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La radiothérapie si bénéfique que ça?

Article découvert sur le site de l'Université de Sherbrooke - Département de chirurgie/ Service neurochirurgie:

 

Pour les gliomes de bas grade : les récentes études n’ont pas montrés de bénéfices à la radiothérapie précoce pour les gliomes de bas grade. Au contraire, une diminution des fonctions cognitives a été rapportée. Les médecins sont maintenant plus alertes quant aux différents effets de la radiothérapie et ont tendance à la retarder dans le temps. Certains auteurs sont d’avis qu’une diminution de la dose totale, de la fraction quotidienne et de l’étendue du champ de radiation peuvent éliminer les complications sérieuses du SNC. Cependant, même en suivant ces procédures, certaines études ont raporté des déficits neurologiques chez les patients.

 

Un suivi à long terme chez les patients irradiés pour un gliome de bas grade a montré des troubles de mémoire, une démence globale progressive, de l’apathie et des changements de personnalité. Il peut aussi se produire des problèmes dans la démarche et la coordination.

 

Donc, dans ce contexte, la radiothérapie doit être retenue, mais comme traitement final, à moins que la lésion progresse malgré son histologie de bas grade. Son rôle dans les gliomes de bas grade, même dans les excisions incomplètes, n’a jamais été prouvé, d’autant plus que ses effets négatifs sont de plus en plus documentés et apparents.

 

Pour les gliomes de haut grade : La radiothérapie est un traitement efficace pour les gliomes malins, mais les résultats sont limités par la résistance de ces tumeurs à la radiothérapie et par la faible tolérance du SNC aux radiations.

 

La radiothérapie a été prouvée comme augmentant la survie chez les patients avec gliomes anaplasiques par le Brain Tumor Study Group dans une étude randomisée en 1978. Dans cette étude, une radiation totale du cerveau a été administrée à une dose de 50 Gy à 60 Gy (à noter que cette technique a été remplacée, depuis quelques années, par une radiation partielle du cerveau, ce qui amène les mêmes bénéfices pour la survie des patients en diminuant les risques neurocognitifs lors de la survie à long terme). Traditionnellement, les déficits neuro-cognitifs chez les patients demeuraient occultes puisque la survie était moins longue qu’aujourd’hui. Cependant, avec l’amélioration dans le traitement de ces maladies (oligodendrogliome, entre autre) de plus en plus de cas de survivant à long terme ont été rapportés, et les effets neuro-cognitifis des traitements de radiothérapie chez ces patients sont devenus plus évidents.

 

Depuis qu’une étude a prouvé que les oligodendrogliomes anaplasiques répondent très bien à la chimiothérapie, une nouvelle vague d’intérêt est née pour la différenciation de ces lésions des autres gliomes malins, puisqu’une survie plus grande peut être atteinte chez les patients avec ce type de lésions. De plus, certains rares cas de glioblastomes multiformes avec des taux impressionnant de survie ont été reportés dans la littérature.

 

La radiothérapie est considérée comme un standard dans le traitement des tumeurs cérébrales primaires malignes. Cependant, ses bénéfices pour les oligodendrogliomes anaplasiques et pour les tumeurs mixtes n’ont jamais été prouvés. Alors, même pour les tumeurs cérébrales primaires malignes, la radiothérapie demeure controversée.

 

Pour les maladies métastatiques du SNC : Chez les patients qui ne peuvent être opérés, une combinaisons de stéroïdes et de radiation aide à contrôler les symptômes. Après une chirurgie, une radiation de tout le cerveau est habituellement administrée, spécialement pour les cancers des poumons, car des micro-métastases peuvent peupler le tissu cérébral, invisible aux limites de détection des modalités actuelles. L’utilisation de la manipulation de la barrière hémato-encéphalique pour augmenter la distribution de la chimiothérapie (voir plus bas) peut être une façon d’éviter la radiation chez certains patients. Cette technique est encore sous investigation mais démontre, à ce jour, des résultats convaincants.

Le neuroArm : Un bras robotique guérisseur.

Voici un article paru sur le site de l'Agence spatiale canadienne. Quand la technologie spatiale viens en aide à la médecine.

