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2-Peur de la mort ou peur de mourir?

 

«Je n'ai pas peur de mourir parce que je ne connais pas la mort.  Mais j'ai peur de ne plus vivre parce que je connais la vie!»

 De Anonyme, Extrait d'un film au profit de la lutte contre le sida.

 

Comme je l'ai déjà mentionné, je ne me suis jamais posé la question pourquoi moi, qu'est-ce que j'avais fait pour mériter tout cela?  Par contre, lorsque je regarde derrière moi, j'ai la conviction qu'il fallait que je passe par là pour comprendre certaines choses de la vie, pour atteindre une certaine sérénité. 

 

J'ai toujours été d'un tempérament optimiste et quoiqu'il m'arrive de voir plus sombres certains jours, j'en arrive toujours à me dire que cette maladie ne doit pas m'empêcher de vivre.  Car la peur de VIVRE est toujours plus néfaste que la peur de mourir ou la peur de la mort.   En fait, je pense qu'elle doit être la plus grande peur que l'on puisse affronter que l'on soit atteint d'une maladie incurable, handicapé ou tout simplement en bonne santé.  Alors, comment savoir quelle est notre réelle peur?  En ce qui me concerne, ce fût en y faisant face.  Cela m'a permis de faire un choix et ce choix fût celui de vivre. 

 

VIVRE MAINTENANT, non pas dans le passé ni dans le futur, mais MAINTENANT!  Cela n'empêche pas de faire des projets futurs, non bien au contraire, les rêves, les projets, les désirs, sont des objectifs à atteindre.  Sinon nous ne faisons que voir le train qui passe.  On a tous le choix, prendre le train ou le laisser passer.  Moi j'ai choisi de le prendre et de savourer chaque arrêt jusqu'au terminus.  Mes peurs m'accompagnent, mais ne régissent pas ma vie et lorsqu'elles ont tendances à vouloir prendre plus de place certains jours, alors je me dis que cela fait aussi partie de la vie et que je dois composer avec avant de leur donner moins d'importance. 

 

Je pense qu'il nous faut toute une vie pour apprendre à VIVRE!  La plénitude, le bonheur, la satisfaction d'une vie ne tiennent pas à sa durée, mais à sa qualité, c'est du moins ce que cette maladie m'a appris. Alors ai-je peur de Vivre, non! Peur de mourir! Peut-être puisque je ne sais pas ce qui m'attend, même si je pense que j'aurai droit à une autre vie sous quelque forme que ce soit! Peur de la mort, non!

 

Au bout du compte, toutes ses interrogations, ses incertitudes, ne sauront trouver écho que lorsque je serai morte, départie de mon enveloppe charnelle sur cette terre.  J'ose espérer que mes convictions ne sont pas utopiques et que j'aurai les réponses à ce moment-là.  Entre-temps, au-delà de toutes ses interrogations, il me faut VIVRE et SAVOURER chaque INSTANT, car c'est ce qui est le plus IMPORTANT, le MOMENT PRÉSENT.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La colère, cette émotion si frustrante.

On dit que la colère est une émotion qui traduit la souffrance et que pour la calmer il s'agit d'identifier le mal être.  Faut pas être divin pour comprendre que cette année j'ai ma dose avec ce maudit cancer qui ravi les êtres que j'aime.  Je regarde autour de moi et je vois des personnes d'exceptions mourir après un combat acharné contre cet ennemi. 

 

J'essaie d'être et de rester positive mais quelques fois quand je perds quelqu'un que j'aimais à cause de cette maladie,  je suis envahie par une bouffée de colère qui reste quelques jours et qui s'éloigne de moi  pour laisser place à la peine et à un sentiment d'impuissance.  Processus de deuil je suppose, mais c'est chiant quand même. 

 

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Deuil | Etre positif

Les liens qui se tissent.

