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L'après chimio 2 -Dommages collatéraux-5

Fin mars 2011, cela fait plus de 3 semaines que je me lève et me couche avec des maux de tête. J'ai pas le choix, mon médecin de famille a tenté de me soulager avec des médicaments, sans résultats, il faut se rendre à l'évidence et appeler mon oncologue. Je pense vous l'avoir dit, mais je suis chanceuse d'être tombée sur un médecin comme elle. J'ai eu un rendez-vous le lendemain, me voilà donc devant son bureau à attendre mon tour. J'ai la tête qui va m'exploser, les gens circulent et parlent autour de moi. Je voudrais me cacher dans un coin et ne plus rien voir et entendre, mais c'est impossible. Enfin, c'est mon tour!

  

Je lui explique ce qui arrive, ce que mon médecin de famille a tenté de faire. Je dois dire que je suis inquiète, mis à part la première fois en mars 2000, je n’ai jamais eu autant mal à la tête. On est vendredi après-midi et elle veut me garder à l'hôpital le temps de faire une résonnance. Qui veut passer un week-end à l'hôpital sur un lit dans le corridor des urgences. Certainement pas moi! J'aime mieux retourner chez moi dans mon lit et dans un environnement silencieux. Après discussion avec mon neurochirurgien, on décide de me faire un scan pour voir où en est mon petit cerveau! Aujourd'hui j'en ris, mais pas à ce moment-là. Je sais bien que ce n'est pas normal ces maux de tête et comme j'ai déjà eu une rechute, je me dis, là ça y est on repart pour un autre combat et je ne me sens vraiment pas d'attaque pour un troisième round. Heureusement le scan ne semble pas démontrer de tumeur, alors je peux repartir à la maison avec une prescription de décadron et la promesse que si les maux de tête augmentent de revenir à l'hôpital.

   

Le mardi suivant, je passais ma résonnance et les résultats ne furent pas concluants. Pas de tumeur, mais il y a quelque chose, on ne sait pas quoi au juste. Rassurant! Très, très rassurant! J'ai toujours mal à la tête malgré le décadron et on vient me dire qu'on ne sait pas au juste ce qu'il y a. Un artefact peut-être! C'est à dire une altération dans la structure biologique de mon cerveau sous l'effet de réactifs. Bon en clair mon cerveau fait des siennes avec le produit de contraste. Mais encore là par certains, alors on refait une résonnance dans un mois qui ne sera pas plus concluante et j'ai toujours les maux de tête. On décide donc de me faire voir une neurologue et de refaire une autre résonnance en juin. ,Entre temps, je rencontre ma neurologue avec les photos de mon petit cerveau. On discute de mon historique médical et elle me propose d'augmenter mes antidépresseurs (amytriptyline) et me prescrit du Migranal un vaporisateur nasal utilisé pour les personnes qui font des migraines. Rien à perdre à essayer et si par miracle cela réussissait.! On a tenté et cela a marché. À vrai dire pas instantanément, mais quand même, après plusieurs semaines les maux de tête ont disparu. Aujourd'hui après six mois ça va bien. On ne se sait toujours pas ce que j'ai, mais il semble que ce qu'il voyait a commencé à diminuer.

Comment mourir!

Aujourd'hui alors que je prenais mon café en cette merveilleuse journée ensoleillée d'octobre, je suis tombée sur cet article du Journal de Montréal. Je ne sais pas si le sujet va vous interpeller. En ce qui me concerne, j'ai toujours eu la conviction que nous devrions avoir le droit de choisir comment mourir! La mort ne fait-elle pas partie de la vie et est une fin inévitable! J'aimerais avoir votre opinion sur le sujet.

 

Chroniques Isabelle Maréchal - Journal de Montréal.

 

 

Je m'en souviendrais toute ma vie. Alors jeune reporter, j'ai réalisé une série sur le droit de mourir dans la dignité. Cela s'intitulait Où mourir.