 

Les manipulations tout en douceur qui ont permis de retirer du cerveau de Paige Nickason une tumeur de forme ovoïde ont été rendues possibles grâce à un bras robotique de renommée mondiale. La technologie utilisée pour mettre au point le système neuroArm, le premier robot au monde pouvant exécuter une chirurgie à l’intérieur d’appareils à résonance magnétique, vient du Canadarm (mis au point par MDA pour le Programme de la navette spatiale américaine), du Canadarm2 et de Dextre. Ces trois systèmes robotiques de l’Agence spatiale canadienne sont ceux qui s’occupent de manipuler des charges lourdes dans l’espace et d’entretenir la Station spatiale internationale (ISS).

 

Le système neuroArm est le résultat de la recherche d’une solution à un dilemme chirurgical : comment faciliter les chirurgies difficiles? Comment rendre possible des interventions jusqu’à maintenant impossible à réaliser? MDA a travaillé en collaboration avec une équipe dirigée par le Dr Garnette Sutherland de l’Université de Calgary pour mettre au point un bras robotique de haute précision fonctionnant en conjonction avec les capacités évoluées d’imagerie des appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Le but était de permettre aux chirurgiens d’effectuer des chirurgies pendant que le patient se trouvait à l’intérieur d’un appareil d’IRM. Pour cela, il fallait concevoir un robot aussi agile que la main humaine, mais plus précis que cette dernière et exempt de tout tremblement. Une intervention à l’intérieur d’un appareil d’IRM signifiait aussi que le robot devait être entièrement constitué de matériaux non magnétiques (donc, sans acier) de sorte qu’il ne soit pas affecté par le champ magnétique de l’appareil et, à l’inverse, qu’il n’affecte pas les images de résonance magnétique. Ainsi, l’équipe du projet a mis au point de nouvelles méthodes permettant de mieux contrôler les mouvements du robot et donnant à l’opérateur un sens du toucher, deux aspects essentiels pour permettre au chirurgien de contrôler le robot avec précision et de sentir ce qui se passe tout au long de l’intervention.

 

Depuis la chirurgie qu’a subie Paige Nickason en 2008, le robot neuroArm a été utilisé avec succès pour traiter des douzaines d’autres patients. La technologie du neuroArm a, depuis, été achetée par IMRIS Inc., une société privée cotée en bourse spécialisée dans la fabrication d’instruments médicaux et établie à Winnipeg, Manitoba. MDA et IMRIS travaillent à faire évoluer le concept du robot en vue de commercialiser une version à deux bras de ce système afin de permettre aux chirurgiens de voir des images tridimensionnelles détaillées du cerveau. Ces deux sociétés travaillent également au développement d’outils chirurgicaux et de contrôleurs manuels qui leur permettront de sentir les tissus et d’appliquer une pression appropriée pendant l’intervention. Le Dr Sutherland mène actuellement un essai clinique à l’hôpital Foothills de Calgary en vue de faire l’essai de la première version du robot sur un groupe de 120 patients. IMRIS prévoit être en mesure de demander l’approbation réglementaire du robot dès 2012.

 

Par ailleurs, MDA continue d’appliquer ses technologies spatiales et son savoir-faire au développement et à l’exploitation de solutions médicales pour améliorer la qualité de vie sur Terre. L’entreprise est devenue partenaire de l’Hospital for Sick Children (SickKids) à Toronto, en Ontario (Canada), et collabore à la conception et à la mise au point d’une solution technologique évoluée pour la chirurgie pédiatrique. Surnommé KidsArm, le système évolué de téléchirurgie est spécialement conçu pour permettre les interventions sur de jeunes enfants et des nourrissons. Le système KidsArm est destiné à être utilisé par des chirurgiens, de pair avec un système d’imagerie de haute précision en temps réel, afin de rebrancher des vaisseaux fragiles et délicats tels que des veines, des artères ou encore des intestins.

 

En collaboration avec le Centre pour l’invention et l’innovation en chirurgie (CIIC) situé à Hamilton, en Ontario (Canada), la société MDA travaille également à mettre au point une plateforme évoluée pouvant être utilisée pour détecter et traiter plus rapidement le cancer du sein. Le robot autonome guidé par imagerie donnera aux chirurgiens un meilleur accès, une plus grande précision et une meilleure dextérité, ce qui contribuera à la mise en œuvre de procédures plus précises et moins invasives.