 

Il y a une semaine, Benoit, mon ami blogueur écrivait un billet que je vous invite à lire et que j'ai pris connaissance seulement aujourd'hui. Pourtant, régulièrement je visite son blogue, une écriture si belle, des sujets qui nous touchent et nous interpellent comme ce billet intitulé Encore des larmes... Toute la journée j'ai pensé à Benoit, à son amie, aux amis(es) que l'on côtoie sur Facebook ou sur le Net par l'intermédiaire de leurs blogues. À ceux qui nous lisent et qui osent cliquer Jaime ou mettre un commentaire, aux autres qui passent et ne disent rien, mais que l’on sait atteint directement ou indirectement par le cancer. Je ne peux cacher que son billet m’a émue, plus que je ne l’aurai cru. C’est toujours comme ça lorsque le cancer fini par avoir raison sur son adversaire. Une réflexion sur nous-mêmes, sur notre propre combat et sur notre propre mort. On n’y pense pas tous les jours, non, loin de là!  On pense surtout à vivre et à profiter de la vie, des parents, enfants et amis(es), mais dans ces moments-là, bien pas le choix, ça nous ramène à notre propre finalité.

 

Les amis(es) que l’on se fait, ceux que j’appelle mes sœurs et frères de combat, sont aussi importants que les amis(es) qui nous entourent et qui nous ont connus dans nos bons moments, ceux où l’on avait toute notre énergie, où nous étions actifs et productifs . Ceux-là savent qui nous étions avant que le crabe n’embrase notre corps et dans leur regard on peut voir la désolation, l’interrogation, le soulagement de n’être pas confronté à ce dernier. Ils s’attendent à ce que nous nous battions comme de bons petits soldats, il arrive même que quelques-uns nous mettent sur un piédestal parce que nous menons notre combat comme des grands.

 

Par contre, il y a ceux qui ne comprennent pas que nous refusions tels ou tels traitements ou tout simplement, comme l’a si bien écrit Benoit, nous décidions de laisser la vie suivre son cours. Ceux-là disparaissent de notre vie soit par eux-mêmes, soit nous les invitons à le faire. Il arrive même quelques fois, aux hasards des rencontres que nous faisons, que d'anciennes amitiés renaissent. La vie met sur notre passage, les gens dont on a besoin et non pas ceux que l'on croit avoir besoin. C’est ce que j’ai appris au cours des dernières années.

 

Pourquoi nous sentons-nous si tristes lorsque l’on perd une sœur, un frère de combat, qu’on n’a pas nécessairement connu avant la maladie et qui bien des fois vivent à des kilomètres de notre lieu de résidence. Tout simplement parce que nous perdons un peu de cette énergie qui circulait entre nous. C’est difficile a expliquer, mais savoir que quelqu’un, quelque part vit dans ses tripes ce que nous vivons, ressent ce que nous ressentons, comprends ce qu’à demi-mot on essaie de dire. C’est la force qui nous permet de continuer ce combat et lorsque l’on perd l’un d’entre nous, alors c’est un peu de notre énergie qui s’en va avec lui.

 

Nous sommes peu à écrire ce que nous vivons, à mettre à nu nos tripes sur la table. Quelques-uns qui ont découvert que l’écriture aidait à rester en vie et que le fait de communiquer ce que nous vivons ou ressentons pourrait aider quelqu’un. Et des quelques-uns il y a en beaucoup, puisqu’après un an d’activités sur mon blogue vous être plus de 5000 à venir le lire, et ce de par le monde, ce qui me fait plaisir tout comme me peine, car parmi vous, il y a des sœurs et des frères de combat qui me lisent silencieusement. J’ose espérer que mes propos vous aide dans votre combat et qui que vous soyez, mes pensées vous accompagnent.  Merci d’être là, car à travers vous je puise mon énergie pour continuer à me battre.

 

 

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Conviction | Réflexion

ASPIRINE et moindre risque de décès par cancer, de nouvelles données.

Au mois de mars dernier, j'écrivais un billet intitulé ''Cancer: faut-il prendre un peu d'aspirine tous les jours ?''  je joins donc les nouvelles données parues dans le Journal of the National Cancer Institute.

 

De nouvelles preuves sur l’association entre la prise quotidienne d'aspirine et la réduction du risque de décès par cancer nous sont apportées par cette étude, sur plus de 100.000 patients, publiée dans l’édition en ligne du 10 août, du Journal of the National Cancer Institute. Une étude qui aboutit néanmoins à une réduction inférieure à celles précédemment observées et recommande donc la prudence quant à l’utilisation élargie de l’aspirine à la prévention de certains cancers.

Une analyse récente d’essais randomisés sur l’effet d’une prise quotidienne d’aspirine sur la prévention des événements vasculaires, publiée en mars dernier dans The Lancet, avait suggéré une réduction de 37% de mortalité par cancer chez les utilisateurs d’aspirine pendant 5 ans ou plus. Ces chercheurs américains de la Cancer Society ont analysé ici, et suivi sur 11 ans, les données de 100.139 participants âgés de l’étude cohorte Cancer Prevention Study II Nutrition, utilisateurs auto-déclarés d’aspirine et sans cancer au début de l'étude.

