux est cependant toujours vivant et se porte même bien, alors que la thérapie a eu lieu trente-quatre mois plus tôt.

 

Maintenant que le procédé a été établi pour la première fois, il reste à s’assurer de l’efficacité chez un plus grand nombre de malades, en menant une étude à large échelle. Si l’efficacité est avérée, d’autres cancers impliquant un gène Mgmt trop réactif, comme certaines tumeurs au poumon ou au côlon, pourraient se traiter selon ce principe. Et de faire des survivants du cancer des êtres humains génétiquement modifiés ! 

 

Source: Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

 

Le glioblastome est la tumeur maligne au cerveau la plus fréquente et la plus agressive. Sans traitement, elle est mortelle en trois mois. Sur cette radiographie, on aperçoit le glioblastome, qui correspond à une tâche plus claire. © A. Christaras, Wikipédia, cc by sa 3.0