 

«C'est ici que le robot est entré dans ma tête », dit Paige Nickason, 21 ans, la première patiente à avoir subi une intervention neurochirurgicale robotisée, en pointant une zone sur son front. « Maintenant que le robot neuroArm a enlevé la tumeur de mon cerveau, il pourra aider d'autres personnes comme moi, ailleurs dans le monde. » (Source : Jason Stang)

 

 

Être positif dans la maladie!

J’ai toujours été positive dans ma vie et plus particulièrement depuis ces dernières années où ma vie a pris un virage à 180 degrés. Je ne mérite pas nécessairement l’admiration pour ce positivisme, je suis faite ainsi. Cependant,  à certaines occasions, il m’est arrivé d’être moins positive d’après certaines personnes. Moi, je dirai plutôt plus réaliste vis-à-vis de la maladie et de ce qui m’attendait. Je me suis aperçu que de parler de mes craintes, des conséquences de la maladie, de ce que je voulais ou espérait, de la mort en général et plus particulièrement la mienne effrayait mon entourage. Ils avaient beau dire reste positive, ne pense pas à cela sinon tu vas attirer le pire, j’ai compris que cela les rassuraient et évitaient de les confronter avec la réalité des choses.

 

J’ai même eu un ami proche qui m’a dit cet été : J’peux mourir avant toi, d’un ACV ou d’un accident. Et il avait raison, mais ce qu’il n’a pas compris comme beaucoup d’autres, c’est que je suis plus consciente que je risque de mourir de cette tumeur. Chaque jour, je remercie la vie d’être encore ici et de me permettre de réaliser mes rêves. S’interroger, se renseigner, mettre nos dossiers à jour, parler de la mort ne fait pas de nous des êtres négatifs, mais plutôt, je crois qu’inconsciemment on se prépare à ce qui risque d’arriver. Cela nous permettra d’y faire face avec plus de sérénité le moment venu.

 

 

On a tous un jour ou l’autre côtoyé des personnes négatives. Elles sont léthargiques, tristes, ennuyeuses et ne connaissent pas le bonheur. Il est d’ailleurs facile de se laisser envahir par le négativisme quand les journées s’étendent vides de toute obligation à accomplir. Au contraire, les personnes positives ont une joie de vivre et une grande vitalité, et ce, même en étant malade. Elles se fixent des objectifs et agissent en conséquence pour les atteindre. Elles se découvrent des passions, que ce soit la lecture, le jardinage, la cuisine ou toute autre chose. Elles prennent le temps de vivre ses passions. Enfin elles sourient et rient de bon cœur, on sent chez elles la joie de vivre.

 

 

Il est normal d’avoir des peurs, des craintes, des interrogations ou tout simplement tanné de vivre cette maladie. Il est normal que vos proches ne se sentent pas à l’aise avec vos états d’âme et que cela les ramène à leurs propres peurs, craintes et interrogations. Cependant, je pense qu’il faut profiter de ces moments pour être vrai les uns vis-à-vis les autres. C’est une occasion qui nous est donnée pour laisser tomber les masques, parler de ce qui est important, expliquer, pardonner, bref ne pas attendre à la toute fin. Mais entre-temps, prenons le temps de vivre notre vie, les jours qui nous sont donnés. Prenons le temps de se créer un avenir avec des projets pleins la tête et des rêves à réaliser. Prenons le temps d’apprécier la vie pour ce qu’elle a à nous donner.

Des tumeurs au cerveau fluorescentes pour faciliter la chirurgie.

Voici un article très intéressant du journal MAXI-SCIENCE:

 

Des médecins britanniques ont expérimenté un procédé permettant de rendre les tumeurs au cerveau visibles sous lumière UV. Une propriété qui permet au chirurgien de mieux localiser la masse cancéreuse à retirer lors de l'opération.