 

Pendant plusieurs mois, j'ai suivi trois cancéreux en phase terminale qui souhaitaient tous mourir chez eux. La maladie en a décidé autrement. La patiente de 65 ans atteinte d'un cancer des poumons s'est retrouvée en fin de vie dans un corridor d'hôpital; la femme de 42 ans atteinte d'un cancer du foie a passé ses dernières semaines aux soins palliatifs de l'hôpital Royal-Victoria; seul l'homme atteint d'un cancer des os a pu finir sa vie chez lui, mais dopé à la morphine qu'il s'injectait lui-même grâce à une pompe mobile. Lorsqu'il est mort, les siens n'en pouvaient plus. Ils étaient épuisés, rompus par la mort lente et terrible de celui qu'ils aimaient et par les soins qu'ils avaient dû prodiguer. Je me suis souvent demandé par la suite lequel était mort de façon la plus humaine.

 

Mourir dans la dignité

 

C'est à cette question entre autres que la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité devrait s'attarder. Le rapport de ce groupe de travail doit être déposé sous peu. Je crains déjà que ses conclusions ne nous mènent là où nous sommes déjà: dans le No man's land du statu quo. On va réitérer qu'on ne peut choisir sa mort, que malgré les pires souffrances, il faut se résigner à attendre, qu'il faudrait un meilleur encadrement de la fin de la vie, et la fin de l'acharnement thérapeutique qui sévit encore dans nos hôpitaux.

 

Un peu d'humanité svp!

 

On va réitérer que l'euthanasie est illégale, que le suicide assisté n'est pas une option, et qu'il faut se protéger des abus que cela pourrait créer. Qui va avoir le courage de dire que mourir dans la dignité ne peut être une question, mais une affirmation? Qui aura cette humanité? On passe notre temps à vouloir réussir notre vie. Pourquoi ne pas réussir notre mort?

 

La mort devant soi

 

J'ai un ami qui n'en a plus pour très longtemps. Une foutue de tumeur au cerveau, mais toute sa tête. «Je ne suis pas capable de tirer la plogue.» C'est ce qu'il m'a dit comme pour s'excuser de manquer de courage devant sa propre mort.

 

Il a peur de mourir. Comme moi. Comme vous. Il est au bord du quai, mais voudrait bien que le train ne vienne jamais.

 

On ne sait pas comment mourir parce qu'on a fait de la mort un sujet tabou. On l'ignore en pensant qu'elle fera pareil. On s'invente un après réconfortant, alors que c'est la fin de notre vie qui devrait l'être.

 

Accompagner des humains

 

On a peur de souffrir, d'agoniser, d'étouffer. Avez-vous déjà entendu le râle de désespoir du mourant? Il faut soulager, ne plus garder en vie par principe.

 

Pour accompagner des humains dans la mort, il faut des équipes formées pour ça. Il y en a peu. On n'enseigne pas ça dans les écoles de médecine.

 

Il faudrait aussi des ressources. Il manque au moins 1300 lits en soins palliatifs au Québec.

 

Mourir est sans doute l'étape la plus intime et la plus fondamentale de notre vie. Elle demande du respect. Mourir dans la dignité, c'est avoir le droit d'être conscient de sa propre mort. Et de partir au moment choisi. Ce qui peut aussi dire d'attendre que la mort décide.

Cadeau de la vie!

Janvier 2011, les rénovations se sont terminées juste quelques jours avant les fêtes, je suis contente du résultat, cela me ressemble! Depuis quelques années, j'avais pris l'habitude de recevoir pour les fêtes ou bien de réunir quelques amis(es) pour un repas dans un restaurant chic. Malheureusement, cette année on a fêté cela en famille, mon frère et moi. Pas trop le goût de festoyer mon frère, je le comprends, il vient de se séparer de sa copine et ce n’est pas facile de passer cette période de réjouissance avec le coeur en mille morceaux. Toujours est-il qu'on a réussi à se faire quand même une bonne bouffe, on a loué des films et on s'est reposé, moi par la fatigue des derniers mois et lui par les nuits d'insomnies des dernières semaines.
 