Une réduction moyenne de 16% : Les auteurs constatent qu’une utilisation quotidienne d’aspirine est à nouveau associée à une réduction du risque de mortalité par cancer, ici de 16%. Cette réduction du risque de décès varie selon les cancers, allant de 12% pour les cancers hors tube digestif à 40% pour les cancers de l'œsophage, de l'estomac et le cancer colorectal.

Certes, cette réduction observée est inférieure aux précédents résultats, en particulier ceux de l’étude du Lancet. Le Dr Jacobs, co-auteur de l’étude précise donc qu’il reste à ce stade des données encore prématuré de recommander la prise d’aspirine pour prévenir certains cancers et rappelle, que même à faible dose, l'aspirine peut augmenter considérablement le risque de saignements. Ce type de décision doit donc être pris en fonction de l'histoire médicale de chaque patient et sur prescription médicale, bien sûr.

Source: Journal of the National Cancer Institute online August 10, 2012 DOI:10.1093/jnci/djs318 Daily Aspirin Use and Cancer Mortality in a Large US Cohort

 

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Cancer : faut-il prendre un peu d’aspirine tous les jours ?

Source:  Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

 

Trois études parues simultanément mettent en avant le rôle bénéfique de l’aspirine dans la lutte contre le cancer : diminution des risques de développer la maladie, de présenter des métastases et d’en mourir. Alors devrions-nous consommer des microdoses d’aspirine tous les jours ? Les experts sont réservés.

 

Un mal de tête ? Un peu de fièvre ? Vite, un cachet d’aspirine. Ce médicament si banal pourrait, en plus d’atténuer les céphalées et faire retomber la température, lutter conter le cancer en limitant son occurrence, en diminuant les risques de présenter des métastases et la mortalité des tumeurs.

 

C’est ce que viennent d’affirmer trois études menées par des chercheurs de l’université d’Oxford, parues dans The Lancet (pour deux d’entre elles) et dans The Lancet Oncology.

 

Ces scientifiques n’en sont pas à leur coup d’essai, puisqu’ils avaient déjà montré en 2007 que l’aspirine absorbée quotidiennement pendant dix ans diminuait les risques d'apparition de cancers colorectaux, tandis qu'en 2010 ils révélaient qu'elle permettait une réduction globale de la mortalité par cancer.

 

L’aspirine, une arme anticancer.

 

Un premier travail a repris les données émanant de travaux concernant l’effet d’une consommation quotidienne d’aspirine sur les événements cardiaques. La mortalité par cancer y figurait également. Ainsi, la survie des consommateurs réguliers d’acide acétylsalicylique (principe actif de l’aspirine) a été comparée à celle des témoins.

 

L’analyse de 77.549 patients issus de 51 essais cliniques a montré que l’aspirine diminuait les risques de mortalité par cancer de 26 %, et que ce chiffre s’élevait à 37 % lorsque le traitement était maintenu pendant cinq ans. Dans un second temps, en épluchant les résultats de 35.535 autres participants, les chercheurs en sont parvenus à la conclusion que le célèbre médicament abaissait de 23 % chez les hommes et de 25 % chez les femmes les probabilités de survenue d’un cancer après trois ans de consommation quotidienne.

 

Dans une deuxième étude, il s’agit de se focaliser sur 17.285 personnes ayant participé à 5 essais randomisés sur la prévention des accidents cardiovasculaires, suivis en moyenne pendant plus de six ans. L'intérêt particuler était ici d'évaluer le lien entre les 75 mg d’aspirine avalés chaque jour et le développement de métastases dans les cancers. D’une manière générale, les risques que les tumeurs colonisent d’autres organes sont inférieurs de 36 % chez les personnes traitées avec le médicament.

 

La troisième étude s’intéresse quant à elle à l’apparition de cancer chez les utilisateurs d’acide acétylsalicylique. Une confirmation pour les chercheurs de leurs travaux précédents, puisqu’il y est établi que les risques de développer un cancer colorectal sont abaissés d’environ 40 %, et qu’il en est approximativement de même pour les tumeurs œsophagiennes, stomacales, biliaires ou mammaires.