 

Le glioblastome est une tumeur cérébrale qui se développe à partir des cellules appelées astrocytes. Celle-ci représente 70% des tumeurs primitives malignes du cerveau même si elle s'avère assez rare, n'affectant que 2 à 3 personnes sur 100.000 en Europe et en Amérique du Nord, selon les données. Toutefois, très agressive, cette tumeur s'avère rapidement mortelle, avec un délai de survie moyen d'à peine 15 mois. D'où l'importance de la technique mise au point par des chercheurs britanniques.

 

Dans le cadre d'un partenariat entre le Samantha Dickson Brain Tumour Trust et le Cancer Research UK, ceux-ci sont parvenus à rendre ces tumeurs malignes fluorescentes afin de faciliter le travail des chirurgiens qui opèrent dans le cerveau des patients. Pour cela, l'équipe conduite par le Dr Colin Watts de l'université de Cambridge a injecté dans le cerveau de 60 personnes de l'acide 5-amino-levulinique qui a ensuite réagi avec des composés de la tumeur la rendant rose fluorescente sous une lumière ultraviolette. Les chirurgiens ont alors été capables de délimiter la tumeur et de la retirer dans son intégralité.

 

Puis ils ont inséré une plaquette imprégnée d'une molécule de chimiothérapie, la carmustine qui s'est diffusée dans la cavité pour éliminer les cellules cancéreuses restantes. Cité par le Daily Mail, le Dr Watts explique : "J'estime vraiment que notre meilleure opportunité pour progresser encore est d'accentuer le financement de recherches en laboratoires et d'essais innovants. Si la combinaison de ces deux thérapies s'avère sûre et efficace, cette expérimentation sera suivi par un essai plus large de phase III".

 

De son coté, Kate Law, directrice des recherches cliniques au Cancer Research UK commente : "Traiter les tumeurs du cerveau est un réel défi auquel font face les cliniciens et nous avons besoin de manière urgente de nouveaux traitements pour aider davantage de personnes chez qui a été diagnostiquée la maladie. En travaillant ensemble, nous sommes capables de financer plus de recherches et de réellement se concentrer sur les domaines qui peuvent faire une différence efficace".

Nouveau traitement contre les tumeurs cérébrales au Canada - Le premier à libérer une substance de chimiothérapie directement à l'emplacement de la tumeur.

Homologation par Santé Canada de l'implant Gliadel(®)
pour les patients atteints d'un glioblastome multiforme


MISSISSAUGA, ON, le 3 nov. 2011 /CNW/ - Eisai limitée, filiale canadienne en propriété exclusive d'Eisai Inc., a annoncé aujourd'hui l'homologation de l'implant Gliadel(®) (implant de carmustine dans du poliféprosan 20) par Santé Canada et la commercialisation de ce produit. L'implant Gliadel(®) est un traitement d'appoint à la chirurgie chez les patients atteints d'un glioblastome multiforme récurrent pour lequel une résection chirurgicale est indiquée.

On compte plus de 120 types de tumeurs cérébrales(i), ce qui complique les défis diagnostiques et thérapeutiques auxquels les médecins sont confrontés. Le glioblastome multiforme est l'une des formes les plus graves et les plus mortelles de tumeurs cérébrales. On croit que 55 000 personnes sont atteintes d'une tumeur cérébrale d'un type quelconque au Canada(ii). Ce facteur démontre avec éloquence que de nouvelles options thérapeutiques s'imposent pour combattre ce type d'agression cellulaire.

« Eisai se réjouit de l'homologation de Gliadel(®), car cette annonce permet à l'entreprise de poursuivre au Canada sa mission axée sur le patient. En effet, cet implant, qui a la taille d'une pièce de dix sous, libère la chimiothérapie directement dans la région du cerveau où la tumeur se développe, » a expliqué Takihiro Hirasawa, président d'Eisai limitée. « C'est donc avec fierté qu'Eisai met cette nouvelle option thérapeutique à la disposition des personnes atteintes d'une tumeur cérébrale, » a-t-il ajouté.

L'homologation de l'implant Gliadel(®) repose sur un essai clinique mené auprès de patients atteints d'un glioblastome multiforme récurrent qui ont été traités avec Gliadel(®). Une augmentation du taux de survie à six mois a été observée chez ces patients comparativement à ceux qui ont reçu un placebo (56 % chez les patients traités par Gliadel(®) comparativement 36 % chez ceux qui ont reçu un placebo). L'implant Gliadel(®) et le placebo ont tous les deux été utilisés comme traitement d'appoint à la chirurgie.