 
Depuis plusieurs jours, mon amie d'enfance, ça fait pas loin de 42 ans que l'on se connait, me parle d'un chien hébergé à l'écurie où elle a ses chevaux. Je sais bien où elle veut en venir, depuis des mois que je lui dis que j'ai encore trop de peine de la perte de mon vieux Shadow, mort en juin 2009, et que si je reprends un chien, il faudrait qu'il soit tout éduqué, avec un tempérament calme, qui ne jappe pas et qui est disons pépère. Je sais bien que là, je demande la perle rare et que les chances de trouver un tel chien sont minimes. Mais elle aussi me connaît bien et chaque fois que l'on se parle, elle glisse un mot sur ce chien. Un jour où je lui rendais visite, elle m'invita à l'écurie prétextant la leçon d'équitation de mon filleul. Je la vois venir et je me dis, toi ma grande tu ne m'auras pas, je ne repars pas avec le chien! Avez-vous déjà eu un coup de foudre? Je parle d'un vrai coup de foudre pour un animal! Pas un: Oh, yé beau, yé beau, j'le veux! Mais plutôt, mon dieu, c'est lui, c'est mon chien!
 
 
Ce n'est que quelques semaines plus tard, après l'approbation du propriétaire de l'Écurie, que j'ai pu ramener à la maison, Schoche, plus affectueusement Scott, un beau Labrador Retriever d'environ 8 ans. Ce chien reproducteur a été abandonné par ses maîtres qui l'on laisser dans un parc d'un quartier résidentiel. Une dame habitant ce quartier a remarqué la voiture partir et laisser le chien. Elle a eu la gentillesse d'héberger ce dernier, mais ayant déjà 2 mâles non castrés, elle a offert à son frère propriétaire de l'écurie de garder Scott. Cela se passait à la fin de l'été 2010. J'ai donc hérité en janvier 2011 de Scott, gros patapouf blond de plus de 70 livres. Il avait de la difficulté avec ses pattes, blessures qui ne guérissait pas depuis l'automne. J'ai donc rendu visite au vétérinaire, nous avons tenté de le guérir avec des crèmes antibiotiques, mais sans succès. Après deux`semaines, on prend donc la décision de lui extraire une phalange et d'envoyer le tout pour une biopsie.
 
 
Une semaine plus tard, le verdict tombait, Cancer des os. La vie est drôlement faite, j'ai le coeur en mille morceaux. Je n’arrive pas comprendre pourquoi cela arrive! Je suis donc repartie avec mon chien et les multiples explications du vétérinaire ainsi que des traitements potentiels. Saviez-vous que 70% du poids d'un chien est porté par ses pattes arrière. Saviez-vous qu'un chien peut marcher avec 3 pattes sans problèmes lorsque la patte manquante est celle en avant. Lorsqu'il s'agit dans arrière, le chien peut se débrouiller, mais il développera des problèmes de posture. Il y a toujours la probabilité que le chien ne puisse jamais apprendre à marcher avec seulement 3 pattes. Saviez-vous qu'il y a de la chimiothérapie et de la radiothérapie pour les animaux atteints du cancer. Moi, j'ai fait un cours accéléré dans l'heure qui a suivi le pronostic. Le vétérinaire lui a donné de 6 mois à 1 an. J'ai dû un mois plus tard, le faire opérer de nouveau et là, lui faire enlever un doigt. J'aurai dû lui en faire enlever deux, mais il aurait eu des difficultés à marcher et j'ai préféré lui donner une bonne qualité de vie pour le temps qu'il lui reste.
 
 
Aujourd'hui, cela fait neuf mois que Scott fait partie de ma vie, il y a des jours où tout va bien, il a appris à jouer et il a une amie fidèle en ma chatte Daly, qui ne cesse de lui faire des caresses ou bien de le lécher, il se laisse faire en la reniflant de temps en temps. Il y a des jours comme aujourd'hui, qui sont difficiles où il semble plus grognon. Je ne sais pas s'il a mal, mais je n'hésite pas dans ces moments-là, je lui donne du Métacam et je le gâte un peu plus. Je ne sais pas combien de temps il nous reste, mais je profite au maximum du temps qu'il nous est donné. Chaque personne qui rencontre Scott, qu'elle soit malade des chiens ou pas, tombe en amour avec lui, il a comme qui dirait , une aura spéciale. Malgré sa maladie et que je sais qu'encore une fois j'aurai énormément de peine lorsqu'il sera parti, je suis heureuse que la vie m'ai envoyé ce cadeau. Je sais que je lui aurai permis de vivre ses derniers moments aimés, choyés et dorlotés et quant à moi, il aura fait une différence dans ma vie.