 

La communauté scientifique convaincue… ou presque.

 

Ces résultats ne suscitent pas une ferveur totale de la communauté scientifique. Si certains s’en réjouissent, d’autres les reçoivent avec bien plus de modération. Certains rappellent que les études sur lesquelles ils se sont basés ont été réalisées par des cardiologues, et non des cancérologues, qui n’ont peut-être pas toujours retenus les critères les plus pertinents ni mené toutes les investigations de la meilleure façon.

 

Dans un article, toujours publié dans la même édition de The Lancet, qui vient en commentaire de ces résultats, Andrew Chan et Nancy Cook, chercheurs à Harvard, s’étonnent que ces scientifiques n’aient pas inclus dans leurs travaux deux études menées aux États-Unis, publiées en 1998 et 2005, qui ne montraient aucun effet de l’aspirine sur la prévention du cancer. Ce qui ne les empêche pas, malgré tout, de reconnaître la pertinence globale des résultats.

 

Qu’attendons-nous pour nous gaver d’aspirine ?

 

Alors devons-nous pour autant nous jeter sur les plaquettes d’aspirine ? Méfiance ! Premièrement, l’acide acétylsalicylique n’est pas complètement dénué d’effets secondaires. Une étude parue en début d'année dans les Archives of Internal Medicine indiquait qu’une faible consommation quotidienne du médicament présentait davantage de risques pour la santé que de bénéfices. Chez les 100.000 participants, on constatait certes une diminution de 10 % de l’apparition de maladies cardiovasculaires, mais aucune baisse significative de la mortalité et même, en contrepartie, 30 % de risques en plus de présenter des saignements internes.

 

D’autre part, la dose utilisée dans ces études est faible, inférieure à celle contenue dans les cachets vendus en pharmacie. Rien n’indique qu’absorber une quantité supérieure aura davantage de répercussions bénéfiques sur la santé, en revanche tout porte à croire que cela augmentera les effets secondaires nocifs que le médicament peut engendrer, notamment concernant les maux d’estomac, mais aussi des saignements au niveau de l’estomac, des intestins et du cerveau.

 

Si les bénéfices de l’aspirine sur les maladies cardiovasculaires sont avérés, puisque le médicament fluidifie le sang, les médecins sont beaucoup plus réticents à délivrer à leurs patients sains les pilules aux propriétés miraculeuses. Sans compter que la molécule est contrindiquée dans certaines conditions, comme l’hémophilie ou dans le cas d’une allergie à certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofène par exemple). La prudence est donc encore de mise…

L'aspirine pourrait agir en prévention des cancers (comme contre ces cellules du cancer du pancréas), limiter l'apparition de métastases et diminuer la mortalité des tumeurs. Les mécanismes d'action de la substance médicamenteuse n'ont cependant pas été décrits. © Wellcome Images,

Je suis optimiste par Eric-Emmanuel Schmitt – 27 août 2009 à Smith Haut Lafitte. 15ème Université Hommes- Entreprises

Alors que je surfais sur le site de Mélodie, une blogueuse a posté cet éloge que je me permet de reprendre.

Credo sur la confiance

Je suis optimiste parce que je trouve le monde cruel, injuste, indifférent.
Je suis optimiste parce que j’estime que la vie est trop courte, limitée, douloureuse.
Je suis optimiste parce que j’ai fait le deuil de la connaissance, que je sais désormais que je ne saurai jamais.
Je suis optimiste parce que je pense que tout équilibre est fragile et provisoire.
Je suis optimiste parce que je ne crois pas qu’il y ait de progrès automatiques, nécessaires, inéluctables, je ne crois pas qu’il y ait de progrès sans moi, sans nous, sans notre volonté et notre sueur.
Je suis optimiste parce que je crains que le pire n’arrive et que je ferai tout pour l’éviter.
Je suis optimiste parce que c’est la seule proposition intelligente que le tragique m’inspire.
Je suis optimiste parce que c’est la seule action cohérente que le désespoir me souffle.
Je suis optimiste parce que le seul pari logique que mon esprit peut faire.

Si le destin me prouve que j’ai eu raison d’avoir confiance, j’aurais gagné.
Et si le destin me prouve que j’ai eu tord, je n’aurais rien perdu, mais j’aurais eu une meilleure vie, plus utile, plus généreuse.

Eric-Emmanuel Schmitt – 27 août 2009 à Smith Haut Lafitte. 15ème Université Hommes- Entreprises

Ah ce fameux lâcher-prise!