Les tumeurs cérébrales sont souvent classées en fonction de l'origine et du comportement des cellules ou de leur malignité, soit du Stade I (les moins malignes) au Stade IV (les plus malignes). Le stade d'un cancer désigne également sa rapidité de progression. La classification et le stade assignés à une tumeur contribuent à en prédire le comportement probable.

« Un diagnostic de tumeur cérébrale peut être très dévastateur pour un patient et les membres de sa famille. Mais il est important de souligner qu'il y a des options de traitement qui prolongent la durée de vie de ces derniers », a déclaré D(r) Rolando Del Maestro, directeur du Centre de recherche sur les tumeurs cérébrales de l'Institut et Hôpital Neurologiques de Montréal, Université McGill.

Gliadel(®), un nouveau mode de traitement contre le glioblastome multiforme récurrent, est un implant biodégradable que l'on insère au moment de l'intervention chirurgicale. Cet implant libère la chimiothérapie directement à l'endroit où la tumeur se trouvait, ce qui a l'avantage de réduire l'exposition des autres parties de l'organisme à la chimiothérapie. L'implant Gliadel(®) est utilisé en conjonction avec d'autres traitements traditionnels contre le cancer du cerveau, tels que la chirurgie, la radiothérapie ou l'injection intraveineuse.

« La Fondation canadienne des tumeurs cérébrales est dévouée à offrir support, éducation et information à tous ceux qui sont touchés, de près ou de loin, par une tumeur cérébrale », a déclaré Susan Marshall, directrice exécutive, La Fondation canadienne des tumeurs cérébrales. « Un autre aspect de notre mandat consiste à supporter la recherche au Canada. Chaque parcelle d'information aide à redonner espoir aux patients et à leur famille. Nous invitions tous les patients atteints d'une tumeur cérébrale, ainsi que leur famille, à discuter des différentes options de traitement disponibles avec un professionnel de la santé.

À propos de Gliadel(® )

L'implant Gliadel(®) a été homologué et est utilisé dans 15 pays, dont les États-Unis, l'Espagne, la Grèce, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Australie et l'Asie du Sud-Est. Depuis 1997, plus de 20 000 interventions ont été effectuées avec des implants Gliadel(®).

L'implant Gliadel(® )a la taille d'une pièce de dix sous. Il a été conçu pour libérer une substance de chimiothérapie, la carmustine, directement dans la cavité où la tumeur cérébrale était présente. Jusqu'à huit implants peuvent être disposés tout autour des parois de la cavité créée par l'espace où la tumeur se trouvait. Les implants Gliadel(®) se dissolvent lentement afin de libérer la carmustine.

L'implant Gliadel(®) est le seul implant de chimiothérapie homologué par Santé Canada pouvant être utilisé lors de la résection chirurgicale d'une tumeur cérébrale.

Renseignements importants à propos de l'innocuité de Gliadel(®)

Gliadel(®) ne doit pas être utilisé chez les patients qui présentent une hypersensibilité à la carmustine ou à tout ingrédient de Gliadel(®).

Les patients qui ont subi une craniotomie en raison d'un gliome malin et chez lesquels des implants Gliadel (®) ont été mis en place doivent faire l'objet d'une étroite surveillance étant donné les complications connues de la craniotomie, notamment les convulsions, les infections intracrâniennes, la cicatrisation anormale de la plaie ou l'?dème cérébral.

À propos d'Eisai Inc.

Eisai inc. a été créé en 1995. Elle compte parmi les 20 entreprises pharmaceutiques les plus importantes aux États-Unis (d'après les ventes au détail). L'entreprise, qui a connu une croissance rapide après la mise en marché de son premier produit aux États-Unis en 1997, est vite devenue une compagnie pharmaceutique entièrement intégrée. Les secteurs commerciaux dans lesquels Eisai est active sont surtout concentrés sur la neurologie, les troubles gastro-intestinaux et les soins oncologiques ou intensifs. L'entreprise, dont la mission repose sur les soins en santé humaine, est responsable des activités d'Eisai Co., Ltd. aux États-Unis en matière de découverte, de développement et de commercialisation de produits à l'échelle internationale.

