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Face aux résistances du cancer, de nouvelles molécules voient le jour.

Une équipe franco-italienne menée par des chercheurs du CNRS et de l'Inserm (1) vient de découvrir une nouvelle famille de composés qui pourrait permettre de traiter de nombreux cancers, notamment des tumeurs cérébrales et des cancers de la peau. Brevetées par le CNRS, ces molécules bloquent la voie de signalisation Hedgehog, une chaîne de réactions moléculaires dont le dérèglement serait impliqué dans plusieurs cancers. Ces composés pourraient à terme constituer de nouveaux médicaments, mais, dans un premier temps, ils devraient s'avérer de précieux outils pour mieux comprendre le rôle de la voie Hedgehog dans le développement de ces tumeurs et la résistance aux traitements de celles-ci. Effectués en collaboration avec le Laboratoire d'innovations thérapeutiques (CNRS / Université de Strasbourg), ces travaux sont publiés dans le Journal of Medicinal Chemistry.

 

La voie de signalisation Hedgehog est une cascade de réactions biochimiques complexes. Très active lors de l'embryogenèse, elle participe à la prolifération et à la différenciation des cellules, ainsi qu'à la mise en place de nombreux tissus. Chez l'adulte, elle joue notamment un rôle clé dans le maintien de cellules souches dans le cerveau. Le dérèglement de cette voie participerait au développement de nombreux cancers, notamment de tumeurs cérébrales très agressives chez l'enfant.

A l'origine des dysfonctionnements affectant la voie Hedgehog, on trouve notamment des mutations d'un récepteur membranaire appelé Smoothened, maillon essentiel permettant l'activation de cette voie. Plusieurs laboratoires pharmaceutiques ont développé des molécules capables de bloquer Smoothened. Grâce à ces composés antagonistes (2) du récepteur, ils sont parvenus à enrayer le développement de certaines tumeurs. Cependant, les expériences menées sur des modèles animaux et chez l'Homme font état de l'apparition de résistances à ces traitements. De nouvelles mutations de Smoothened dans les cellules tumorales rendent inefficaces les antagonistes chargés de l'inactiver. Voilà pourquoi il est important d'en trouver de nouveaux et de mieux comprendre les mécanismes liés à ces résistances.

Pour découvrir de nouveaux composés antagonistes de Smoothened, l'équipe de chercheurs coordonnée par Martial Ruat a adopté une stratégie originale : un criblage virtuel de banques de molécules informatisées. Parmi quelque 500 000 molécules répertoriées dans ces banques, ils ont recherché celles dont la structure serait susceptible de produire le même effet que les molécules connues pour bloquer Smoothened. Sur une vingtaine de molécules candidates, les chercheurs en ont sélectionné une. Puis, en modifiant légèrement sa structure afin de l'optimiser, ils ont découvert une famille de composés, appelés MRT. Ils ont ensuite testé leur activité biologique sur des cellules de souris en culture. Résultat : les composés MRT, et plus particulièrement l'un d'entre eux, l'acylguanidine MRT83, bloquent la prolifération des cellules suspectées d'être à l'origine de tumeurs cérébrales. De plus, ces nouveaux composés inhibent Smoothened avec une activité égale ou supérieure à celle de composés déjà connus.

Plusieurs années de tests sont nécessaires avant que de nouvelles molécules prometteuses telles que les composés MRT puissent être commercialisées comme médicaments. Néanmoins, leurs propriétés pourraient permettre d'en savoir plus sur le fonctionnement, la structure tridimensionnelle et la localisation des récepteurs Smoothened. Ces composés MRT aideraient ainsi à comprendre l'origine des résistances que développent les tumeurs. Ces travaux pourraient déboucher sur la découverte de nouvelles cibles et stratégies thérapeutiques pour combattre certains cancers.

 

Photo_MRT

 

 

 

Notes :

 

(1) Au sein de l'Unité « Neurobiologie & développement » (CNRS), en lien avec l'Université de Sienne (Italie)
(2) Est antagoniste une substance qui, en se fixant sur les mêmes récepteurs cellulaires qu'une autre substance, empêche d'obtenir l'ensemble ou une partie des effets produits habituellement par la cellule. Ici les antagonistes ont un effet « inverse » de celui du récepteur « muté ».