À partir du moment où j’ai pris conscience de cette colère et des raisons de celle-ci, il s’est amorcé un processus de lâcher-prise. Ne croyez pas que cela se fait si facilement, mais je crois que la première étape est justement la prise de conscience. Devenir consciente de mon émotion face à ce qui arrive, consciente de l’absurdité du contrôle sur ce que je ne peux changer ni influencer. Sans parler de devenir consciente de toute la perte d’énergie et de bien-être que représente cette colère.

 

 

Je pense aussi qu’un des principes du lâcher-prise est de faire le deuil de quelque chose ou d’une croyance, mais d’autres fois je pense que c’est également faire le deuil du résultat, puisque celui-ci n’est pas entièrement sous notre contrôle. Certes, il faut parfois se poser la question : faire le deuil de quoi? Il y a effectivement des deuils plus faciles à faire que d’autres, mais je pense qu’il est possible dans toutes les circonstances de faire un deuil . Évidemment, cela implique parfois de nous changer nous-mêmes ou encore, de nous accepter dans nos limites. Mais le plus important, je crois, c’est d’accepter de laisser aller un certain contrôle.

 

 

Je crois aussi que l’élément essentiel au lâcher-prise est la confiance. La confiance en nos capacités, et une des façons d’accroître cette dernière est d’éliminer les peurs dans notre vie en les identifiant et en changeant nos croyances. Pas si évident à faire, n’est-ce pas! Là vous me direz : mais ce que tu parles, c’est d’être positive! Non, être positive et lâcher prise sont deux choses totalement différentes pour moi.

 

 

Être positive, c’est d’être consciente que je suis en vie et que je suis maître de celle-ci. Il y a bien des moments difficiles à passer, mais cela fait partie des évènements négatifs de la vie. Cependant il y a aussi des moments positifs, comme un rayon de soleil, un éclat de rire, être avec les gens que l’on aime. L’important c’est quelque soi les évènements ou les difficultés rencontrer, j’ai le choix entre subir la situation ou accepter dans tirer le meilleur parti possible selon les circonstances, mes capacités de réaction, mon désir de faire mieux.

 

 

Quant au lâcher-prise, bien c’est d’accepter mes limites. Car à force d’essayer de tout contrôler, je gaspille mon énergie et je perds ma sérénité. Mais alors, comment en arriver à un lâcher-prise ? Après la prise de conscience vient le moment de s’exercer à demeurer dans le présent, ici et maintenant avec ce qui est. Je m’explique, il ne s’agit pas de se résigner, non, mais être consciente de mes limites. Ainsi, en renonçant à contrôler l’avenir, je reste dans le présent, ici et maintenant ! Le lâcher-prise c’est aussi cesser de tenter d’avoir des garanties quant à l’avenir. Eh oui ! Je vous l’avis dit, pas si facile que cela !

 

 

Mais alors, comment s’y prendre ? En ce qui me concerne, c’est premièrement mettre un peu de spiritualité en confiant que se soit à Dieu, a un Être suprême ou tout simplement à la Vie, la prière des Alcooliques Anonymes : ''Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que ne peux changer, le courage de changer celles que je peux et la sagesse dans connaître la différence.'' Ensuite,  me concentrer sur ma respiration en repoussant à chaque expiration ma colère ou mes peurs et en inspirant faire entrer la confiance, le calme et la sérénité. Je crois qu’en créant des rites pour se séparer de ce qui nous fait mal, que ce soit des techniques de visualisation, de respiration ou encore, l’écriture, tout cela nous aide à faire ce lâcher-prise. Il ne s’agit pas de rester tout simplement calme ou zen, mais bel et bien être capable de se concentrer sur ce que nous pouvons changer et accepter ce que nous ne pouvons changer et ainsi éliminer nos peurs.

L'après chimio 2- Réflexion

Septembre 2011, j'ai rendez-vous avec mon oncologue pour les résultats de la résonnance. Je suis assise et j'attends mon tour tout en me remémorant l'été qui vient de passer. Je n'ai pas été vraiment de bonne compagnie durant les dernières semaines. Plus dans ma bulle à réfléchir et à faire des choix pas si évidents. Peut-être est-ce un concours de circonstances ou tout simplement mes 51 ans, mais je suis passée par une réflexion profonde.Une question c'est imposée, pourquoi n'arrivais-je pas à remonter la pente. Bon, j'avais des problèmes de santé, mais qui n'en a pas. Pourquoi depuis des mois, les maux de tête étaient si intenses et si présents dans ma vie, qu'est-ce que mon corps voulait me faire part comme message.

