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Quand la fin arrive!

Septembre 2007, j'avais réussi à obtenir un rendez-vous avec une gastroentérologue à l'Hôpital où l'on me suivait pour ma tumeur. Nous avions rendez-vous en matinée, dès qu'elle vit ma mère et après quelques examens, elle téléphona à un collègue, et quelques heures plus tard, ma mère fut hospitalisée. Au bout d'une semaine, le verdict tomba: cancer du poumon , un Adénocarcinome, inopérable, aucun traitement de chimiothérapie ou de radiothérapie. De toute façon, cela faisait tellement longtemps que ma mère n'avait plus le goût de vivre, que pour elle ce fût comme une bénédiction. Le médecin lui donna quelques mois, après discussion nous décidâmes qu'elle finirait ses jours avec sa famille, nous quittâmes l'hôpital à la fin de septembre 2007 et ma mère décéda le 22 octobre 2007.
 
 
J'ai pu garder ma mère à la maison avec l'aide du CLSC et la Fondation québécoise du Cancer. Nous avions mis son lit s dans le salon à côté de la mienne où je pouvais l'observer. On avait mis à sa disposition un lit électrique, l'infirmière venait la voir régulièrement et une aide du CLSC venait la laver et la garder afin que je puisse avoir quelques heures de repos. J'avais fait une promesse à ma mère, la garder à la maison jusqu'à la fin, malheureusement, il a fallu au bout de quelques semaines la retourner à l'Hôpital où elle fût admise en milieu palliatif. Je peux vous dire qu'il y a eu des gens là-bas d'une extrême bonté, d'une écoute et d'une attention vis-à-vis des patients comme j'ai rarement pu voir dans ma vie.
 
 
J'ai réalisé avec cette expérience, que même avec beaucoup d'aide, il est extrêmement difficile de garder une personne à la maison. Combien de nuits blanches ai-je passées, parce que j'avais peur que ma mère ne meure seule durant mon sommeil. Combien de fois me suis-je penchée sur elle pour vérifier qu'elle respirait, combien de fois ai-je vu la douleur dans ses yeux et sa demande muette d'en finir au plus vite. Quand il a fallu la retourner à l'Hôpital, une partie de moi était contente car enfin je pouvais respirer, mais l'autre partie se sentait coupable, de n'avoir pu accomplir sa promesse . Aujourd'hui, je ne regrette, ni ces quelques semaines à la maison, ni sa dernière semaine aux soins palliatifs. C'était là qu'elle devait finir ses jours, tout le personnel a été d'une telle gentillesse à son égard, je les remercie pour le travail extraordinaire qu'ils accomplissent auprès de nos chers malades.