 

Références :

Acylthiourea, Acylurea and Acylguanidine Derivatives with potent Hedgehog inhibiting Activity. Antonio Solinas, Hélène Faure, Hermine Roudaut, Elisabeth Traiffort, Angèle Schoenfelder, André Mann, Fabrizio Manetti, Maurizio Taddei and Martial Ruat. Journal of Medicinal Chemistry. 23 février 2012.

SOURCE:  CNRS

 

Cancer : Nouvelle cible thérapeutique identifiée.

 

En étudiant les mécanismes impliqués dans le développement du glioblastome, une des principales tumeurs du cerveau, des chercheurs espagnols ont mis au jour une protéine, USP15, qui pourrait, à terme, être un cible thérapeutique de choix pour enrayer la progression de la maladie. C’est ce que révèle une étude publiée dans la revue Nature Medecine.

 

Le glioblastome est la tumeur primitive du cerveau la plus fréquente et la plus agressive. Actuellement, il n’existe aucun traitement qui garantisse une guérison totale. En effet, l’espérance de survie à cinq ans ne dépasse malheureusement pas les 10 %. Toutefois, la chimiothérapie, la radiothérapie, et la chirurgie, sont souvent envisagées afin d’améliorer la qualité de vie des patients.

 


Joan Seoane et ses collègues de l’Institut d’oncologie de Vall d’Hebron en Espagne, ont découvert que la protéine USP15 stimulait le facteur de croissance TGFa. Ce dernier est un immunodépresseur qui permet à la tumeur d’échapper au système immunitaire et ainsi, de se développer sans encombre. Par ailleurs, TGFa intervient aussi sur les vaisseaux sanguins permettant la vascularisation de la tumeur et par conséquent, son expansion et la formation de métastases.

 

 

En empêchant la production d’USP15 sur un modèle de glioblastome humain, les chercheurs ont constaté que faute d’activation du TGFa, la tumeur ne se développait pas. Ainsi, il est tout à fait possible d’imaginer qu’un traitement agissant sur la production de la protéine USP15 pourrait, à terme, permettre de traiter efficacement ce type de cancer.

 

SOURCE: iNFORMATION HOSPITALIERE

 

Adieu mon amour, mon ami, mon chien.

 

Dimanche 19 février 2012, c'est une journée triste et une date que je ne pourrai jamais oublier.  Mon compagnon des derniers mois, mon chien Scott vient de nous quitter et  s'il y a un paradis pour  les animaux, alors il est allé rejoindre mon vieux Shadow.  Pour ceux qui avez connu Scott, vous savez à quel point il était un chien exceptionnel.  Une grosse patate plein d'amour et de tendresse et pas une once de malice.   J'ai raconté dans un précédent billet de quelle manière il était arrivé dans ma vie.  Même si la douleur m'habite, je ne regrette rien car nous avons vécu des très beaux moments ensemble et je suis heureuse d'avoir pu lui donner amour et tendresse, il le méritait bien et en retour il a su me combler de bonheur.

 

Repose en paix mon ami et merci d'avoir été dans ma vie.

 

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Deuil | La mort | Remerciements

Diffusion Pharmaceuticals démarre l'essai clinique du TSC, un nouveau médicament pour le traitement des tumeurs primaires du cerveau

Diffusion Pharmaceuticals LLC a annoncé aujourd'hui avoir ouvert le recrutement pour un essai clinique évaluant le principal candidat-médicament de la société, le trans sodium crocetinate (TSC), comme traitement de première ligne pour les tumeurs primaires du cerveau nouvellement diagnostiquées, également connues sous le nom de glioblastome ou GBM. Il n'existe actuellement aucune cure pour le GBM et les patients ont une espérance de vie moyenne de 18 mois après le diagnostic.

L'Université de Virginie est le principal site de l'essai, qui sera sous la supervision du docteur James Larner, enquêteur principal, président et professeur d'onco-radiologie. Jusqu'à 19 institutions supplémentaires aux États-Unis participeront à l'essai.