Eisai Inc. est dotée d'un réseau de création de produits à l'échelle internationale, notamment aux États-Unis où elle détient des centres de recherche et de développement situés au Massachusetts, au New Jersey, en Caroline du Nord et en Pennsylvanie et des centres de fabrication situés Maryland et en Caroline du Nord. Les activités de recherche et de développement de l'entreprise couvrent la neuroscience, l'oncologie, les troubles vasculaires, les maladies inflammatoires, les réactions immunologiques et des programmes axés sur le rôle des anticorps. Pour en savoir plus à propos d'Eisai, consultez le sitehttp://www.eisai.com/us

Eisai a créé Eisai limitée Canada en 2010, une filiale en propriété exclusive d'Eisai Inc. dont le siège social est située à Mississauga, en Ontario. Cette région regroupe l'une des plus grandes concentrations de sociétés biopharmaceutiques et l'une des plus importantes communautés médicales en Amérique du Nord.

 

Source: http://www.lelezard.com/communique-995232.html

Références:

(i) http://www.btfc.org/2494/brain-tumour-facts

(ii) http://www.btfc.org/2494/brain-tumour-facts

Visualisation et guérison?

En 1970, un cancérologue américain du nom de Carl Simonton a conçu et popularisé l'usage de la visualisation mentale à des fins thérapeutiques. Il observa que les guérisons pour un même diagnostic étaient différentes suivant les sujets et s'est intéressé à l'influence de l'esprit dans le processus de guérison. Il remarqua notamment que les malades qui guérissaientétaient tous des battants persuader qu'ils pouvaient guérir et se voyaient le faire. Convaincu de la nécessité d'apprendre aux patients à devenir des battants, le Dr Simonton intégra donc un entraînement en ce sens à son programme médical de soins.

 

Cet entraînement comprend plusieurs éléments, dont des exercices de visualisation au cours desquels les patients se représentent le traitement médical sous forme de petites entités (on leur suggéra d'utiliser des Pac-Man, popularisés à l'époque dans les premiers jeux vidéo) en train de dévorer leurs cellules cancéreuses. La méthode Simonton a toujours été conçue comme un complément au traitement médical classique et est encore pratiquée de cette manière.

 

En ce qui me concerne durant les huit premières années chaque soir j’ai utilisé cette méthode.Étendue sur mon lit, je visualisais mon Pac-Man faisant le ménage et dévorant les cellules cancéreuses de mon cerveau.J’ai repris dernièrement cette visualisation et maintenant j’applique cette méthode à tout mon corps.Quoiqu’en disent les scientifiques, que cela fonctionne ou pas, il y a une chose sûre et certaine, c’est que ça me fait du bien de croire que j’ai un certain pouvoir de guérison et qui sait!!!

L'après chimio 2- Réflexion

Septembre 2011, j'ai rendez-vous avec mon oncologue pour les résultats de la résonnance. Je suis assise et j'attends mon tour tout en me remémorant l'été qui vient de passer. Je n'ai pas été vraiment de bonne compagnie durant les dernières semaines. Plus dans ma bulle à réfléchir et à faire des choix pas si évidents. Peut-être est-ce un concours de circonstances ou tout simplement mes 51 ans, mais je suis passée par une réflexion profonde.Une question c'est imposée, pourquoi n'arrivais-je pas à remonter la pente. Bon, j'avais des problèmes de santé, mais qui n'en a pas. Pourquoi depuis des mois, les maux de tête étaient si intenses et si présents dans ma vie, qu'est-ce que mon corps voulait me faire part comme message.

 

Je n'ai jamais cru que les émotions pouvaient être responsables du cancer, ce serait nous rendre coupables de mal gérer ces dernières, mais surtout nous rendre responsables d’avoir cette maladie. Cependant, je pense lorsque l'on a passé par un cancer, nous sommes plus à l'écoute des vibrations qui sont en nous. Il a donc fallu que je m'arrête et que j'écoute et c'est ce que j'ai fait. Il a fallu que je prenne des décisions et que je mette fin à des relations qui ne convenaient plus à la femme que je suis.Ce n'est ni facile ni difficile à faire, il s'agit seulement d'être sûre en son for intérieur que c'est la meilleure chose à faire pour nous-mêmes et d'en assumer les conséquences. Notre entourage ne comprends pas toujours ce qui nous arrive, ce que nous devenons et ont de la difficulté à suivre notre cheminement.