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Mes inspirations | Remerciements | Tumeur au cerveau-2ième round

L'après chimio 2 -Dommages collatéraux-4

Automne 2010, comme mon oncologue est en congé de maternité, je rencontre son remplaçant. Pas facile de changer comme cela de médecin, ce n’est pas qu’il a été bête ou incompétent, juste que la rencontre fût froide. Je crois bien avoir attendue 2heures pour une rencontre d’environ 5 minutes tout au plus:

 
 
Oncologue : j’ai vérifié votre résonnance, pourquoi n’a-t-on pas fait de contraste dans celle-ci.
 
Moi : Parce que je suis allergique au produit de contraste (Si t’avais lu mon dossier, tu le saurais)
 
Oncologue : Ah oui! Qu’est-ce que vous faites comme allergie?
 
Moi : J’ai des démangeaisons et des difficultés à respirer.
 
Oncologue : Ok! la résonnance est correcte, pas de maux tête ou autres symptômes?
 
Moi :Non rien!
 
Oncologue :Alors prochain rendez-vous Avril 2011 avec Dr. G………
 
 
Ce fût en bref comment c’est déroulé notre rencontre. Je vous l’ai dit à peine quelques minutes, je pense bien que ce qui a été le plus long c’est quand il a eu à remplir les prescriptions pour les prises de sang et la résonnance.
 
 
À mon avis, certains médecins auraient avantage à suivre des cours de relation humaine.Je sais bien qu’il remplaçait mon oncologue et que cela lui amenait un surcroît de travail, mais quand même, un bonjour et un comment allez-vous aurait été appréciée, c’est un strict minimum, non ! Après tout, on est un être humain pas juste un dossier! Espérons qu’il est un peu plus affable avec ses propres patients.

Octobre est le Mois de sensibilisation aux tumeurs cérébrales et vous pouvez faire une différence!

Octobre est le Mois de sensibilisation aux tumeurs cérébrales et vous pouvez faire une différence!
 
 
 
Les tumeurs cérébrales sont plus fréquentes que la plupart des gens pensent. Chaque jour au Canada, 27 Canadiens sont diagnostiqués avec une tumeur au cerveau et il est estimé que 55 000 vivent avec la maladie. Pour les particuliers et les familles vivant avec une tumeur au cerveau, le Mois de sensibilisation aux tumeurs cérébrales est une opportunité pour sensibiliser, mobiliser un soutien et de partager des informations sur cette maladie dévastatrice. Les tumeurs cérébrales ne sont pas discriminatoires, ils ne se soucient pas où vous vivez, que vous soyez jeune ou vieux, riche ou pauvre.
 
 
 
 
 

En Octobre, la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales lance sa première campagne nationale de sensibilisation pour accroître les connaissances sur les tumeurs du cerveau à travers le pays. L'effort inclut l'accent sur quelques-uns des signes et symptômes des tumeurs du cerveau, tout en mettant un visage sur les nombreuses personnes touchées par le partage d'histoires. La campagne comprend:

 

  • L'éducation publique à travers une campagne médiatique mettant en vedette des annonces dans les huit villes de départ 3 Octobre. L'objectif de cette campagne est la sensibilisation de certains des signes et symptômes courants d'une tumeur au cerveau, comme des changements de vision, une faiblesse et une personnalité double ou brouillée. D'autres symptômes de la note sont les nausées du matin ou de vomissements et maux de tête fréquents.

 

  • Courage et espoir , un nouvel espace en ligne pour toute personne touchée par une tumeur au cerveau à partager leur histoire et apprendre des autres. Les patients, les survivants et leurs réseaux sont encouragés à visiter le blog et partager leurs histoires. Faits et chiffres se retrouvent également sur ​​le blog et seront partagés dans le cadre d'une campagne en ligne en utilisant Facebook et Twitter.

 

  • Public Displays dans des domaines tels que les centres commerciaux et centres de traitement à travers le Canada offrent des articles de sensibilisation à la vente comme le Totes pour un Toonie, qui a lancé en 2010, et l'hommage chapeaux qui seront présentés àdes journées d'informationà Halifax, N.-É.; London, ON et à Calgary, AB.