 

Je n'ai jamais cru que les émotions pouvaient être responsables du cancer, ce serait nous rendre coupables de mal gérer ces dernières, mais surtout nous rendre responsables d’avoir cette maladie. Cependant, je pense lorsque l'on a passé par un cancer, nous sommes plus à l'écoute des vibrations qui sont en nous. Il a donc fallu que je m'arrête et que j'écoute et c'est ce que j'ai fait. Il a fallu que je prenne des décisions et que je mette fin à des relations qui ne convenaient plus à la femme que je suis.Ce n'est ni facile ni difficile à faire, il s'agit seulement d'être sûre en son for intérieur que c'est la meilleure chose à faire pour nous-mêmes et d'en assumer les conséquences. Notre entourage ne comprends pas toujours ce qui nous arrive, ce que nous devenons et ont de la difficulté à suivre notre cheminement.

 

Est-ce que le cancer nous change? OUI et NON! Simplement, il nous amène à nous respecter dans ce que nous sommes vraiment. Il nous apprend à reconnaitre ce qui est important pour nous. En vérité, je pense que d'une certaine façon, il nous libère de nos peurs. Au fur et à mesure que j'avance, j'ai l'impression de me délester de certains poids et faire plus de place à une paix intérieure. Savoir qui je suis, ce que je veux, mais surtout être en accord avec moi. 

 

Les médicaments ainsi que ces changements ont eu pour conséquences d'enrayer les maux de tête et constater une diminution de ce que l'on voyait sur la résonnance, à un tel point que mon prochain rendez-vous est fixé pour février 2012.

Ah! les hôpitaux.

On critique souvent notre système de santé au Québec en ce qui me concerne, j'ai toujours été bien servie que ce soit à l'urgence, au bien comme patiente à l'étage ou encore avec des spécialistes de tout genre. Le plus difficile c'est d'y avoir accès, mais dès qu'on est dans le système on nous prend en main, en tout cas en ce qui me concerne. Je sais que ce n'est pas toujours rose et que certains auraient des horreurs à raconter, mais ce que je sais c'est que la majorité du temps, tous font leur possible pour nous guérir ou nous rendre le séjour à l'hôpital plus acceptable. Cela n'empêche pas les heures d'attente que nous passons à l'urgence dans l'espoir de voir un médecin.
 
 
Au cours des dernières années, j'ai fréquenté assez souvent le milieu hospitalier, que ce soit pour moi, pour ma mère ou bien pour des amies. Chaque hôpital a ses forces et ses faiblesses et malheureusement lorsqu'on appelle le 911 on a pas toujours le choix de l'hôpital. J'ai fréquenté environ pendant 2 ans les hôpitaux pour ma mère avant que celle-ci ne décède. Elle a passé par 3 périodes de C.Difficile, où je devais me rendre chaque jour pour la laver, changer son lit et la faire manger et je la quittais alors qu'elle devait s'endormir pour la nuit. Je l'ai accompagné à tous ces examens, j'ai parlé avec tous ces médecins, tout ça pour me faire dire après 1 an et demi, qu'elle avait sans doute un cancer et que lorsque celui-ci apparaîtrait, il serait trop tard.
 
 
Alors que dans certains hôpitaux cela semble tourner comme sur des roulettes, d'autres par contre laissent à désirer. Est-ce de l'incompétence de la part des gestionnaires ou du personnel. Peut-être, mais en tout cas, une chose est sur, c'est un manque total d'organisation. Je n'ai jamais compris pourquoi lors de l'hospitalisation d'un patient pendant des semaines, celui-ci ne voyait jamais le même médecin chaque semaine. Pourquoi à chaque fois qu'on lui attribuait un nouveau médecin, doit-on encore et encore raconter le pourquoi de son hospitalisation. Pendant 2 ans, je me suis promenée avec une liste de médicaments ainsi qu'un historique médical que je remettais irrémédiablement à ses médecins. Ça évite de raconter à chaque fois la même histoire au risque d'oublier des éléments importants.
 