 

Est-ce que le cancer nous change? OUI et NON! Simplement, il nous amène à nous respecter dans ce que nous sommes vraiment. Il nous apprend à reconnaitre ce qui est important pour nous. En vérité, je pense que d'une certaine façon, il nous libère de nos peurs. Au fur et à mesure que j'avance, j'ai l'impression de me délester de certains poids et faire plus de place à une paix intérieure. Savoir qui je suis, ce que je veux, mais surtout être en accord avec moi. 

 

Les médicaments ainsi que ces changements ont eu pour conséquences d'enrayer les maux de tête et constater une diminution de ce que l'on voyait sur la résonnance, à un tel point que mon prochain rendez-vous est fixé pour février 2012.

Cancer du cerveau - De l’espoir pour les Québécois!

MONTRÉAL – Les Québécois atteints d’une forme grave du cancer du cerveau et qui ne se font pas rembourser le puissant et coûteux médicament Avastin par la Régie de l’assurance maladie (RAMQ) ont reçu un appui de taille cette semaine.

 

De passage à Montréal, le Dr Patrick Y. Wen, professeur en neurologie à l’École de médecine de Harvard et directeur du Centre de neuro-oncologie de l’Institut pour le cancer Dana-Farber et du Centre pour le cancer de la Brigham and Women's Hospital, à Boston, a estimé que le Québec devrait suivre les exemples de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan, qui acceptent de rembourser le médicament.

 

Le médicament Avastin, produit par la multinationale pharmaceutique Roche, coûte près de 25 000$ par mois aux patients atteints de cancer du cerveau grade 4 (glioblastome multiforme), la forme la plus agressive de ce type de cancer. La RAMQ refuse de le rembourser.

 

Pourtant, la RAMQ rembourse les traitements à l'Avastin pour les cancers du rein et de l’intestin. Dans certains cas, l’Avastin permet de prolonger de cinq ans la vie des patients. Règle générale, il améliore aussi la qualité de vie.

 

«Avastin a un taux de réponse élevé et augmente la survie sans progression de la maladie chez certains patients. Plus important encore, en réduisant la tumeur cérébrale, Avastin améliore de manière significative l'utilisation de corticostéroïdes des patients ainsi que leur qualité de vie. C'est un médicament bien toléré, avec peu d’effets secondaires, comparé à d'autres traitements», a dit le Dr Wen en entrevue. Les corticostéroïdes sont une médication administrée et utilisée, entre autres, pour les tumeurs cérébrales afin de réduire l'œdème.

 

Le glioblastome multiforme est la tumeur maligne primaire du cerveau la plus fréquente et l’un des cancers les plus difficiles à traiter.

 

«Pour les patients avec un glioblastome récidivant, il y a peu d’options de traitements efficaces. La chirurgie, l’irradiation ou la réexposition à une chimiothérapie standard produisent de minces résultats. Actuellement, le seul traitement efficace pour les patients atteints de glioblastome récidivant est Avastin», a ajouté le Dr Wen.

 

Québec réfléchit

 

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a récemment demandé une révision de la décision de l’Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) sur le remboursement d’une série de médicaments dont la valeur thérapeutique est connue et prouvée. Avastin fait partie de cette révision.

 

«L’inégalité persiste encore entre les provinces canadiennes pour l’accès aux traitements contre le cancer», a noté Patrick Y. Wen.

 

«Il ne fait aucun doute que l'Avastin aide les patients atteints de glioblastome récidivant et qu’il devrait logiquement faire partie du programme de soins de ces patients.»

 

Le Dr Wen a été invité au Canada par la firme Roche, qui produit l’Avastin, pour s’adresser à différents hôpitaux sur la prise en charge des patients avec un cancer du cerveau de grade 4, notamment en utilisant Avastin. Il a été rémunéré par Roche pour ses déplacements. Roche cherche à faire rembourser au Québec des médicaments qui le sont déjà dans d’autres provinces.