« Le TSC a démontré son innocuité lors des premiers essais sur l'Homme ainsi que sa bonne efficacité dans des études sur des animaux ayant un cancer du cerveau dirigées par le docteur Jason Sheehan, professeur de neurochirurgie à l'UVA », a déclaré le docteur Larner. « Cet essai évaluera l'innocuité et l'efficacité du TSC lorsqu'il est associé à un traitement standard, offrantune option d'essai clinique novatrice et prometteuse pour les patients récemment diagnostiqués avec un GBM ».

Le traitement standard pour le GBM inclut l'ablation chirurgicale de toute la tumeur, suivie de radiations et de chimiothérapie. Les facteurs au sein du micro-environnement de la tumeur sont suspectés d'avoir un impact sur la récidive de la tumeur, souvent au bout de quelques mois. Le TSC, qui a reçu la désignation de médicament orphelin par la Food and Drug Administration (FDA) américaine en juillet 2011, améliore la diffusion de l'oxygène dans ce micro-environnement, rendant potentiellement les cellules tumorales résistantes au traitement jusqu'à trois fois plus réactives aux traitements standards.

À propos de l'essai clinique du TSC

Pour cet essai clinique de phase I/II, jusqu'à 68 patients seront recrutés au cours des 12 prochains mois sur un nombre de sites pouvant atteindre la vingtaine. Les critères d'évaluation clinique sont la survie globale à 2 ans et la durée de survie sans progression de la maladie à 6 mois. On estime que les caractéristiques de l'essai encourageront les patients à participer?les critères d'exclusion sont limités et tous les patients participants recevront du TSC, pour lequel peu d'effets secondaires ont été rapportés. Une description de l'essai figure sur le site www.ClinicalTrials.gov sous la référence NCT01465347.

À propos de Diffusion Pharmaceuticals

Diffusion Pharmaceuticals est une société de stade clinique qui développe de nouveaux médicaments ciblant des besoins médicaux non satisfaits. Le principal programme de Diffusion consiste à étudier l'utilisation du TSC dans le traitement des tumeurs cancéreuses solides. Diffusion Pharmaceuticals, une société privée, est implantée à Charlottesville, en Virginie. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur le site www.diffusionpharma.com. Pour plus d'informations sur le recrutement pour l'essai GBM au Centre des sciences médicales de l'Université de Virginie, Centre de recherche sur le cancer Emily Couric, veuillez contacter Gretchen Watkins au 434-243-7231 ou à gmw7h@virginia.edu.

Le texte du communiqué issu d'une traduction ne doit d'aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d'origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

 

Diffusion Pharmaceuticals LLC

David G. Kalergis, JD/MBA

PDG

434-220-0718

dkalergis@diffusionpharma.com

Première résonnance magnétique 2012.

Lundi 6 février 2012, j’ai rendez-vous pour ma première résonnance magnétique de l’année. Comme je suis allergique au produit de contraste, je dois me présenter une heure à l’avance pour me faire injecter du Bénadryl ainsi qu’un anti-inflammatoire du solu-cortef. Ce qui est pratique avec cette préparation, c’est que ça me rend somnolente, ce qui fait que je ne panique pas dans le scan. Eh oui! je souffre de claustrophobie et même encore après quoi, environ plus d’une trentaine de résonnances magnétiques, j’ai encore cette phobie et l’impression qu’on clou mon cercueil. Alors avec cette préparation, cela calme mes angoisses et anéantit toutes mes peurs. Faut bien qu’il y ait un avantage quelque part, Non!. Toujours est-il, qu’accompagnée de mon amie nous sommes donc à l’hôpital vers 11hr30am, le rendez-vous est a 12hr30pm et si on est chanceuse on sera sortie pour 2 heures tout au plus. Mais la chance n’était pas là, un des deux scan a brisé le matin même, ce qui a occasionné un retard de 3 heures. Ce qui fait qu’on était de retour à la maison vers 16hrs. Soirée peinarde, une chance que les téléromans sont de retour, ça m’évade un peu l’esprit, trop fatiguée pour prendre un livre ou bien d’aller sur internet.