 

Apprenez comment vous pouvez aider sur le Mois de la sensibilisation aux tumeurs cérébrales page.

 

Vous pouvez également contacter:

 

 

Megan Winkler mwinkler@braintumour.ca 1-800-265-5106 ou 519-642-7755, ext. 232

 

 

Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales.(Témoignage)

Mai 1999 , Aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Nous venons de passer deux semaines merveilleuses en Israël avec des amis qui nous ont fait découvrir ce pays.

 

En attendant l’embarquement chacun s’égaie et brusquement j’entends une musique très forte, genre techno d’une puissance insupportable. Je me sens bizarre Je m’approche de mon époux et lui demande s’il entend cette musique. Il ne l’entend pas ; je trouve cela étonnant, et je reste à côté de lui pour me rassurer. Cela passe ; nous prenons l’avion, arrivons à Paris.

J’oublie tout et, le lendemain je vais travailler. Mon entreprise est installée à la Défense.
Trois semaines plus tard, le soir sur le trajet de retour dans le train, même musique qu’à Tel Aviv mais moins forte, j’en ris…
Puis de nouveau quinze jours plus tard dans le train toujours cette musique mais plus supportable. Le scénario se reproduit tous les quinze jours à peu près.

Je décide d’aller voir mon médecin référent. Il conclut à un peu de stress sans gravité.
La vie reprend son cours.

Une grande fatigue m’envahit. Je pensais qu’elle passerait grâce aux vacances qui approchaient.
Nous partons au Sénégal une semaine : j’ai dormi sans arrêt.

L’été nous allons quinze jours en Toscane. Nous passons une semaine à Florence Et là à la place du repos je trouve des sortes de petits malaises pendant nos visites et ballades. Je me retiens à mon époux. Heureusement il ne se rend compte de rien.

En septembre, mon médecin conclut à un fort stress ; il est vrai que mon service dans l’entreprise était dans un tourbillon de réorganisations et ma charge de travail était fort lourde et très « politique ».

Le temps passe, les malaises sont de plus en plus fréquents et principalement sous trois formes :
- je me dédouble et me regarde,
- le temps s’arrête autour de moi
- l’air tremble

La musique ne revient que ponctuellement et avec une puissance supportable.
Mais j’ai maintenant cinq ou six malaises par jour. Mes collaborateurs directs s’en aperçoivent, mon époux aussi.

Nous sommes maintenant en septembre 2001, je retourne voir mon médecin et lui demande de me faire un arrêt de travail d’une quinzaine de jours et de me donner les médicaments les plus forts possible.
Il me propose de réaliser avant tout un scanner.

Je le fais en urgence et apprends donc que j’ai « une masse » dans le cerveau. Le médecin est plus angoissé que moi et ne sait que faire sinon m’envoyer aux urgences ; je n’y vais pas et fais le tour de mes amis médecins et l’un d’eux me dirige vers le Service de Neurochirurgie de l’hôpital de la Pitié- Salpêtrière. On m’oriente vers une neurochirurgienne, une jeune femme très dynamique.

Je la rencontre quelques jours plus tard avec scanner et IRM. Elle confirme bien la masse qui serait un gliome.

 

suite du témoignage au: http://www.artc.asso.fr/l-aide-aux-patients-et-l-accompagnement/les-temoignages-des-patients/temoignage

Un homme et un chien recoivent le même traitement contre le cancer.

<<Un nouveau traitement expérimental contre le cancer est testé à la fois sur des chiens et sur l’homme. La preuve, une nouvelle fois, que le chien est bien le meilleur ami de l’homme !

 

Ce traitement expérimental pour guérir le cancer du cerveau a été testé sur 60 chiens et plus récemment sur des hommes, tous atteints d’une tumeur au cerveau.

 

Les scientifiques de l’université du Minnesota (USA) ont mis au point un vaccin qui utilise les cellules de la tumeur du propre patient pour empêcher son retour une fois retirée.