 
Un des problèmes majeurs de notre système de santé est, je crois, nos personnes âgées. J'entends par là que ces dernières occupent une place importante dans notre système de santé. Alors, pourquoi ne pas donner des vocations spéciales à certains hôpitaux et respecter ainsi nos ainés. Je pense qu'il faut une vraie vocation pour s'occuper de ces personnes, elles ont besoin d'êtres accompagnés et non pas bousculés. Elles ont des besoins spécifiques et sincèrement, je ne crois pas que chaque hôpital a les ressources et les compétences nécessaires. Aujourd'hui, il faut absolument être sur place si l'on veut que son parent soit bien traité et respecté. Je me souviens lors d'une période de C.Difficile avoir pris un dimanche de congé et dit à ma mère de m'appeler s'il y avait quoi que ce soit. Effectivement, elle m'appela en toute fin de journée, pour me dire que depuis le Midi, elle était dans une couche sale et que personne n'était venu la nettoyer et la changer, et ce, malgré ses appels d'aide fréquent. Pas besoin de vous dire que j'ai appelé immédiatement au poste et que j'ai carrément engueulé l'infirmière-chef.
 
 
 
On ne laisse pas une personne qu'elle soit âgée ou pas dans une couche souillée et ce, que l'on soit un dimanche ou un lundi. J'ai rappelé ma mère pour m'assurer qu'elle avait bien reçu les soins nécessaires et ce fût la seule fois où je ne me suis pas présentée. À partir de ce moment-là, j'étais présente tous les jours. Dès que j'ai pu, je l'ai ramené à la maison. Je ne peux pas vous dire si c'est à cause de la gestion de cet hôpital ou si nos ainés reçoivent le même traitement partout dans notre système hospitalier. Mais quoi qu'il en soit, il est grand temps que cela change. Nous ne tolèrerions pas cette situation s'il s'agissait d'enfants, alors pourquoi la tolérer pour nos ainés.

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Système de Santé

Et pourquoi pas !

 

En ce 29 juin 2011, je prends ma plume...Oups, mon clavier pour écrire un peu de mon histoire. Plusieurs personnes de mon entourage m'ont suggéré depuis de nombreuses années d'écrire, soit un livre, soit un blogue, n'importe. À la fin, juste écrire! Pouquoi aujourd'hui, je ne pourrais vous dire. Juste que j'en ressens maintenant le besoin, alors je prends mon clavier et j'espère qu'au fil du temps quelque part, quelqu'un lira mes propos et peut-être, je dis bien peut-être, trouvera-t-il un certain réconfort dans mes mots, dans ma façon de voir la vie.

 

Alors voilà, pour commencer j'aimerais me présenter. Femme de 50 ans qui marche sur ses 51 ans dans quelques jours. Un demi siècle de fou de rires, de joie, d'amitiés et d'amour, mais aussi faut-il dire, de certaines expériences qui m'ont fait grandir, mûrir et voir la vie avec du soleil dans les yeux, et ce, malgré quelques embûches que j'ai su traverser, quelques fois en riant et d'autres fois en tempêtant, mais toujours j'ai appris et jamais je n'ai regretté ce que la vie m'a amené de bon et de moins bon.

 

J'aime la vie et encore plus, ces dernières années, alors que je sais que le temps m'est compté. Sans être mélodramatique, à l'aube de mes 40 ans la vie m'a offert un cadeau. Certains pourraient, croire qu'il s'agissait d'un cadeau empoisonné, mais non, cette expérience m'a fait, apprécier ce que j'ai vécu depuis. Elle a su me rendre plus contemplative devant ce que la vie nous offre de si beau. Un rayon de soleil qui brûle un jour d'hiver a moins 20 degrés. Une pluie abondante après des jours de canicule en juillet. Une abeille qui butine les fleurs plantées plus tôt ce printemps. Un matin où il n'y a rien de spécial, si ce n'est un matin de plus où je respire.

 

Tous ces moments de pur bonheur, sans compter ceux passés auprès des gens que j'aime. Des amis (es) toujours présents après 40 ans, 20 ans et les tous nouveaux qui se sont greffés ces dernières années. Chaque minute passée auprès d'eux est tout simplement des minutes de bonheur, ce n'est pas tant ce que l'on se dit, mais bien des fois ce que l'on tait, les sentiments qui nous habitent, l'amour que nous partageons. Je me sens très privilégiée d'être entourée par tant d'amour de leur part et j'espère qu'ils ressentent tout l'amour que j'ai pour eux.