 

Je me suis donc occupé l’esprit de mille et une manière en attendant mon rendez-vous de jeudi dernier où je rencontrais mon oncologue et son assistante. Salutations d’usage et brin de jasette où elle m’informe qu’on voit toujours ce rehaussement dans mon cerveau. Jusqu'à présent ce n’était pas vraiment clair pour moi et comme je suis visuelle je lui ai demandé de consulter le film de mon cerveau. C’est alors que j’ai compris ce qu’elle voulait dire, lorsqu’on nous injecte le produit de contraste s’il y a tumeur ou métastase, notre cerveau s’éclaire, oui, oui, ç’a produit un genre de tache blanche sur tout ce gris.  En général, une tumeur se définit par des contours rugueux un peu comme si vous étiez dans les montagnes russes. Bon j’exagère, mais pas vraiment. Dans mon cas, ce que l’on voit mesure environ 2cm et semble lisse, on convient donc qu’elle en discutera avec mon neurochirurgien et qu’a moins du contraire on ne touche pas a cela, on fera une résonnance en avril prochain. Suis-je réellement plus rassurée, je ne sais pas, mais il faut bien que je fasse confiance si non aux médecins tout au moins à la vie.

 

Et puis je dois dire, quelque chose a changé en moi, est-ce parce que je fais un lâcher-prise ou tout au moins j’y mets tous les efforts pour l’atteindre, mais je me sens prête psychologiquement.  Comprenons-nous bien, je n’ouvre pas les bras en criant rechute je t’attends, non!  Mais si jamais cela devait se produire, je suis d’attaque a y faire face, j’ai eu le temps ces derniers mois de faire le plein d’énergie, alors si elle pointe son nez, je suis prête a remonter sur le ring.

 

CANCER du CERVEAU: Avancée majeure dans le diagnostic des gliomes.

Article intéressant publié sur le site de SantéLog.

 

C'est une avancée majeure pour les patients atteints d’une tumeur au cerveau. Ce nouveau test pourrait permettre d’écarter la chirurgie chez les patients dont les tumeurs sont situées dans des zones du cerveau trop dangereuses pour une biopsie. Ces chercheurs de l’Université du Texas ont développé la première application clinique d'une nouvelle technique d'imagerie pour diagnostiquer les tumeurs cérébrales. Leur nouveau test par spectroscopie par résonance magnétique (SRM) permet un diagnostic définitif de la tumeur basé sur l'imagerie d'une protéine associée à un gène muté présent dans 80% des gliomes. La présence de cette mutation génétique étant, par ailleurs, un facteur de meilleur pronostic. Une étude co-financée par les National Institutes of Health (NIH) et le Cancer Prevention and Research Institute du Texas, publiée dans l’édition en ligne du 26 janvier de Nature Medicine.

 

«A notre connaissance, c'est la seule conséquence directe du métabolisme d'une mutation génétique dans une cellule cancéreuse qui puisse être identifiée par imagerie non invasive», explique le Dr Elizabeth Maher, professeur agrégé de médecine interne et de neurologie à l’Université du Texas et auteur principal de l'étude.

 

Les chercheurs ont pu développer ce test en modifiant les paramètres d’une IRM de manière à pouvoir suivre les niveaux de la protéine, sous la direction du Dr Choi Changho, professeur agrégé à l’Advanced Imaging Research Center (AIRC). Des recherches antérieures avaient déjà identifié les niveaux élevés de cette protéine liés à la mutation et suggéré ces niveaux comme des biomarqueurs des gliomes. «Notre prochaine étape va être de faire en sorte que ce test puisse être disponible dans le cadre de l'IRM de routine pour les tumeurs du cerveau. Il ne nécessite aucune injection aucun équipement supplémentaire particulier », précise le Dr Maher, directeur médical du département neuro-oncologie de l’université du Texas. Pour confirmer l’efficacité (à 100%) du test, les chercheurs l’ont validé sur 30 échantillons de biopsies de patients atteints de gliome.

 

De plus, le test permet de déterminer le meilleur moment pour commencer la chimiothérapie.

 

Source: Nature Medicine doi:10.1038/nm.2682 Published online 26 January 2012 “2-hydroxyglutarate detection by magnetic resonance spectroscopy in IDH-mutated patients with gliomasaux dernières actualités sur les Cancers du cerveau

 

 

Une plante pour prévenir les tumeurs au cerveau?