 

En effet, depuis 3 ans, les scientifiques de cette université ont cherché le moyen de faire en sorte que les tumeurs se détruisent elles-mêmes.>>

 

suite de l'article au: http://wamiz.com/chiens/actu/un-homme-et-un-chien-re-oivent-le-meme-traitement-contre-le-cancer-1840.html

 

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Nouvelles scientiques

L'après chimio 2 -Dommages collatéraux-3

Juin 2010, je suis en plein déménagement et rénovation. Eh oui, j'ai vendu ma maison à la campagne, trop difficile pour moi de l'entretenir. Vous imaginez un cottage sur 70,000 pc dont environ la moitié à tondre.  Bon j'avais un tracteur, mais quand même, trop lourd pour moi et en fin de compte trop loin de la civilisation. Je ne regrette pas les deux années passées là-bas et ce, même si j'y ai passé une période difficile avec la chimiothérapie. Maintenant je suis à 5 minutes de Montréal et tout au plus à 15 minutes de l'Hôpital, ce qui  me rassure, sans compter que les amis(es) sont tout proche maintenant !

 

 

C'est un vrai chantier de construction ce condo, tout est à refaire, plancher, cuisine, salle de bains et peinture. Bon, c'est pas moi qui fait tout ça, une chance, je n’aurais pas eu la force de tenir. Cependant, je vis dans ce chaos et alors que je pensais que le tout serait terminé en 2 mois, j'ai vu mon projet de rénovation s'étendre jusqu'en décembre 2010. Entre temps, j'ai des vertiges, des maux de tête, des difficultés de concentration et une vision trouble, comme je dois revoir en juin mon oncologue, bien évidemment je lui en fais part. Lors de nos rencontres, je dois toujours passer une prise de sang. Ce jour-là, les résultats ont confirmé un diabète de type 2. Pas étonnant que j'ai tous ces symptômes! Après tout ce que j'ai passé ces dernières années, je dois avouer avoir très mal pris cela, vous me direz <<t’es malade d'avoir cette réaction, tu es en vie, ça se soigne très bien le diabète aujourd'hui>>. Et vous avez raison, mais ce n'est pas tellement de prendre les pilules ou encore éventuellement les injections, mais plutôt tout ce que cela implique.

 

 

 

Le diabète est l'un des principaux facteurs responsables d'une maladie cardiaque. Il constitue la cause la plus importante de cécité et de maladie rénale parmi les adultes, sans compter les risques d'avoir une pression artérielle élevée sont deux fois plus grande que ceux qui ne font pas de diabète. De plus, la probabilité d'une amputation du pied et d'autres parties des membres inférieurs en raison de problèmes circulatoires est 25 fois plus grande pour les personnes atteintes de diabète. Enfin, on estime que 30 % à 50 % des hommes atteints de diabète souffriront d'un dysfonctionnement érectile à un moment donné. Vous comprendrez donc ma réaction. Je pense que l'on rencontre tous à un moment ou l'autre de notre vie, une épreuve que l'on a de la difficulté à gérer. Et moi, bien c'est le diabète. Aujourd'hui, je contrôle ce fichu diabète, mais entre vous et moi, je m'en serais bien passé. Prochaine résonnance décembre 2010.

 

 

 

L'après chimio 2 -Dommages collatéraux-2

 

Avril 2010, trois mois se sont écoulés et j'arrive à contrôler quelque peu la douleur, mes nuits de sommeil sont meilleurs. Cela n'a pas été facile, on a dû augmenter les antidépresseurs, mais il m'arrive encore d'avoir des douleurs aux jambes. C'est un peu comme si on me broyait les deux jambes, ce n'est pas la même intensité de douleur toutes les nuits, mais quand même, j'aimerais bien que mon cerveau se mette à OFF et qu'il arrête de m'envoyer des messages de douleurs. J'ai remarqué aussi des difficultés avec ma mémoire et des changements d'humeur plus fréquents. Ma peur étant la démence, j'en discute avec mon oncologue lors de notre rencontre trimestrielle.

 

 

Bonne nouvelle ma résonnance magnétique confirme que tout est stable. On décide donc que j'irais consulter une neurologue pour mes douleurs et un neuropsychologue qui dresserait un portait de mes forces et faiblesses dans mes différentes sphères cognitives tels la mémoire, le langage, l’attention, la perception.