 

L’INESSS a refusé de commenter, nous renvoyant au ministère de la Santé. La porte-parole du ministère n'a pas répondu à notre demande.

 

Canoe.ca
Patrick White
22/10/2011 13h34

Cancer : le téléphone portable sans risque.

La plus grande étude réalisée sur ce sujet conclut qu'il n'existe aucun lien entre le mobile et des tumeurs du cerveau.

 

Une bonne nouvelle a été annoncée vendredi sur le site du British Medical Journal (BMJ) : le téléphone portable n'augmente pas le cancer du système nerveux central. C'est ce que révèle une très vaste étude danoise portant sur plus de 300.000 personnes. Une information en contradiction cependant avec la position du Centre international de recherche sur le cancer qui avait estimé en mai dernier que «le portable était peut-être cancérigène».

 

L'étude danoise publiée vendredi présente la particularité d'avoir été menée selon une méthodologie originale. Au Danemark, dès la naissance, chaque individu se voit attribuer un numéro d'identification personnel qui est utilisé sur tous les registres, les abonnements, et qui permet de rendre anonyme une série d'informations personnelles. Ainsi, les Danois ont pu, sur une période donnée, recouper en partie le fichier des personnes atteintes de cancer du cerveau avec celui des abonnés au téléphone portable et celui de ceux qui n'ont pas de mobile.

 

Une différence «non significative»

 

Le travail, mené par l'équipe de Patrizia Frei (Société danoise du cancer), a prolongé jusqu'en 2007 une enquête antérieure qui s'arrêtait en 2002 et qui avait déjà mis en évidence une absence de risque de cancer du système nerveux central lié à l'usage du mobile. Les nouvelles données offrent un échantillon beaucoup plus large d'utilisateurs longue durée. Sur les 358.403 personnes inclues dans l'enquête de 1990 à 2007, il y a eu 10.729 tumeurs du système nerveux central -5111 chez des hommes et 5618 chez des femmes- mais à peu près autant chez les abonnés que chez les non-abonnés. Plus précisément, les taux de gliome et de méningiome étaient similaires chez les abonnés et chez les autres, avec des variations «non significatives».

 

Cette enquête a été menée selon une méthodologie originale différente de celle de la grande étude européenne Interphone qui avait conclu en mai 2010, de manière ambiguë et non péremptoire, plutôt à l'absence de risque du fait de résultats difficiles à interpréter et potentiellement biaisés. Cette étude Interphone dite «cas témoins» portait en effet sur l'interrogation rétrospective de personnes atteintes de cancer du cerveau à propos de leur usage passé du portable. Leurs réponses étaient comparées à celles de témoins en bonne santé, de même âge. Or on sait que les malades dans ce genre d'études ont tendance à mieux se remémorer les faits passés que les témoins.

 

Risque inconnu au-delà de 13 ans d'exposition.

 

Dans un éditorial accompagnant la publication du BMJ vendredi, des chercheurs suédois saluent la rigueur de cette nouvelle enquête danoise. Ils soulignent cependant qu'un certain nombre de personnes bénéficiant de téléphones portables professionnels n'ont pas été inclus dans ce travail. Enfin, si l'étude a un recul de 13 ans, ils s'interrogent sur les risques liés à de plus longues durées d'utilisation, sur lesquels les données restent insuffisantes.

 

L'an dernier, la publication de l'étude Interphone aux conclusions ambiguës avait conduit le CIRC à classer le téléphone portable dans la catégorie «peut-être cancérigène». Interphone avait en effet suggéré, sans conclure, qu'un risque accru degliome, un type de cancer du cerveau, pouvait peut-être être lié à l'usage du portable.

 

Par Martine Perez- le 21/10/2011 (Le Figaro-fr Santé)

Octobre 2011, ou en est la recherche en France?

Voici une vidéo du Professeur Jean-Yves Delattre, chef du service de neuro-oncologie de la Pitié-Salpêtrière que j'ai trouvé sur le site de l' Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales. Des nouvelles fortes intéressantes mais surtout encourageantes. Bon visionnement!