  

L’ingrédient actif contenu dans une plante utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise pourrait bloquer la progression de tumeurs au cerveau, rapporte le site internet Breakthrough Digest Medical News.

 

 

Des chercheurs de l’Ohio State University Comprehensive Cancer Center, aux États-Unis, ont découvert que cet ingrédient, l’indirubine, peut bloquer la migration des cellules cancéreuses.

 

 

Cela empêche donc le cancer de coloniser d’autres parties du cerveau, tout en prévenant le développement de vaisseaux sanguins qui permettraient à la tumeur de prospérer et de grossir.

 

 

«Nous avons des méthodes efficaces pour empêcher la croissance du glioblastome [tumeur du cerveau], mais ces thérapies échouent, car les tumeurs cancéreuses finissent par migrer du site initial pour croître dans d’autres zones du cerveau», explique le chercheur Antonio Chiocca, co-auteur de ces travaux.

 

 

«Nos recherches suggèrent toutefois que l’indirubine ouvre une nouvelle voie thérapeutique. En effet, ce composé peut réduire l’invasion tumorale et la vascularisation des tumeurs, en raison de son effet anti-migratoire sur les cellules cancéreuses», explique le chercheur.

 

 

 

Un composant de la marijuana actif contre les tumeurs du cerveau.

Article intéressant trouvé sur le site de Actualité médicale.

 

 

Le tetrahydrocanabinol (THC), le principal composant actif de la marijuana, pourrait avoir un effet sur la réduction voire la destruction de cellules cancéreuses de tumeurs, notamment du cerveau, chez la souris mais aussi chez l'homme, selon une recherche de l'Université Complutense de Madrid publiée jeudi.
 

 

Cette recherche clinique est parue dans le Journal of Clinical Investigation d'avril. Les chercheurs ont injecté une dose quotidienne de THC dans des souris, préalablement infectées de tumeurs cancéreuses humaines qu'on a laissé croître jusqu'à ce qu'elles mesurent 250 mm3. Le THC, injecté près de la tumeur, a déclenché un processus d'autophagie des cellules cancéreuses, celles-ci s'autodétruisant en s'enfermant dans des vésicules à double membrane avant d'être livrées aux lysosomes, organismes ordinairement chargés de digérer et détruire déchets et bactéries.

 

 

Les cellules cancéreuses induites dans les souris comprenaient des gliomes, le type le plus fréquent de cancer du cerveau, mais aussi des cellules de cancers du pancréas et du sein.Un essai clinique sur deux patients, atteints d'un cancer récurrent très agressif du cerveau, avec injection intra-cranienne de THC sur 26 à 30 jours, a montré «un processus de mort des cellules par autophagie», après analyse de biopsies réalisées avant et après le traitement.

 

 

«Dans cette étude, nous montrons que les cannabinoïdes, une nouvelle famille d'agents potentiels anti-tumeur, provoquent une autophagie des cellules cancéreuses, ce processus encourageant une mort des cellules», concluent les chercheurs. «Dans l'ensemble, nos conclusions démontrent que l'autophagie joue un rôle de premier plan dans la destruction de cellules cancéreuses traitées au THC».

 

Le premier médicament à base de cannabis en cours de test.

Article écrit dans le Nouvel Observateur par Jérôme Hourdeaux

 

Un laboratoire pharmaceutique britannique s’apprête à lancer sur le marché américain le premier médicament à base de cannabis, rapporte le quotidien The Dailymail.

 

La société GW Pharma aurait déjà commencé à réaliser les essais cliniques pour un spray buccal soulageant les douleurs liées au cancer et destiné aux pharmacies américaines. S’il obtient l’agrément des autorités américaines, il s’agira du premier médicament utilisant du cannabis naturel.

 

En effet, si les effets bénéfiques des deux principaux composés actifs du cannabis, le delta 9-THC et le cannabidiol, sont aujourd’hui bien connus, son utilisation thérapeutique reste pour l’instant limitée aux "cannabistrots" autorisés dans certains Etats. Les autorités américaines continuant, officiellement, à considérer le cannabis comme un produit dangereux sans aucune valeur thérapeutique, les laboratoires pharmaceutiques se limitaient pour l’instant à l’utilisation des produits de synthèse.