 

 

Au cours des mois qui ont suivi, j'ai rencontré une neurologue qui a augmenté mes antidépresseurs, naturellement il s'agissait encore une fois de fibromyalgie avec un problème de syndrome des jambes sans repos. Je suis encore partie avec une prescription, du Prampexole à prendre au coucher. Ce médicament contribue à améliorer le contrôle des muscles et du mouvement en agissant sur l'équilibre d'une substance chimique du cerveau appelée dopamine. Malheureusement il y a des effets secondaires, dont les douleurs musculaires et articulaires. Alors imaginez ma première nuit, si j'avais eu une Chainesaw je me serais coupé les deux jambes. Bon, j'exagère, mais à dire vrai pas tant que cela, la douleur était tellement élevée que j'en pleurais. Alors les pilules direction poubelle, on prend nos antidépresseurs avec deux tylenol extra forts et on prit pour passer une bonne nuit. Mes voeux furent exaucés et après quelques semaines j'ai enlevé les tylenol et maintenant, fini les douleurs.

 

J'ai rencontré la neuropsychologue en août 2010, il s'agît de deux rencontres soit l'une le matin et l'autre l'après-midi. Vous devinez pourquoi! Tout simplement pour savoir quand et comment notre cerveau réagit le mieux. Les tests neuropsychologiques servent à mesurer les capacités de notre mémoire, les troubles de langage et de perception ainsi que notre capacité de discernement.

 

Alors pour ceux qui en doutent, j'ai encore toute ma tête et à peu près tout mon cerveau. Sans blague, mis à part un problème de mémoire qui n'en est pas réellement un, mais avec lequel je dois conjuguer, je vais bien. Il faut juste que je laisse du temps à mon cerveau pour qu'il se trouve un autre chemin afin d'arriver à l'information. Cela peut prendre quelques secondes, minutes ou heures, dépendamment si je suis stressée ou bien tout simplement fatiguée. Alors j'ai appris à le respecter et à lui faire confiance pour trouver l'information.

 

 

L'après chimio 2 -Dommages collatéraux-1

Janvier 2010, j'ai rendez-vous avec mon oncologue pour un examen de routine, trois mois se sont écoulés depuis la fin de ma chimiothérapie. Je suis quelque peu nerveuse et anxieuse, mais mis à part la perte d'énergie, les vertiges, les douleurs ressenties dans les muscles, les os et l'insomnie, je peux dire que tout va bien. Comme je signalais ces symptômes que je croyais résiduels de la chimiothérapie, quelle ne fut pas ma surprise de l'entendre me dire que ce n'était pas normal. Chanceuse, j'ai pu passer dans l'après-midi  en médecine nucléaire pour une scintigraphie osseuse, afin de déterminer si je ne développais pas des métastases osseuses. Merci! Ce ne fut pas le cas. Je fus donc dirigée en médecine interne pour déterminer la cause de ces douleurs.

 

J'aime bien le principe de la médecine interne, au lieu d'être hospitalisée pendant des jours à attendre les examens, on fait venir le patient à l'hôpital vers 9:00am jusqu'à environ 16:00pm. Durant cette période on nous passe les examens appropriés et on rencontre des médecins internes. Après quelques jours le verdict tomba. Fibromyalgie!

 

La fibromyalgie est un syndrome caractérisé par des douleurs diffuses dans tout le corps, elle est souvent associée à une grande fatigue et à des troubles du sommeil. Il y a plusieurs facteurs déclenchant ce syndrome, en ce qui me concerne ce fut naturellement le traumatisme des deux opérations et chimiothérapies. Il n'y a pas réellement de guérison, mais des traitements sont offert afin de contrer la douleur, l'insomnie, la dépression et autres symptômes. Alors qu'il y a quelques mois je refusais les antidépresseurs pour mes idées suicidaires lors des traitements de chimiothérapie, je repartais avec une prescription d'Elavil, un antidépresseur utilisé comme antidouleur et pour ses effets sur les troubles du sommeil et la fatigue. Faut croire que la douleur était plus intense que mes idées suicidaires!  

 

 

En collaboration avec mon médecin traitant, on a augmenté la dose jusqu'à ce que la douleur disparaisse. J'ai réglé mes problèmes d'insomnies, quoiqu'il m'arrive encore d'en avoir, mais rarement,  par contre la fatigue est toujours là. Il y a des périodes qui sont plus difficiles que d'autres, mais en général, j'ai une belle qualité de vie.