 

Plusieurs études ont pourtant déjà démontré les effets thérapeutiques du cannabis dans un grand nombre de maladies, comme le cancer, la scarlatine ou encore la maladie d’Alzheimer. Au mois de mai dernier, un père avait ainsi fait la une des médias après avoir sauvé son fils, atteint d’une tumeur au cerveau, on lui administrant du cannabis à l’insu des médecins.

 

 

L’acide lithocholique, un anticancéreux... produit par le corps !

Article intéressant écrit par Janlou Chaput du site de Futura Santé.

 

L’acide lithocholique, un composé de la bile, vient de révéler son pouvoir anticancéreux à des chercheurs canadiens. Non seulement il ne détruit que les cellules cancéreuses (contrairement à la chimiothérapie), mais en plus il inhibe la croissance et la prolifération de plusieurs types de tumeurs.

 

Jusque-là, on ignorait beaucoup des propriétés de l’acide lithocholique. En tant qu’acide biliaire, on le savait produit par le foie et impliqué dans la dégradation des grosses molécules lipidiques tout juste avalées. On avait également pu montrer qu’il prolongeait la vie des levures.

 

Des chercheurs canadiens de l’université McGill, en collaboration avec l'institut Lady Davis de l'Hôpital général juif de Montréal et l'université de la Saskatchewan, ont révélé son pouvoir anticancéreux dans la revue Oncotarget.

 

En cultivant in vitro différentes lignées de cellules de neuroblastome (cancer du cerveau), ils ont pu constater que cet acide lithocholique détruisait sélectivement les cellules cancéreuses tandis que les cellules saines étaient épargnées. Des effets similaires ont été relevés sur une tumeur mammaire humaine et un gliome (une forme de cancer du cerveau) du rat. Une faculté de sélection de ses victimes que ne fournissent pas les chimiothérapies utilisées actuellement, qui s’attaquent également aux tissus en bonne santé de l’organisme.

 

L’acide lithocholique, destructeur de mitochondries

 

Quel est dont le mode d’action de l’acide lithocholique ? La molécule stimule l’apoptose, c’est-à-dire le suicide, de ces cellules tumorales. Tous les mécanismes ne sont cependant pas encore connus, ce qui n’empêche pas les chercheurs d’émettre des hypothèses.

 

Ils pensent que les cellules cancéreuses présentent bien plus de récepteurs à l’acide lithocholique que les cellules saines. Ces récepteurs seraient en lien avec l’activité mitochondriale. Une stimulation trop forte conduirait alors à la désagrégation de la mitochondrie, entraînant avec elle dans la mort la cellule cancéreuse.

 

Une molécule, un double effet protecteur contre le cancer.

 

Mais ce n’est pas tout. Parmi la cascade réactionnelle que l’acide lithocholique déclenche en s’arrimant aux cellules malades, les chercheurs ont constaté une forte inhibition de la synthèse de la caspase 1. Cette molécule, une protéase, est normalement impliquée dans la libération de cytokines. Ces messagers chimiques ont pour mission d’induire la croissance et la prolifération des cellules voisines dans les situations inflammatoires. En la privant d'un de ses acteurs de base, l’acide biliaire empêche donc la tumeur de se développer et de s’étendre à d’autres régions du corps. Un double effet protecteur contre le cancer.

 

Désormais, les chercheurs comptent passer du flacon de culture à l’animal en testant l’effet thérapeutique de l’acide lithocholique chez des souris atteintes de cancer. Avant, un jour peut-être, de passer à l'Homme.

 

En tant que molécule produite naturellement par l'organisme, elle présente certains avantages. On a pu vérifier par exemple son innocuité chez des rongeurs nourris avec des quantités plus importantes de cet acide. Mais la dure réalité du monde vivant vient parfois bouleverser les plus beaux scénarios imaginés après des découvertes prometteuses en laboratoire. Quel sera le sort de celle-ci ?

 

Les mitochondries sont des organites indispensables au métabolisme énergétique de la cellule. Sans elles, nous ne pourrions pas utiliser l'oxygène comme carburant énergétique. L'acide lithocholique pourrait bien induire la mort de ces mitochondries et entraîner ainsi la destruction de la cellule cancéreuse. © Louisa Howard, Wikipédia, DP